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A la une

Vers une hausse des tarifs de l’électricité de 2,5 %

 

 

Les tarifs de l’électricité en France devraient augmenter de 2,5 % le 1er novembre selon un projet d’arrêté, a précisé vendredi le journal Les Echos. Le projet d’arrêté, proposé par le gouvernement, sera soumis le 28 octobre au Conseil supérieur de l’énergie (CSE), dont l’avis est consultatif. Cette hausse concernera les tarifs réglementés dits « bleus  » appliqués à la plupart des particuliers et était attendue depuis le printemps. Ségolène Royal, la ministre de l’énergie nouvellement nommée, avait alors annoncé que le gouvernement annulerait l’augmentation de 5 % prévue au 1er août, afin de protéger le pouvoir d’achat des Français, grâce à un nouveau mode de calcul plus favorable aux consommateurs. Le Conseil d’Etat, saisi en référé par les concurrents d’EDF, a maintenu en septembre le gel des tarifs de l’électricité pour les particuliers au 1er août, dans l’attente de sa décision sur le fond du dossier. Cette hausse était donc attendue mais son ampleur n’était pas encore connue. La semaine dernière, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait publié son rapport sur la question, concluant que l’augmentation devrait être d’au moins 1,6 % en 2014, sans compter les rattrapages nécessaires. Le principe de couverture des coûts d’EDF n’ayant pas été respecté en 2012 et 2013, la CRE a calculé le manque à gagner pour l’énergéticien et l’a estimé à 1,14 milliard d’euros. La différence entre 1,6 % et 2,5 % correspond donc à « une partie de ce rattrapage », indique le rapport au CSE associé au projet d’arrêté.
Les Français supporteront aussi une hausse moyenne de 2,31 % des tarifs réglementés du gaz au 1er novembre. Cette hausse, qui intervient après une augmentation de 3,9 % au 1er octobre, a été confirmée par une délibération de la CRE publiée jeudi au « Journal officiel ». Le tarif réglementé du gaz avait cependant baissé de 6,8 % entre janvier et septembre et restera, même après cette nouvelle hausse, inférieur à son niveau du début de l’année.lemonde.fr

Mélenchon et Filippetti en réponse au livre de Salmon « les Derniers jours de la Cinquième République »

Christian Salmon, après la publication de son livre «Les Derniers jours de la Cinquième République», a demandé à plusieurs responsables qu’il avait longuement interrogés pour alimenter cet ouvrage, comme un «droit de suite». A eux de commenter et de poursuivre le débat sur la crise institutionnelle et politique. Voici la réponse d’Aurélie Filippetti.

Voici le  texte de l’ancienne ministre de la culture, en réponse au livre de Christian Salmon, Les Derniers Jours de la Cinquième République.

Le livre de Christian Salmon replace les difficultés et les impasses actuelles du quinquennat dans une perspective plus large : bien sûr, l’épuisement institutionnel de la Ve République, mais plus généralement la crise de la parole et de l’action politiques elles-mêmes. Broyées par l’envahissement de la communication, qui prend le pas sur toute action de fond, par l’impact immédiat qui se substitue à l’analyse scientifique et rationnelle, tuées par le temps ultra-court, elles sont aussi minées par le recul de la pensée critique.

Face à l’incompréhension devant la dérive bureaucratique, on a besoin de Kafka. Parce que les hommes et la conjoncture ne sont pas seuls en cause. Pasolini montrait il y a trente ans que c’est une idéologie qui a théorisé l’impuissance de la politique parce que cette défaite sert un certain nombre d’intérêts. L’accélération de la transformation du pouvoir qu’il avait identifiée nous a menés à un paroxysme. Le vide du pouvoir, les mots de campagne sans rapport avec l’exercice de l’État, les militants supplantés par des fétichistes de technocratie, les programmes par des valeurs, bref le goût du réel par l’illusion, par le vide pasolinien du pouvoir.

Car derrière les masques souriants, on ne trouve rien d’autre que le vide. De même que la langue de la politique s’est peu à peu asséchée, réduite, a perdu tout lien de chair avec le réel, de même les idées et les concepts se sont progressivement transformés en « théories zombies » , flottant dans un monde parallèle au monde réel, loin de la vie quotidienne de ceux qu’elles sont censées aider à gouverner.

C’est cette déréalisation de la politique qui crée la crise de confiance et qui devrait susciter une prise de conscience. Cet éclairage intellectuel, littéraire mêlé à des éléments d’actualité et à des témoignages, permet de donner du sens à des événements autrement simplement triviaux et contemporains.

 

Un texte de l’animateur du mouvement pour la 6e République, en réponse au livre de Christian Salmon, Les Derniers Jours de la Cinquième République.

Jean-Luc Mélenchon: le moment pasolinien

Comment quelqu’un dont on n’attendait rien a-t-il pu tant décevoir ? Le « moment pasolinien » de notre histoire, comme le nomme Christian Salmon, est si bien décrit ! Le pouvoir actuel est devenu à ce point vide de sens intelligible que l’accusation de trahison ne peut même plus lui être appliquée sans rire. Même dans le rôle du traître il ne fait pas sérieux. C’est qu’il a confisqué les mots qui servaient à désigner les choses au point que rien ne veut plus rien dire. C’est carnaval dans le vocabulaire. Spoliation, capitulation, régression ont le masque de Gauche, courage, réforme, et que sais-je encore !

Pendant ce temps le vrai pouvoir ne s’encombre même plus de prétexte. L’oligarchie montre son Macron et aussitôt les autres marionnettes sont comme des guenilles abandonnées sur un trottoir. La puissance réelle vaque à ses affaires sans le souci des apparences. Le pouvoir va au bain de la fortune dans son plus simple appareil. Pure courroie de transmission, la monarchie présidentielle s’est emboîtée comme tenon et mortaise avec les rouages obscurs de la Commission européenne.

Le monstre financier s’est collé au ciel tout entier et pour finir il n’est de pouvoir que mode Shadok. Il pédale, sans rime ni raison, du seul fait qu’on lui a mis un pédalier entre les jambes comme il visserait si c’était un tournevis, et peignerait si c’était un peigne. Ici on paie la dette, brise les tabous, et montre du courage. Peu importe ce que ça peut bien vouloir dire du moment que la pompe à mots tourne à plein régime. Le monde étant vide de sens, les mots ne sont que du bruit.

Oh comme l’histoire produit si bien, si finement, les caractères qui conviennent à ses épisodes ! Louis XVI ou Nicolas II, ineptes et vains, ne pouvaient imaginer un monde différent de celui qui les avait enfantés. Les gouvernants de l’âge de la dette de même. Au loin, sous l’océan profond des souffrances et des houles aigres de la misère, le tremblement de terre a déjà eu lieu. Le tsunami est en route. Le monarque et sa cour caquetante règnent sur Mélérla plage dans la splendeur des châteaux de sable. Christian Salmon a raison : toute la plage aussi sera emportée !

La rédaction de mediapart.fr

Sur la piste de la fortune de Patrick Balkany

Le député était convoqué par les juges en vue d’une mise en examen, mardi 21  octobre

 

 

Le député et maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est convoqué au pôle financier, mardi 21  octobre, en vue d’une triple mise en examen pour  » blanchiment de fraude fiscale « , «  corruption «  et  » blanchiment de corruption « . Les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon disposent de documents précis pointant la responsabilité de ce très proche de Nicolas Sarkozy dans l’organisation d’un système d’évasion fiscale. Le Monde a ainsi eu accès à trois notes, datées des 2  mai, 9  juillet et 27  septembre, émanant de Tracfin, l’organisme anti-blanchiment de Bercy. Elles évoquent un  » schéma sophistiqué de fraude «  et détaillent le train de vie faramineux du parlementaire et l’écheveau de sociétés écrans et comptes offshore derrière lesquels se cachent M. Balkany et son épouse Isabelle. Le cabinet d’avocats  » Claude et Sarkozy « , dans lequel est associé l’ex-chef de l’Etat, paraît avoir prêté son concours juridique à ce montage illégal. Les magistrats détiennent également plusieurs témoignages, dont celui de l’industriel George Forrest, révélant les pratiques suspectes de M. Balkany en Afrique, durant la période 2007-2012.

M.  Forrest a permis aux juges d’instruction de mieux comprendre l’origine des fonds alimentant les divers comptes attribués au couple Balkany. Le 18  septembre, il confie au juge Van Ruymbeke, à qui il remet plusieurs documents :  » En septembre  2008, il - M. Balkany -m’a appelé en me disant qu’il avait une affaire intéressante à m’apporter. Comme il voyait que je voulais investir dans l’uranium, il nous a apporté une affaire Forsys Metals corporation en Namibie. M.  Balkany a obtenu de ce gouvernement qu’il ne s’oppose pas à la transaction. J’ai racheté Forsys pour 500  millions de dollars – environ 390  millions d’euros – . Comme M. Balkany m’avait apporté l’affaire et que tout commissionnaire reçoit une commission, j’ai négocié avec M. Balkany à 1  %. On a arrondi à 5  millions de dollars. « L’industriel explique ensuite avoir effectué deux virements, les 22 et 29  juin  2009, sur un compte numéroté ouvert par la société Himola à la Commerz Bank de Singapour – fermé puis remplacé par un autre compte, à la Standard Chartered Bank, toujours à Singapour, en  2010.

Ce fameux compte, les juges l’avaient déjà découvert dans les trois notes Tracfin liées au patrimoine de la famille Balkany et de ses proches. Avec les mêmes versements, aux mêmes dates. Mais ils ne savaient pas d’où provenaient les fonds l’alimentant.  » Qui vous a remis le numéro du compte d’Himola à Singapour ? « , interroge le juge.  » M.  Balkany lui-même, se souvient l’homme d’affaires. Il me l’a noté sur un bout de papier. C’était à Levallois. Cela se passait dans son bureau à la mairie. « 

Nulle trace des fonds versésCe témoignage est essentiel pour les magistrats. Car il relie directement le couple Balkany au compte à Singapour. En effet, jusqu’à présent, ils n’avaient qu’un seul nom comme ayant-droit de la société Himola Company corp : le bras droit de M. Balkany à Levallois-Perret, Jean-Pierre Aubry, également mis en examen dans ce dossier. Suspectant M. Aubry d’être le  » faux nez  » du couple Balkany, ils ont donc fait placer en garde à vue, le 24  septembre, la directrice de la société fiduciaire suisse Gestrust, Diana Brush, qui hébergeait Himola.  » Himola est une société panaméenne détenue à 100  % par Jean-Pierre Aubry (…) J’ai vu à de nombreuses reprises M. Aubry déposer des enveloppes dans un coffre de Gestrust. J’imagine qu’il s’agissait d’enveloppes de liquidités. Tout est basé sur la confiance. Lorsque M. Aubry revenait en Suisse, il lui arrivait de venir récupérer ces enveloppes « , a expliqué aux policiers la gestionnaire de fonds.

A Gestrust, Mme Brush est placée sous l’autorité directe du patron, Marc Angst.  » Je tiens à préciserque M.  Angst m’avait indiqué avoir entendu dire que le véritable propriétaire de Himola était M.  Balkany « , indique Mme Brush.Avec ces témoignages, les enquêteurs ont bien la certitude que M. Balkany se cache derrière le compte Himola avec, comme homme de paille, Jean-Pierre Aubry.

En juin  2009, voilà donc le couple Balkany nanti de 5  millions de dollars. Dont le fisc français n’entend pas parler. Les trois rapports Tracfin soulignent le statut fiscal particulier des Balkany. Le député UMP n’est pas assujeti à l’impôt sur la fortune, il ne déclare  » que  » 87 175  euros de revenus en  2012, et ce alors qu’il rémunère des employés à domicile pour… 127 000  euros. Mme Balkany, elle, parvient même à se faire rembourser 6 000  euros du fisc en  2012, tout en bénéficiant d’une demi-part supplémentaire, au titre de sa qualité de personne isolée. Or, Tracfin met en exergue  » une communauté de vie  sinon d’intérêts avec M. Balkany « .  » Les seuls revenus officiels de M. et Mme Balkany ne sauraient justifier la détention d’un tel patrimoine « , poursuit Tracfin. Le «  schéma de fraude n’aurait d’autre justification que de dissimuler l’origine ou le bénéficiaire effectif des biens et revenus « .

Nulle trace en effet des fonds versés par M. Forrest. Cet argent a servi, selon les enquêteurs, à acquérir deux villas somptueuses :  » Dar Gyucy  » à Marrakech et  » Pamplemousse  » à Saint-Martin. Tracfin dénonce  » le recours à des montages juridiques offshore sophistiqués utilisant des sociétés écrans destinées à opacifier l’identité réelle des propriétaires effectifs des villas « , les Balkany.

L’enquête judiciaire pourrait aussi, par ricochet, concerner M. Sarkozy. Les activités africaines de M. Balkany ont notamment prospéré, entre 2007 et 2012, du fait de sa grande proximité avec celui qui était alors président de la République. A la grande colère des diplomates français. Y compris les membres de la cellule diplomatique de l’Elysée. George Forrest a ainsi révélé aux juges ce que lui avait confié Bruno Joubert, le  » M.  Afrique  » de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2009, à propos des négociations menées par Areva en Centrafrique en  2008 : « Il me disait catégoriquement qu’il ne fallait pas que M. Balkany se mêle de cette affaire. On ne pouvait pas empêcher la présence de Renaud Guillot-Corail – conseiller de M. Balkany – ,M.  Joubert était furieux.  » M.  Forrest a raconté comment le député avait tenté de se greffer sur le dossier centrafricain :  » J’ai reçu une invitation à déjeuner à la mairie de Levallois par M. Balkany – … – M.  Balkany connaissait bien M. Bozizé – président centrafricain – , c’est du moins ce qu’il disait. Il voulait savoir comment le dossier évoluait « .

On retrouve M. Sarkozy à travers le cabinet d’avocats Arnaud Claude et Associés, qu’il a cofondé, et dont il est redevenu l’associé depuis sa défaite en  2012 – le cabinet a d’ailleurs été rebaptisé Claude &  Sarkozy. En effet, Tracfin a découvert en mai que Me Claude, conseil de M. Aubry, était  » le destinataire des courriers réceptionnés par Gestrust SA – … – relatifs au fonctionnement  » des deux comptes occultes détenus par M.  Aubry, au nom de M. Balkany, à Singapour. Diana Brush s’est souvenue que le 8  janvier  2010, elle s’était rendue à Genève pour l’acte d’acquisition de la villa des Balkany au Maroc.

 » Lors de la signature, étaient présents Jean-Pierre Aubry – et – Me Arnaud Claude « , a-t-elle assuré. S’agissant de la SCI Dar Gyucy, propriétaire de la maison de Marrakech, Mme Brush a déclaré :  » Je suis la gérante de cette société depuis le début à la demande de M. Aubry et Me Claude « . Le cabinet d’avocats Claude &  Sarkozy a été perquisitionné le 21  mai.

Gérard Davet, et Fabrice Lhomme – lemonde.fr

Macron, le nouveau vizir en vue

Je crois que le livre a bien commencé sa vie. Mes amis, les anonymes et les autres sont incroyables. Sans mot d’ordre, sans consignes, juste avec humour et conviction, ils ont multiplié les gestes pour faire connaître et donner envie. Du coup, certains l’ont mis en compétition avec celui de Zemmour. Hum je crois bien qu’il a de sérieuses longueurs d’avance, non ?

Un président de gauche réélu au premier tour contre le PS à 3% et la droite dans les choux. Bravo Evo Moralès ! Vive la Bolivie libérée ! Le petit bonhomme qui t’aempêché de survoler notre territoire parce que la CIA le lui avait demandé devrait méditer comment un homme qui tient ses promesses et pratique une politique de gauche sort son pays de la pauvreté et unit le peuple.

Dans ce post, il est question de l’économie européenne, de la fin à Kobané du Disneyland qu’a été le récit officiel nord-américain pour expliquer les aventures militaires de l’OTAN. Puis je parle du banquier Macron, nouveau vizir qui parle dur mais trop. A la fin, il est question de la campagne sur l’eau que lancent mes amis à qui je veux donner le coup de main de l’écoute de ce blog.

En ce qui concerne la campagne pour la sixième République, tous les signaux sont au vert. Cette semaine nous atteindrons la mi-parcours, je l’espère, avec 50 000 signatures. En fait, je donne des nouvelles sur le sujet plutôt sur ma page officielle sur Facebook car je crains de surcharger mes posts. Mais cette fois-ci encore, je veux parler du sujet.

Une nouveauté. J’illustre ce post avec des dessins de presse que j’ai publiés il y a bien des années quand je galérai, jeune père de famille sans emploi stable qui devait participer à faire bouillir la marmite de ma jeune famille. En effet c’était déjà… la crise. Déjà les jeunes diplômés avaient du mal à trouver du boulot. Pourquoi publier ces dessins ? Le site « Rue 89 » a pensé intéressant de publier certains de ceux que j’ai vendu à cette époque. Je ne sais pas qui ça peut intéresser. Mais ils ont choisi une série. Ce n’est pas ma préférée, loin s’en faut. Dans le même journal, « La Croix » (mais oui !), j’en ai vendu une série de six autres. Parmi eux quelques-uns qui concernaient la presse. Déjà. Je constate à présent que ce jeune homme a eu de la suite dans les idées. Ceux qu’il affrontait aussi.

L’économie allemande s’enfonce

Tout devrait aller beaucoup plus mal partout en Europe. C’est une bonne nouvelle pour ce qui est de rabaisser la morgue de Merkel, de mettre en déconfiture les admirateurs du « modèle allemand » et de ridiculiser ses caniches français au pouvoir ! C’est une nouvelle victoire intellectuelle pour nous qui avons dénoncé, souvent seuls, ce prétendu « modèle ». Une pensée amicale pour Bruno Odent, journaliste à l’Humanité qui tient la chronique de ce refrain de la propagande du système. Son livre « Modèle Allemand, une imposture » aura donc été, comme plus modestement mes textes dans ce blog, un utile vaccin pour les libres penseurs en économie. Mais le désastre social européen va s’approfondir. En France surtout puisque nous sommes la deuxième économie du continent et directement synchrone avec l’Outre-Rhin. Rien n’était davantage prévisible que cet épisode allemand. Une fois les « sanctions économiques » prises contre la Russie, tous les autres clients étant mis en panne par la politique d’austérité imposé par l’Europe Allemande, comment Merkel et son équipe de névrosés de l’équilibre budgétaire pensaient-ils faire tourner l’activité ?

Les prochains mois vont donc être spécialement cruels. Même si Merkel changeait de pied, il faudrait au moins un an pour inverser la pente prise et qu’une politique de relance diffuse ses effets. Mais elle ne changera pas d’attitude. Et ses robots non plus. Ainsi le président de l’Eurogroupe, un androïde néerlandais. Son pays est déjà sous le choc de la récession pour cause d’austérité. Mais comme les autres, ce bonhomme n’a plus de pays : il est européen, c’est-à-dire allemand, c’est-à-dire au service des fonds de pension qui paient les retraites par capitalisation des électeurs de la CDU et de la masse des autres retraités de ce type en Europe. Le monsieur se permet de faire des injonctions au gouvernement français qui jappe misérablement en se cachant de peur sous le canapé. À son coup de sifflet, les dogues des agences de notation montrent les crocs. Tout ça pour aggraver la crise. Car le monsieur demande d’aggraver la cause du mal et de faire davantage d’austérité. C’est à peine croyable, mais c’est comme ça. Le désastre est donc assuré en Europe.

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L’ordre du monde ne colle plus avec Disneyland

C’est officiel, la Chine a dépassé les USA sur le plan de la puissance économique. La nouvelle reste aussi confidentielle en France que le reste des informations cet été sur le sujet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Pourtant ceux-là se sont coalisés contre le dollar et représentent les principales économies du monde dorénavant. Vous lirez dans mon livre ce que j’en dis à propos de la pyramide des puissances dans l’ordre géopolitique. Je considère que c’est déjà un signal de notre abaissement au rang de petits suivistes que rien de tout cela ne soit en débat dans notre pays sinon l’export médiatique massif des conflits moyen-orientaux dans lesquels la France fait le supplétif des armées des autres. Cette pièce-là aussi est parvenue en peu de temps au sommet de l’abjection. Massacres répugnant d’un côté arrivant opportunément pour ancrer les convictions, pantalonnades militaires de l’autre.

Les épisodes s’embrouillent en un méli-mélo qui contredit en permanence le récit officiel des amis du Disneyland nord-américain. Donc, ceux qu’on avait armés en Syrie parce qu’ils étaient les gentils, en ont profité pour essayer de conquérir l’Irak et sont devenus les méchants. Les Kurdes, armés pour les affronter, étaient considérés comme des gentils juste avant qu’on les abandonne à la fureur des méchants d’hier pour la raison que les Turcs, qui sont membres de l’OTAN, le camp des gentils, aimeraient mieux que les Kurdes se fassent massacrer par les méchants qui sont une variété violente du gentil parti au pouvoir à Ankara. Il n’est donc plus surprenant d’apprendre que le gouvernement français et celui des USA ont repris contact avec les méchants Syriens pour voir s’ils pouvaient aider à frapper les gentils d’hier qui sont les nouveaux méchants. De tout cela si pitoyable pour mon pays, je ne retiens qu’un motif de satisfaction. Ne plus pouvoir être personnellement repeint par la presse éthique et indépendante en suppôt d’un criminel local vu que je n’en ai soutenu aucun tandis que mes détracteurs les ont tous soutenus à tour de rôle. Je n’en dis pas davantage aujourd’hui. Je forme le vœux que cela guérisse ceux de mes lecteurs qui continueraient de croire que la guerre est une sorte de fessée administrée pour le bien de ceux qui la subissent, que la laïcité doit être ouverte, que l’occident est autre chose qu’un prétexte, que les USA sont des libérateurs universels, et ainsi de suite.

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Le banquier Macron, le nouveau vizir qui guette…

La place du grand vizir sous les yeux amusés du calife. Comme Valls veut tomber à droite, la Cour tient déjà son objet de substitution. Cet homme est entièrement dépouillé des oripeaux qui rattachent encore et malgré lui un Manuel Valls à la gauche officielle par l’histoire de son passé sulfureux à l’UNEF et dans les réseaux trotskistes secrets décrits par le livre de Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart. Cet Emmanuel Macron n’a strictement rien à voir avec notre histoire, nos mots, notre pensée. Ni de près ni de loin. Il est donc parfait pour ce que Hollande doit faire. Mais d’après moi, sa sortie bestiale contre les indemnités chômage, les allocations familiales et les salaires n’est pas l’essentiel. C’est seulement sa façon de ne pas laisser Valls occuper seul le territoire de la remise en cause des « tabous » pour reprendre le mot qui annonce toujours les grandes remises en cause des acquis sociaux. Quand Manuel Valls partira, il y aura pire sous la main et les marchés n’auront pas besoin de s’inquiéter.

En réalité le banquier Macron fait un aveu. Il dit que le gouvernement a « six mois pour inverser la courbe du doute ». Pourquoi six mois ? Pourquoi pas sept ou huit ou un an ? Parce que dans six mois, le PS va se prendre une nouvelle et démesurée raclée électorale avec les élections cantonales. Donc juste après, il faudra « faire quelque chose ». Surtout que six mois plus tard, avec les régionales, les électeurs voudront mettre la deuxième couche, si rien ne bouge. Que voulez-vous qui bouge sinon en pire ? 

Hollande devra donc « agir ». Changer une nouvelle fois de gouvernement et de Premier ministre, l’actuel ayant échoué dans tous les domaines après avoir envoyé dans l’opposition tous les alliés du PS ? Dissoudre l’Assemblée ? Changer de gouvernement ferait remake. Et pour quel résultat ? Mais la droite de retour serait un pur délice pour le grand chef des bras cassés du pouvoir. Car elle aura juste a faire le pire du sale boulot avant 2017. Et les ordres de la Commission Européenne sont les ordres. Resterait à Hollande juste le miel du commentaire perlé et de la zizanie à entretenir partout. Des dizaines de députés frondeurs au tapis, un PS tétanisé, les primaires à l’eau ! Waaaaoooo ! Enfin Hollande aurait un monde à sa mesure, celui des intrigues, des complots, des gens montés les uns contre les autres, des vielles dentelles et jeunes poisons. Je sais bien que c’est de la politique fiction. Mais quoi ! Ce que je vois est hors norme ! Quel pouvoir dans le monde est maintenu quand il ne parvient pas à avoir la majorité des députés pour lui voter la confiance ? Où déclenche-t-on une guerre qui tourne à l’eau de boudin sans vote du Parlement. Où les ministres ont-ils le pouvoir de n’en faire qu’à leur tête et de démentir le chef de l’Etat ailleurs qu’ici ? Et où ailleurs se font-ils rappeler à l’ordre par le chef du parti censé être au pouvoir ? Combien de temps ces gens vont-ils défier les lois de la pesanteur ? Croyez-moi : j’ai vu beaucoup de choses déjà et pas seulement en France. Je vous dis que tout cela ne tient qu’à un fil. Un conseil qui ne doit rien à la superstition : ne passez pas sous les échafaudages : c’est là que tombent les objets du chantier.

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Le radeau de la méduse du pouvoir actuel, par anticipation, aimerait désorganiser assez les prochaines élections pour qu’elles ne veuillent rien dire. Ou alors seulement le numéro habituel de glorification du Front National qui permet de préparer le fumeux « Front Républicain », ce pendant du « vote utile » au deuxième tour, pour contraindre les gens à voter PS ou UMP. Pour y parvenir, la dictamolle de François Hollande et Manuel Valls étend son moyen de prédilection : l’étouffement du débat politique. A l’occasion du projet de budget 2016, le gouvernement a donc repris une tentative pourtant avortée lors des élections européennes : supprimer les envois de profession de foi à chaque personne inscrite sur les listes électorales. Il est question cette fois ci des cantonales et des régionales. Et avec quel argument ? La recherche d’une meilleure maîtrise des coûts et… un meilleur impact environnemental. Oui, le gouvernement de Notre-Dame-Des-Landes, de la ferme des mille vaches, du barrage du Testet, des centrales nucléaires, de la fin de l’écotaxe et tutti quanti ose même mettre en avant l’argument du « respect de l’environnement ». ! C’est lourd, non ? Mais ça peut être efficace.

Ceux qui jettent des larmes de crocodiles sur l’abstention font tout en réalité pour l’augmenter.Si la traditionnelle enveloppe avec les professions de foi et le bulletin de vote n’est plus envoyée, que se passera-t-il pour les personnes sans internet ? Et pour celle qui le maîtrisent mal ? Et pour ceux qui n’ouvrent pas leur boîte mail ? Bref, un nombre considérable de personnes ne seront plus sollicitées et elles n’auront plus accès aux programmes des candidats. Ainsi l’espace public, l’agora du débat, se réduit jusqu’au néant. Impossible déjà de distribuer des tracts dans les centres commerciaux, espaces privés. Parfois, il est impossible de vendre des journaux dans la rue. Souvent, il est impossible d’entrer dans les immeubles pour distribuer des tracts dans les boites aux lettres, ni d’aller faire du porte à porte pour cause de digicodes partout. Dans l’espace audio-visuel c’est pire. A chaque élection se confirme l’inégalité de traitement entre partis et candidats par les différents médias, inégalité entérinée par la passivité du CSA. Les manipulations par les sondages sont sans bornes et la commission censée les surveiller ne sort de son hibernation que si le pouvoir en place le lui ordonne.

On sait bien que c’est un effet de système. Quand « une seule politique est possible », à quoi bon dépenser de l’argent et perturber le « temps de cerveau disponible » du client/consommateur à discuter de politique ? Telle est la logique à l’œuvre. Avec l’espoir, chez ces gens-là que le peuple finisse par se lasser de s’occuper de ses affaires. C’est ça la dictamolle. Après quoi dira-t-on que le thème de la reconstruction de la souveraineté du peuple est une question abstraite ? La sixième République est incertaine ? C’est sûr. Il faut donc agir pour convaincre. Car si rien ne change, la dictamolle sera vite une dictature bien plus dure. De fait elle l’est déjà au plan social et économique. La sphère politique est le lieu où elle doit à présent devenir la règle sans faille. Telle est la pente de cette cinquième République que le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral ont aggravé.

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Et maintenant, la soif !

Le 13 octobre est paru mon livre: « L’ère du peuple ». Le point de départ du raisonnement présenté consiste à prendre sérieusement en compte les conséquences de l’augmentation foudroyante du nombre des êtres humains sur la planète. L’accélération du processus saute aux yeux : le dernier milliard d’êtres humains, sur les six que comporte l’humanité actuelle, est apparu en moins de dix ans. Mais il avait fallu deux cent mille ans pour atteindre le premier milliard ! Le nombre a ses impératifs. Entre autres choses, il exerce une pression sur l’écosystème sans précédent dans l’Histoire de la planète.

De la dynamique du nombre résultera l’inévitable mise au pied du mur à laquelle nous allons être très vite confrontés. Ici, bien sûr, je laisse de côté ce qui concerne le changement climatique qui pourrait mettre un terme définitif à la civilisation humaine avant que les autres problèmes n’aient atteint leur paroxysme. Mais il faut bien repérer où se trouvent les points de tensions les plus extrêmes. J’y pensais la semaine passée en lisant quelques chiffres qui m’ont impressionné. C’est le patron de Suez environnement qui les donne, ce qui ne fait qu’ajouter à leur intérêt. Je les livre à votre méditation. « La planète commence à avoir soif » dit-il. La quantité d’eau potable disponible est relativement stable. Mais nos besoins sont en expansion. Naturellement, le mode particulier de l’agriculture productiviste d’un côté, les gaspillages de toutes sortes de l’autre et quelque paramètres de plus dont je vous fais grâce aggravent considérablement la pression qui, de toute façon, serait considérable en toute hypothèse.

On est passé de 15 000 m3 disponibles par habitant au début du vingtième siècle à 3 000 aujourd’hui. Cinq fois moins. Lorsqu’on atteint 1 800, on parle de sécheresse et à 1 000 m3, il s’agit de stress hydrique. Ces chiffres sont posés en général. Mais leur réalité n’est pas uniforme sur la planète. Il y a donc une conséquence géopolitique à cette situation. Ainsi, la Chine représente 23 % de la population mondiale mais ne dispose que de 8 % des ressources en eau de la planète. Il est frappant de se souvenir à cet égard du fait que la gestion de l’eau par les paysans chinois est la base du « communisme primitif » que Marx décrivit. La rareté d’un bien commun qui paraissait sans limite et hors de toute discussion est donc imminente.

J’ai eu récemment le privilège d’une discussion plutôt approfondie avec quelqu’un dont j’ignorais qu’il fut un esprit aussi construit, aussi riche en référence, aussi capable d’esprit de système dans le meilleur sens du terme. Il s’agit de Nicolas Hulot. Nous traitions précisément de ce que pour ma part j’appelle les « principes auto-organisateurs », c’est-à-dire ces situations où ces besoins qui impliquent pour les satisfaire le recours à toutes sortes de moyens d’une complexité croissante. Ceux qui s’arrêtent à l’examen de cette complexité ne voient jamais les principes simples qui sont à l’œuvre. C’est une tâche essentielle que d’être capable de ce repérage. Nicolas Hulot était de plain-pied dans cette façon de voir. Selon lui trois nouveautés vont organiser le futur. La contrainte des inégalités rendues insupportables pour tout un chacun par le spectacle, désormais rendu possible par la télévision, du bien-être dont jouissent les autres. La vulnérabilité c’est-à-dire la prise de conscience du fait que ce que nous connaissons finira par s’effondrer, qu’il s’agisse de civilisation où de ce que l’on voudra. Le troisième c’est la rareté que je viens d’évoquer. Une rareté structurelle et non pas provisoire. Une rareté indépassable tout simplement parce que la ressource est limitée. J’abonde évidemment dans son sens. Et on verra dans mon livre comment, avec mes mots, je mets en exergue ces idées et l’articulation des réalités qu’ils désignent les unes avec les autres.

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Dans nos rangs, au Parti de Gauche, c’est Gabriel Amard qui a le premier posé le problème de la place particulière de l’eau dans le système des relations humaines. Son livre paru il y a un an, « La Guerre de l’eau », est un précieux outil pour entrer dans le sujet sous son angle le plus politique. Devenu porte-parole de cette campagne pour le PG, il reprend son tour de France sur ce thème. L’objectif immédiat est de lutter contre les coupures d’eau qui sont illégales depuis 2014. L’eau comme bien commun est une campagne qui va se décliner autour de 4 axes de travail. D’abord, faire prendre conscience d’une évidence souvent perdue de vue : l’eau est indispensable à la vie. Personne ne peut vivre plus de trois jours sans eau ! C’est entre l’air que l’on respire et la lumière du jour. Ce ne peut être une marchandise puisque c’est une consommation vitale et contrainte. Dès lors, « l’eau n’a pas de prix ». Il s’agit de mobiliser les usagers. Il s’agit d’agir pour qu’ils rejettent la gestion privée de l’eau. Et d’autre part qu’ils s’organisent pour obtenir la gratuité des compteurs et des premiers m3 pour l’usage de l’eau au domicile principal. Ensuite, il s’agit de donner sens concret à la bataille pour la gestion publique des biens communs. Ici parmi toutes les formes de gestions publiques, la régie publique a notre préférence parce que cette forme d’établissement public est la seule à permettre la cogestion entre les usagers, les élus et les professionnels. C’est là notre modèle de gestion des services publics. Le troisième axe de cette campagne concerne le ralentissement et la sortie du productivisme. La règle verte, qui consiste à ne pas prélever sur la planète davantage qu’elle ne peut renouveler chaque année, s’applique à l’eau. Il s’agit de pousser à réfléchir sur les extractions inutiles pour protéger la ressource en eau et la biodiversité. C’est de là que doit partir l’intérêt pour une agriculture biologique de proximité, l’interdiction des rejets d’eaux polluées dans les mers et les fleuves.

Enfin, de façon très immédiate et concrète, nous voulons lutter pour défendre le droit pour chacun d’accéder à l’eau autant que de besoin et non selon ses moyens. Interdire les coupures d’eau ? La loi le permet depuis 2014. Il s’agit donc de lancer dès maintenant une campagne de rappel à la loi en direction des opérateurs publics et privés. Depuis le 27 février de cette année 2014, en vertu d’un décret d’application, l’article L.115-3 du code de l’action sociale et des familles s’applique : « Les fournisseurs d’eau dans un domicile principal ne peuvent couper l’eau ». Une interdiction valable toute l’année, 12 mois sur 12. Une décision récente d’un tribunal d’instance vient de le rappeler avec force. La compagnie Suez a été condamnée à rétablir l’eau à une famille. Elle a été condamnée à une amende de 8000 euros. Et ce n’est pas tout ! La multinationale est aussi condamnée à une astreinte de 100 euros par jour si elle venait à recommencer chez le même usager.

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Cette semaine nous atteindrons les 50 000 signatures

En tous cas, cela semble parti pour ça. Nous serons donc à mi-chemin de l’objectif des cent mille signatures. Il est important de comprendre que l’accroissement du nombre des signatures est le mouvement lui-même. Le mouvement tel qu’il est, c’est-à-dire commençant. Le but est de le rendre majoritaire dans la société, dans les esprits. Collecter des signatures n’est donc pas un à côté ou un prétexte mais l’action elle-même. Certes, ce ne sera pas la seule. Mais chaque étape que nous pouvons envisager doit être franchie, à son rythme, avant de passer à la suivante. Si nous voulons que nos débats sur le contenu de cette République à venir ne soient pas une discussion confidentielle, il faut que la scène que nous mettons en place se voit de loin et qu’elle ait l’autorité du nombre de ses fondateurs. J’entends régulièrement dire que le thème ne serait pas « le plus urgent », ni « le plus simple à comprendre », ni ceci ni cela. Parfois, je suis chagrin de voir que ce sont des amis qui le disent et le répètent avant de sombrer eux-mêmes dans la torpeur d’une inactivité navrée et blasée. Bien sûr, on peut penser tout cela. On n’est pas obligé de briser les reins de ceux qui agissent en étalant comme un troll des objections auxquelles il a déjà été répondues dix fois dans mes vidéos, mes interviews, les prises de paroles des copains et ainsi de suite. On peut penser d’ailleurs la même chose de n’importe quel mot d’ordre ou campagne politique. Pour ma part je fais le pari que tout vient à point quand c’est l’heure. Regardez la campagne sur le GMT (TAFTA), le Grand Marché Transatlantique : tout seul de 2000 à 2009 ! Je pourrais donner d’autres exemples. L’erreur est cependant de croire qu’il existe un mot d’ordre merveilleux qui fait le travail tout seul de conscientisation et d’éducation populaire.

Car c’est de cela dont il est question. Nous ne sommes pas en train de rameuter sur un coup de cœur. Ni de mobiliser sur un objectif ponctuel. Nous sommes en train de former une force civique au service d’un projet de révolution pacifique et démocratique. Un sujet qui a cette vertu particulière de rendre tous les débats politiques possibles et en même temps d’être un objectif commun. Un projet dont la conduite et le but sont une forme de récupération de la citoyenneté personnelle et collective. De nombreux amis l’ont compris. Ils n’attendent donc pas les consignes. Ils sont en campagne sans même se demander à cette étape si celui ou celle qui agit avec lui est pour le tirage au sort ou l’élection, le régime parlementaire ou présidentiel. Ils prennent des initiatives non conventionnelles. Ils s’efforcent de faire connaitre l’idée. Certes, il y a beaucoup de reprises des outils informatiques mis à disposition sur la page de M6R.FR. Mais il y a aussi des foules d’autres idées comme les graffitis (peinture soluble) des amis de la Réunion, les pains marqués, les selfies et ainsi de suite. Je compte aussi beaucoup que cela se répande autour de nous. C’est de cette façon, en rendant visibles nos signaux dans l’espace urbain collectif et sur les réseaux que nous agrègerons. C’est d’ailleurs une des thèses du livre.

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Jean -Luc Mélenchon

A ne pas manquer : Le capitalisme disséqué sur Arte

Classé dans: Actualités, Economie

Un documentaire d’Arte revient en six épisodes sur l’histoire et les mécanismes du capitalisme. Repartant des origines, il démonte les idées et les théories, rappelant combien ces principes parfois discutables ou faux pèsent sur notre vie. Une superbe démonstration.

Six années ont passé depuis l’effondrement de la banque Lehman Brothers et le début de la crise financière. 2008 a été la plus grande crise du capitalisme, plus grande que celle de 1929, de l’avis de tous les économistes. Beaucoup pensaient alors que le néolibéralisme ne s’en relèverait pas, que les idées qui avaient dominé le monde depuis la fin des années 1970 allaient être balayées devant le constat d’un tel échec et d’une telle catastrophe. Six ans après, les idées néolibérales sont plus vigoureuses que jamais, montrant combien elles sont enracinées dans les esprits.

D’où viennent ces idées ? Comment sont-elles apparues ? Qu’en a-t-on retenu, nous qui sommes partie prenante de ce système ? Tout le mérite de la passionnante série d’Arte – en six épisodes diffusés à partir de ce mardi 14 octobre – sur le capitalisme est de repartir des origines. Le réalisateur israélien, Ilan Ziv, a décidé de reposer toutes les questions essentielles sur ces penseurs – Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Karl Marx, John Keynes, Friedrich Hayek, Karl Polanyi – dont les idées et les principes, vieux souvent de plus de cent ans, conduisent encore le monde, imprègnent nos sociétés. Le rappel des discours de Malthus en 1834, s’indignant contre les pauvres qui abusent de la charité et ne font rien, suffit à lui seul à montrer combien certaines idées font encore écho aujourd’hui.

Une bonne vingtaine d’experts, économistes bien sûr – Thomas Piketty et Robert Boyer entre autres –, mais aussi historiens, anthropologues, sociologues, du monde entier, participent à ce décryptage, redonnent le contexte, rediscutent les concepts et pour tout dire mettent en pièces un certain nombre de présupposés. Le documentaire donne en miroir les illustrations de ce que telle ou telle idée a pu avoir comme conséquence dans tous les pays du monde. Aucun n’a été épargné, conduisant parfois à des destructions entières de sociétés.

En face, des thuriféraires du capitalisme, le meilleur des mondes possibles, essaient bien de défendre la cause. Avec un succès relatif. Il faut voir notamment l’entretien de l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy (épisode numéro trois), soutenant sans état d’âme les bienfaits du libre-échange, sans restriction aucune. Aux journalistes qui venaient de lui rappeler la destruction de toutes les agricultures locales en Afrique, à la suite de l’ouverture intégrale de leurs marchés, et les regrets de Bill Clinton, reconnaissant que cela avait été une erreur d’ouvrir les marchés agricoles à Haïti, il campe sur ses positions. Pour lui, point de milieu : c’est le libre-échange ou la Corée du Nord….

S’il n’y avait qu’une seule démonstration à retenir de cette série documentaire, ce serait peut-être celle de la destruction du mythe de l’économie comme science exacte. Un mythe qui trouve ses origines dès Adam Smith. « La richesse des nations d’Adam Smith a été vue comme le pendant de la physique de Newton, établie à peu près au même moment », y explique un historien. Cette pensée que les lois du capitalisme relèvent du droit naturel, de l’ordre immuable des choses, et donc ne sauraient être discutées, irrigue encore toute la pensée économique et politique. À quoi rime, disent les bons esprits, de se rebeller contre la gravité universelle ?

Sous couvert de science exacte, les économistes ont ainsi évacué tout débat, ont feint d’être hors d’atteinte du politique. Tout prouve au contraire que leurs théories, et leur mise en application de ces dernières, étaient totalement politiques, que leur science était une science humaine, trop humaine, avec ses partis pris, ses omissions, ses impensés. Tous ont éludé, déformé des idées, des faits, en fonction de leurs intérêts.

Cela commence dès Adam Smith, l’auteur de la fameuse main invisible du marché. Une expression qui ne se retrouve qu’une seule fois dans son livre et avec une tout autre signification, comme il est rappelé. Mais pour les besoins de la cause, pour prouver que le marché est parfait et a réponse à tout, ses successeurs la détourneront. De même, dans un autre ouvrage, La Théorie des sentiments moraux, censé être le pendant de La Richesse des nations, Adam Smith prônait l’intérêt personnel mais aussi la responsabilité sociale, en une vision très empreinte de protestantisme. Tout cela a été vite oublié. De révisions en omissions, on aboutit à Milton Friedman, lui substituant l’avidité, principe moteur de toutes les actions humaines, justification fondamentale du capitalisme. Des historiens et des anthropologues viennent souligner à point que le profit n’est pas inhérent à la nature humaine, qu’il y a eu, à d’autres époques, d’autres organisations sociales, qui, tout en pratiquant l’échange et le commerce, n’avaient pas l’avidité comme but.

Une tache indélébile, cependant, marque la science économique dès son origine : l’absence de toute référence à l’esclavagisme. Le père fondateur, Adam Smith, ne pouvait rien ignorer de la traite des esclaves – des bateaux revenaient régulièrement en Écosse au retour de leur sinistre périple triangulaire. Pourtant, il ne souffle pas un mot sur la question de l’esclavage, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la marchandisation de l’humain, dans son livre. Terrible silence qui marquera l’économie pendant des décennies.

Un autre économiste, Anton Wilhelm Amo, que le documentaire fait redécouvrir, souligne bien dès la fin du XVIIIe siècle cette terrible absence. Cet économiste est hors norme : esclave noir, affranchi par son maître, un duc allemand, il passera deux doctorats en droit et en économie, en Allemagne. Ses travaux furent les premiers à dénoncer l’esclavagisme, à démontrer l’irrationalité de la prétendue rationalité économique, aboutissant à réduire les hommes en marchandises. Il soulignait l’impossibilité de séparer les réalités humaines et sociales des réalités économiques. Il mourut, oublié, au Ghana. Et ses travaux, trop dérangeants, ont été vite ensevelis.

Ce refus de penser l’humain est au cœur d’une des dérives de la science économique, qui a préféré se réfugier dans les mathématiques. Il faudra attendre Karl Marx pour que soit mise en lumière l’importance des forces sociales. Mais de Karl Marx, on ne retient plus que l’auteur du Manifeste du parti communiste, censé être totalement discrédité depuis la chute du Mur et l’effondrement du communisme. On oublie, comme y insistent à juste titre plusieurs experts, qu’il fut d’abord et reste un formidable observateur et théoricien des fonctionnements du capitalisme.

Après lui, les économistes se sont empressés de taire les questions sociales. Tantôt réduit à une simple force de travail, tantôt limité à un acteur rationnel, toujours présenté comme un individu isolé, censé pouvoir nouer des contrats équilibrés avec les producteurs, l’homme n’est qu’un homo economicus, dont la vie n’aurait que pour seul horizon la production et la consommation. 

Dans les années 1920, un économiste autrichien, Karl Polanyi, avertissait sur les dangers pour une société à être tributaire de l’économie et à s’en rapporter à elle pour toutes ses actions. C’est la société qui doit guider l’économie et non l’inverse, insistait-il, sous peine de destruction massive. Là encore, l’avertissement a largement été ignoré.

Le capitalisme a préféré se référer à un autre économiste autrichien : Friedrich Hayek. En concurrence avec Keynes, celui-ci insista du haut de sa chaire de la London School of Economics, sur tous les méfaits réels ou supposés de l’intervention de l’État dans les affaires économiques. Ses idées inspirèrent largement le plan d’austérité mis en œuvre par le chancelier Brüning pour sortir l’économie allemande de la crise de 1929. Quinze mois plus tard, Hilter arriva au pouvoir, en mettant à profit les tensions et les malaises sociaux.

Trente ans plus tard, Friedrich Hayek ne regrettait rien, ne renonçait à rien. « Il a occulté tous les faits qui ne rentraient pas dans sa théorie », rappelle Robert Boyer, économiste de la régulation. Pourtant, c’est vers cet économiste, et son successeur Milton Friedman, que se tourneront les libéraux pour « régénérer » le capitalisme. 

Trente ans après cette contre-révolution, malgré les crises, malgré la marchandisation toujours plus poussée du vivant, de la nature, de l’homme, ce capitalisme continue à prospérer, dans la plus totale opacité. « Ce que j’ai appris de ce documentaire, explique aujourd’hui son réalisateur, c’est que l’économie ne doit pas être abandonnée à une minorité. C’est trop dangereux, car elle détermine nos vies et peut détruire nos sociétés. Nous devons nous engager et le savoir est le meilleur moyen de résister. »

MARTINE ORANGE – mediapart.fr

 

Quelques commentaires :

 

14/10/2014, 10:40 | PAR PATRIG K EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ROLAND SCHLACHTER LE 14/10/2014 À 09:47

Il est donc plus qu’urgent d’arrêter les CHAÎNES et autres TVs/routines « mortifères » !

vous semblez de bon conseil, mais cela suffit il de le dire ? rien n’est moins sur, car voyez vous, JC, un autre prophète disait aussi il y a bien longtemps, qu’il fallait partager le pain, et dieu sait, si ses papes et autres ne l’ont redit et redit, tout en galipant de coffres en coffres, interdisant copulation ne se privant pas de faire jouissance avec leurs enfants, et …. que pensez vous qu’il fut ?

le pain est de moins en moins partager, alors, si vous pensez que la seule interdiction de mater ARTE, changerait la prédation ……!  merci du conseil, mais  vos messes ne me concernent pas

bien à vous très cher Roland …

14/10/2014, 12:36 | PAR ROLAND SCHLACHTER EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 10:40

quand je parlais des CHAîNES ce n’était pas de la tv qu’ils s’agissait mais des chaînes PATRONALES / BUSINESS/ESCLAVAGISME/ CERFVITUDE etc…. et aussi autres TVs/routines mortifères » ….

14/10/2014, 15:44 | PAR PATRIG K EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ROLAND SCHLACHTER LE 14/10/2014 À 12:36

bien bien, très cher Roland….. nos ondes concordent donc, meme parfois dans la discorde … Ce qui est propice à l’innovation symphonique critique Pied de nez

bien à vous

15/10/2014, 10:34 | PAR ROLAND SCHLACHTER EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 15:44

bah !

le post n’étant pas ciblé , il est vrai que j’aurais du écrire POUR TOUS en entête …

Sourire

 

14/10/2014, 13:34 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 07:39

Je vais même transférer l’info à mes amis « libéraux »

ne serait-ce que pour leur montrer qu’il existe d’autres théories économiques et que nous vivons sous l’unique publicité du libéralisme : donc d’une certaine propagande.

15/10/2014, 08:20 | PAR FRANÇOIS QUESTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:34

Super documentaire à suivre deux autres mardi soir ! Dans les deux premiers volets je retiens surtout que le capitalisme est d’abord esclavagiste, et c’est pour cela qu’il faut tout faire pour se sortir de ce système monstrueux et mortifère ! Le capitalisme est l’opposé de la solidarité.

Mort au capitalisme ! ( la chute a déjà commencé  et c’est tant mieux… )

 

15/10/2014, 19:02 | PAR FRANKMEDRANO EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:34

Cette série bon chic bon genre est très décevante par sa superficialité. Elle n’apporte aucun élément de réflexion, juste des variations autour de l’évangile bobo : »Le Capitalisme c’est vilain ». (Sans d’ailleurs tenter de définir le concept). Autant lire ou relire un bon bouquin d’économie politique qu’absorber ces raccourcis hasardeux sur Adam Smith, l’esclavage, la découverte du nouveau monde, etc.

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

 

16/10/2014, 17:31 | PAR CATA88 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRANKMEDRANO LE 15/10/2014 À 19:02

 « Bon bouquin d’économie politique »toi-même! Votre commentaire est aussi injuste qu’arrogant.Et les expressions:bon chic bon genre… évangile bobo… c’est vilain…, dans le contexte, ne sentent pas bon à mon humble avis…

 

20/10/2014, 00:43 | PAR DOMINIQUE C EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRANKMEDRANOLE 15/10/2014 À 19:02

Ah!!!
Ah bon????
  « Ils sont trop verts, dit-il, et bon pour des goujats »…
Vous êtes sans doute supérieurement intelligent, et vous avez la science infuse, donc ce genre de décorticage ne vous concerne pas?
Punaise, il y a des arrogances qui révèlent beaucoup sur ceux qui les affichent…
Ce serait pitoyable, si le monde n’était pas dans un tel état!
Cette série documentaire est au contraire très intelligente, ne vous en déplaise…

 

14/10/2014, 13:39 | PAR ASPASIE 69 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 07:39

Moi itou!

14/10/2014, 13:22 | PAR ABDEL B EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GIORGIO DI SAINTSALE 14/10/2014 À 07:49

Non je regrette, la constance chez M Orange, c’est l’imprécision voir le parti (mal) pris. Ce n’est pas ce que j’appelle l’excellence.

D’ailleurs, quel est le titre de l’émission dont elle parle dans cet article?

 

NB: « Capitalisme », une saga documentaire sur Arte.

14/10/2014, 13:35 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ABDEL B LE 14/10/2014 À 13:22

14/10/2014, 19:38 | PAR JEAN-MARC CONSTANT EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:35

Merci La Parigotte.

 

14/10/2014, 13:46 | PAR ZAP POW EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GIORGIO DI SAINTSALE 14/10/2014 À 07:49

Une lecture intéressante : À quoi sert un économiste ? de Mariana Heredia. On peut lire un entretien avec cette sociologue argentine dans le dernier numéro du journal La Décroissance (octobre 2014).

Ce compte rendu de lecture permet de mieux cerner ce livre.

14/10/2014, 18:17 | PAR GIORGIO DI SAINTSA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ZAP POWLE 14/10/2014 À 13:46

Merci de votre lien.

Cdt.

georges

 

15/10/2014, 14:27 | PAR YANNIS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GIORGIO DI SAINTSALE 14/10/2014 À 07:49

Oui, l’émission d’Arte est intéressante, c’est bien d’en faire un papier, mais la moindre des choses serait de donner le titre de cette émission, le nom des auteurs/réalisateurs des documentaires et, encore plus courtois, un lien directement sur le site d’Arte (sisi, c’est possible avec le web.2). Donc merci la parigotte de palier à cette omission.

Capitalisme (1/6) – Adam Smith : à l’origine du libre marché ?

Mais peut-être que s’informer à d’autres sources intéressantes, citer d’autres titres ou créer des partenariats avec d’autres médias, ne fait pas partie des habitudes de Mediapart ?..

J’ajouterai que Pascal Lamy, un des principaux chantre de la dictature des marchés (places financières hors-la-loi, fonds de pension voraces, spéculation sur les denrées alimentaires provocant des carrences, etc.) et de l’ultra liberalisme, joliment traduit par « libre échange » fait partie de l’écurie ps. Celle qui nous a placé Hollande et Valls actuellement au pouvoir, encore deux beaux traitres à mettre au tableau d’honneur..

14/10/2014, 09:17 | PAR BAKAMAR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974 LE 14/10/2014 À 08:13

Le Consensus de Paris serait antérieur au Consensus de Washington ?

15/10/2014, 10:39 | PAR ROLAND SCHLACHTER EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DENICOLAS 974 LE 14/10/2014 À 10:06

la deuxième droite
15/10/2014, 16:01 | PAR THIERRY DE PONTCHARRA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEROLAND SCHLACHTER LE 15/10/2014 À 10:39

Lélite intellectuelle, mon cher monsieur, est une arnaque de première classe, ni de droite ni de gauche, elle ne peut etre partisane: si elle l’est, elle n’existe pas…( je sais que cette facon de voir les choses doit un peu vous échapper et je vous prie de m’en excuser)

 

14/10/2014, 15:32 | PAR ARE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 12:37

Ce virage, Delors l’assume parfaitement.

Très assumé effectivement ainsi que le montre une analyse attentive du cadastre et du registre des impôts de Chamonix.

 

15/10/2014, 18:14 | PAR LIONEL MUTZENBERG EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 12:37

Et après ce que vous venez de nous dire, qui pourra encore soutenir, que la fille de Jacques Delors, Martine Aubry, Maire de Lille et de ces alentours, pourrait être la roue de secours, ou,  le second fer au feu, du parti socialiste, ou tout au moins de ce qu’il en restera, en 2017 ?

Après Jospin, Royal, à qui le tour ?

 

14/10/2014, 15:27 | PAR FRANKMEDRANO EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974LE 14/10/2014 À 08:13

Vous avez entièrement raison. La gauche n’a eu aucun scrupule à épouser le phénomène de décloisonnement des marchés. Alors les discours « Mon ennemi c’est la FInance », c’est quand même risible, révélateur de la façon dont les hierarques du PS considèrent les électeurs, comme de pauvres neu neus qui se nourissent de slogans.

Consolons nous en nous rappelant que de vrais hommes de gôche, comme DSK, gèrent des Hedge Funds depuis le Luxembourg, ou qu’un Pigasse est patron de Lazard, ce qui lui permet de maintenir à flot un vrai journal « d’insoumis », les Inrocks :-)

 

15/10/2014, 08:24 | PAR FRANÇOIS QUESTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974 LE 14/10/2014 À 08:13

Pascal Lamy tout comme Macron sont des nuisibles achetés par la finance, ils sont hyper corrompus car ils sont payés pour défendre le capitalisme. Ils n’ont AUCUNE crédibilité.

14/10/2014, 07:57 | PAR GRACQUES

Merci pour ce commentaire d’une émission qui parait tres interressante , mais ne pourriez vous nous communiquer son titre et ses passages ?

14/10/2014, 08:02 | PAR NICOLAS 974 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GRACQUES LE 14/10/2014 À 07:57

14/10/2014, 08:17 | PAR ALFRED LECLERCQ

le capitalisme c’est la guerre des classes

s’il a gagné la première bataille, c’est l’humanité entière qui perdra la guerre

les riches et les pauvres tous vaincus par leurs théories macroniques à la con

14/10/2014, 08:25 | PAR PUYVERT

Bravo à Martine Orange qui décrypte , informe et aide à comprendre ! Et grand meri pour tout ce travil précieux.GP

14/10/2014, 08:38 | PAR GUY BRETÉCHÉ

Très bon article, fin, subtil et documenté. Pourrait-on savoir dans quel sens Smith emploie le terme de « main invisible du marché »?

14/10/2014, 13:16 | PAR GUY BRETÉCHÉ EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:21

Merci beaucoup et bonne journée.

 

15/10/2014, 06:59 | PAR SÈREB EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:21

On apprend plus simplement en cours d’économie que pour Smith la somme des intérêts individuels correpond à l’intérêt collectif.

 

15/10/2014, 08:20 | PAR LATUDE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:21

@Martine Orange. Article tout à fait passionnant et documentaire remarquable. Un bémol, il est fait l’impasse sur un précurseur, Bernard Mandeville (1670-1733) qui avait bien vu avant tout le monde quels étaient les vrais ressorts du capitalisme. Ils les a analysés dans sa Fable des abeilles, La Fable des abeilles décrit avec cynisme les ressorts de la prospérité de l’Angleterre du XVIIIe siècle. Mandeville y dénonce les fausses vertus que sont, par exemple, la modestie, la décence, l’honnêteté et le sens de la hiérarchie. Il tente de montrer comment la convoitise, l’orgueil et la vanité sont les ressorts de la richesse. Il souligne l’utilité économique des vices et montre l’harmonie naturelle des intérêts. voici la morale da sa Fable (publiée avec l’analyse du texte chez Vrin, 1990) :

Cessez donc de vous plaindre: seuls les fous veulent
Rendre honnête une grande ruche.
Jouir des commodités du monde,
Etre illustres à la guerre, mais vivre dans le confort
Sans de grands vices, c’est une vaine
Utopie, installée dans la cervelle.
Il faut qu’existent la malhonnêteté, le luxe et l’orgueil,
Si nous voulons en retirer le fruit.
La faim est une affreuse incommodité, assurément,
Mais y-a-t-il sans elle digestion ou bonne santé?
Est-ce que le vin ne nous est pas donné
Par la vilaine vigne, sèche et tordue?
Quand on la laissait pousser sans s’occuper d’elle,
Elle étouffait les autres plantes et s’emportait en bois;
Mais elle nous a prodigué son noble fruit,
Dès que ses sarments ont été attachés et taillés.
Ainsi on constate que le vice est bénéfique,
Quand il est émondé et restreint par la justice;
Oui, si un peuple veut être grand,
Le vice est aussi nécessaire à l’État,
Que la faim l’est pour le faire manger.
La vertu seule ne peut faire vivre les nations
Dans la magnificence; ceux qui veulent revoir
Un âge d’or, doivent être aussi disposés
À se nourrir de glands, qu’à vivre honnêtes.

15/10/2014, 09:25 | PAR SÈREB EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LATUDE LE 15/10/2014 À 08:20

@ Latude. Vous avez raison. en version moderne cela donne « Les discrètes vertus de la corruption »  de Gaspard Koenig… Un titre qui en dit long sur l’évolution des choses et qui doit plaire à Fabrice Arfi…

14/10/2014, 09:06 | PAR H418OV21.C

Keynes a été trés trés mal compris, un génie, qui arrivait aux bornes de la théorie moderne de la monnaie (MMT)

14/10/2014, 11:01 | PAR BERTRAND ROUZIES

Bonjour Martine. Merci pour ce compte-rendu et cette invitation au visionnage.

Pardon de faire le cuistre de service, mais il me semble que les informations données sur et les propos prêtés à Wilhelm Amo sont quelque peu aventurés. Amo était avant tout un philosophe « mécanicien », oscillant entre Locke et Leibniz. La philosophie, discipline reine au Siècle des Lumières, subsumait alors toutes ces micro disciplines – économie incluse – qui se disputent de nos jours l’hégémonie sur les consciences (et les crédits), avec des arguments de chiffonniers. Amo, comme la plupart de ses collègues allemands, a écrit très classiquement ses traités en latin, ce qui limite considérablement la portée de son écho parmi les Modernes. Par ailleurs, je vois mal ce qu’on pourrait dire de précis sur la vision de l’économie de l’esclavage par le Ghanéen Amo, puisque le texte de sa « Dissertatio inauguralis de iure Maurorum in Europa » est perdu (s’il fut jamais imprimé) et que le compte-rendu qui en est fait dans le journal « Wöchentliche Hallische Frage und Anzeigungs Nachrichten », daté du 28 novembre 1729, se borne à signaler que, partant du constat que les rois africains vassaux de Rome avaient des libertés juridiques, Amo traite de la liberté ou de l’esclavage des Africains achetés par des Européens et vivant parmi parmi eux. Ne pas oublier non plus que Amo fut instrumentalisé par la RDA, qui voulait, à travers lui, souligner l’ancienneté du tropisme africain de l’Allemagne, renouvelé par l’aide au développement fournie par les pays du Pacte de Varsovie aux pays du continent noir engagés sur la voie du socialisme rouge. Il aura fallu attendre 1965 pour que l’Université de Halle-Wittenberg publie, dans une triple traduction, anglaise, allemande et française, mais sans commentaires critique et scientifique, les trois grands traités de Amo, « De humanae mentis apatheia », « Tractatus de arte sobrie accurate philosophandi » et « Disputatio philosophica continens ideam distinctam eorum quae competunt vel menti vel corpori nostro vivo et organico ». Quant au premier travail approfondi sur Amo, il fut publié en 1976 par Burchard Brentjes, mais sous un biais anti-capitaliste daté. On espère toujours une édition française à peu près dépouillée de ces récupérations.

Sinon, à propos de Malthus, si cela vous intéresse, je signale un regain d’intérêt le concernant en Suisse, avec votation en vue (http://blogs.mediapart.fr/blog/bertrand-rouzies/011014/messieurs-les-malthusiens-reduisez-les-premiers). Ce néo-malthusianisme en combinaison verdâtre (dernière étape avant le kaki) agrège des gens respectables, malheureusement, tel que l’économiste Hans Christoph Binswanger, auteur d’un fort curieux « Geld und Magie » (« Argent et Magie »), qu’un ami est en train de traduire en français.

14/10/2014, 09:22 | PAR ARNAUD ROMAIN

Et, pas un mot des ultra-libéraux français du 18e siècle ? Le bon Docteur Quesnay et sa physiocratie, Voltaire bien sûr, les encyclopédistes évidemment, puis Turgot, Condorcet et les soi disant « révolutionnaires » ? Ce serait oublier bien vite qu’un ordre ancien un peu rapidement qualifié « d’obscurantiste » a dû céder la place à l’avènement de la bourgeoisie d’affaire grâce à l’influence de l’Encyclopédie, de Volaire et de leurs amis, avênement fondé sur la marche forcée britannique vers le libéralisme au siècle précédent, ouvrant les vannes au travail des enfants, la dissolution des corporations, la criminalisation de la défense collective des travailleurs… et donc à la naissance d’une « classe » : le prolétariat. Sans ces gens-là, qu’auraient écrit Hugo et Zola ? Leurs thémes ne découlent-ils pas de 100 ans de rouleau compresseur ultra-libéral « bien de chez nous » ?14/10/2014, 12:25 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ARNAUD ROMAIN LE 14/10/2014 À 09:22

  • Mercantilistes et physiocrates : Socio-économiesocioeconomie.skynetblogs.be/…/05/…/mercantilistes-et-physiocrates.htm…3 mai 2012 – Mercantilistes et physiocrates. Etude de la pensée économique avant Adam Smith, càd avant la notion de couple grande œuvre / grand auteur.
  • Physiocratie — Wikipédiafr.wikipedia.org/wiki/PhysiocratieLa physiocratie est une école de pensée économique et politique, née en France …. En opposition aux idées mercantilistes, les physiocrates considèrent que la …Étymologie – ‎Historique – ‎Les principes de l’école …
  • [DOC]Fiche technique 4 : mercantilistes et physiocratesldebeauvoir.free.fr/AEH/…/Mercantilistes%20e%20tphysiocrates.docFiche technique 4 : mercantilistes et physiocrates. D’où vient la richesse ? I Lemercantilisme. ∙ définition : courant de la pensée économique qui considère que …
  • Adam Smith contre les physiocrates et les mercantilisteseducation.francetv.fr/…/adam-smith-la-division-du-travail-la-main-invisi…23 août 2013 – Smith se démarque à la fois des économistes physiocrates pour lesquels la richesse provient de la terre, et des mercantilistes qui font de …

14/10/2014, 23:19 | PAR INTERNETDEV EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE DANYVES LE 14/10/2014 À 12:25

+ 1 mais le lien France TV sur Adm Smith est réducteur.

 

15/10/2014, 18:34 | PAR YANNIS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ARNAUD ROMAIN LE 14/10/2014 À 09:22

Voltaire, certes immense philosophe, esprit indépendant, était également un excellent homme d’affaire, une des plus grosses fortunes de l’époque grâce à ses parts dans le commerce des esclaves noirs..

14/10/2014, 09:43 | PAR THOMAS BOULENGER

Merci Martine Orange pour cet article qui informe vraiment, bon boulot !!!

il y a eu aussi ce beau documentaire « Des patrons et des hommes » sur arte en 2 épisodes encore visible ici qui montre étape par étape depuis les années 50 comment le marché s’est libéralisé notamment sous la gauche de Mitterrand ou le tournant de la rigueur avait été pourtant déconseillé par un des meilleurs économistes du moment (dans le 2ème épisode 22ème minute)  Robert Eisner qui affirmait que les choix de la gauche entre les années 80 et 83 portaient leurs fruits …

On y voit aussi que la compétitivité allemande n’a rien à voir avec les fameuses réformes de Schröder mais s’explique surtout par un meilleur investissement dans la recherche et la formation depuis les années 50, une orientation massive vers l’industrie haut de gamme et un syndicalisme plus puissant.

14/10/2014, 12:03 | PAR MARTINE ORANGE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE THOMAS BOULENGER LE 14/10/2014 À 09:43

plus difficile pour moi de parler de ce documentaire. J’y ai participé Clin d'œil, dans la prolongation du livre commun sur histoire secrète du patronat

14/10/2014, 12:27 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:03

 

14/10/2014, 12:26 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE THOMAS BOULENGER LE 14/10/2014 À 09:43

Résultats de recherche

14/10/2014, 10:35 | PAR FRENCH SPIN DOCTOR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 09:57

 

14/10/2014, 13:43 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRENCH SPIN DOCTOR LE 14/10/2014 À 10:35

Vous avez oublié le couteau entre les dents !!! Rigolant

 

14/10/2014, 23:17 | PAR INTERNETDEV EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRENCH SPIN DOCTOR LE 14/10/2014 À 10:35

C’est aussi le rêve de Sarkozy et Lepen

 

 

14/10/2014, 13:41 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 09:57

Le communisme ou  Hitler, Pinochet, Mussolini, Franco, Battista ? Rigolant

Ce genre d’argument « libéralisme ou Corée du Nord » est uniquement une tentative de blocage de tout débat

14/10/2014, 17:16 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:41

Et je sens que bientôt ce sera le « gentil PS » ou sinon le grand méchant loup FN

 

14/10/2014, 16:40 | PAR NICOLAS 974 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HOTELDUNORD51LE 14/10/2014 À 09:57

« C’est le libre échange ou la Corée du Nord…. »

Attali joue vraiment la provocation en proposant de remplacer la peste par le choléra ! Au final la mort attend  ceux qui n’accepteraient pas la soumission ! C’est cela qu’Attali veut pour ses concitoyens français dont il est si éloigné car gravitant dans les plus  hautes sphères de la société qui n’ont que morgue et mépris pour les « sans dents » chers à Hollande !

Pourtout les capacités  intellectuelles et la sagacité d’esprit  d’un polytechnicien comme Attali devraient lui permettre de savoir qu’il existe d’autres systèmes économiques bien plus équitables qui permettraient une plus juste répartition des profits de la richesse produite par les salariés sauf que les amis d’Attali faisant partie des puissances d’argent devraient restreindre leur soif de profits pour laquelle ils ne sont jamais suffisamment rassasiés ! Et cela leur serait insupportable de réduire leur train de vie somptuaire !

14/10/2014, 17:15 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974LE 14/10/2014 À 16:40

« Pourtout les capacités  intellectuelles et la sagacité d’esprit  d’un polytechnicien comme Attali »

La vision que nous avons du monde n’a malheureusement rien à voir avec nos capacités intellectuelles.

14/10/2014, 23:16 | PAR INTERNETDEV EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 17:15

L’intelligence peut être le vice ou la vertue.

Ca depend ce qu’on fait de son intelligence qui compte, d’ailleurs la preuve la plus courte qui le montre est le nom que s’est donné les services sercrets US la CIA.
+1

Selon qu’on dissimule ou qu’on éclaircie.

14/10/2014, 09:42 | PAR ROARINGRIRI

Le Capitalisme n’est qu’une des forme d’organisation séculière, de la superstition économique.
C’est son succès et la disparition de son moteur, la pénurie, qui a conduit la pratique économique, à se transformer en superstition, c’est à dire en fausse cohérence circulaire, dont l’homme n’est qu’un élément secondaire.
On ne discute pas avec les superstitions, pas plus avec celle là, qu’avec les plus archaïques.
L’Athéisme Economique est la seule position possible, autant devant les zélotes de l’Economie, que devant ses larbins intéressés politiciens.
Nous devons récupérer, tout ce qu’elle a produit grâce à NOTRE travail, et nous en servir pour NOS besoins, et pas pour multiplier des entités extérieures au genre humain.
La première exigence, est de faire cesser le chantage, en rendant gratuit pour tous l’indispensable, et de laisser la gestion du superflu à la discrétion de ceux qui le désirent.
La deuxième est de séparer définitivement la production des choses, et le gouvernement des hommes. La charge des  nécessités de production doit être collectivisée, et pas imposée aux plus faibles.
Pratiquement, c’est par des initiatives développant l’autonomie individuelle et collective, et la réduction de notre dépendance, qu’on rendra le monstre inutile, et qu’on fabriquera les moyens et l’envie de s’en débarrasser, pas en proposant de nouvelles impasses politiques, et encore moins en « négociant » avec lui des trêves qu’il ne respectera pas.
La politique, s’imposant à l’économie, c’est un pur mythe fasciste et/ou plouto-marxiste. Quelles qu’ait pu être les déclarations grandiloquentes, le fauve a toujours dompté le dompteur.

14/10/2014, 13:39 | PAR ABDEL B EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ROARINGRIRI LE 14/10/2014 À 09:42

Athéisme Economique

L’axiome est à la logique mathématique ce que le postulat à la physique théorique; le dogme à la politique, la philosophie ou la religion.

La société ne croit pas à l’athée vertueux, son inertie intellectuelle tenant de ses dogmes, l’économie n’y changera rien.

14/10/2014, 16:51 | PAR ROARINGRIRI EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ABDEL B LE 14/10/2014 À 13:39

La société ne croit pas à l’athée vertueux, son inertie intellectuelle tenant de ses dogmes, l’économie n’y changera rien.

Inertie intellectuelle et dogmes des athées !
La défense du principe religieux, ne recule vraiment devant aucune absurdité.
Je ne sais pas ou vous croyez vivre, mais ici, c’est le « religieux » qui tient de la névrose privée, pas le  rationnalisme.

14/10/2014, 09:45 | PAR CHRISTIAN GARON

Six années ont passé depuis l’effondrement de la banque Lehman Brothers et le début de la crise financière. 2008 a été la plus grande crise du capitalisme, plus grande que celle de 1929,  de l’avis de tous les économistes. Beaucoup pensaient alors que le néolibéralisme ne s’en relèverait pas, que les idées qui avaient dominé le monde depuis la fin des années 1970 allaient être balayées devant le constat d’un tel échec et d’une telle catastrophe. Six ans après, les idées néolibérales sont plus vigoureuses que jamais, montrant combien elles sont enracinées dans les esprits.

Lire ou relire l’hypothèse de Naomie Klein, la stratégie du choc

14/10/2014, 10:11 | PAR ROARINGRIRI EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CHRISTIAN GARON LE 14/10/2014 À 09:45

De toute façon, seule l’escalade spéculative, peut alimenter le trou noir financier.
Ca n’est même pas un défaut d’analyse, pour « tenir », et maintenir l’illusion d’un système capable de fonctionner, ils n’ont pas le choix.
Même le pillage fiscal, baptisé « dette », ne sufira pas à donner une réalité aux montagnes de capitaux fictifs qui circulent, et sur lesquels se payent les prédateurs.

14/10/2014, 10:31 | PAR FROALPHA

C’est une coïncidence amusante que ARTE programme cette série documentaire la semaine de la remise du prix Nobel d’économie à un économiste spécialisé dans la microéconomie et dans le rôle du marché. Son parcours (polytechnicien et enseignant dans cette école) l’inscrit dans la lignée française néo-classique qui se perd dans des équations complexes où la rencontre d’une offre et d’une demande serait censée tout expliquer.

A ce propos, je trouve cocasse qu’un prof à polytechnique préconise de libéraliser le marché du travail en supprimant la législation du travail.

Enfin, Thomas Piketty, avec ses ouvrages lisibles, instructifs et reconnus aurait été une référence bien plus intéressante pour le prix de la banque de Suède

14/10/2014, 16:50 | PAR FERP EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FROALPHA LE 14/10/2014 À 10:31

Mais que voulez vous attendre d’un prix qui est attribué par UNE BANQUE !

14/10/2014, 10:43 | PAR CHEM ASSAYAG

« que leur science était une science humaine, trop humaine, » – tout est DIT

14/10/2014, 10:48 | PAR SYCOPHANTE

Un compte rendu intsructif d’une série de documentaires qui ont l’air d’être fort intéressants. Une vintaine d’experts y sont interrogés nous dit Martine Orange.

C’est pourquoi il est surprenant de lire que Pascal Lamy fait partie de ceux-ci. Ce n’est pas un économiste, ni un chercheur en sciences sociales d’aucune sorte mais un fonctionnaire qui n’a jamais étudié écrit un articile d’économie. Qu’il persiste dans ses erreurs n’est pas surprenant. ce qui est surprenant est de l’interroger à ce sujet.

Quelques phrases de l’article me paraissent excessives :

« 2008 a été la plus grande crise du capitalisme, plus grande que celle de 1929, de l’avis de tous les économistes ». Non. La crise de 2008-2009 est la plus grave crise du capitalisme depuis la grande dépr’ession mais eclle-ci a eu des effets d’une ampleur bien plus considérable. En Europe et aux Eats Unis, le PIB a chuté de 3 à 6% dans les grandes économies (15% pour l’Irlande, 25% en Grèce). On est très loin de la récession massive de 1929-32 aux Etats Unis ou en Allemagne.

Aux Etats Unis, le PIB a baissé de moitié entre 1929 et la fin de 1932 :http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression 

« Tous ont éludé, déformé des idées, des faits, en fonction de leurs intérêts » : Qu’il y ait des économistes intellectuellement malhonnetes ne fait pas de doute, comme dans n’importe quelle profession, mais par sa généralité, l’accusation devient infondée. Keynes par exemple a t il déformé les faits en fonction de ses intérêts ?

Le commentaire sur l’absence d’études sur l’esclavage est fort bien vu. Pour ceux que cela intéresse, ce sujet fait l’objet de développements importants dans le dernier livre de Piketty. Une fraction significaticve du patrimoine privé aux Etats Unis, et tout particulièrement dans le Sud évidemment, était constitué d’esclaves, dont il donne l’ampleur.

14/10/2014, 11:18 | PAR ÉPHÉMAIRE

La télé devient intelligente, passionnante, documentée, pertinente ???!!! … Ouf !!! Sourire

 J’ai dû changer de planète avant le changement d’heure … ou bien est-ce un effet quantique ?

14/10/2014, 13:44 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ÉPHÉMAIRE LE 14/10/2014 À 11:18

Arte n’a jamais été idiot…

Je vous conseille également LCP (la chaîne parlementaire)

 

14/10/2014, 17:23 | PAR JIEMO EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ÉPHÉMAIRE LE 14/10/2014 À 11:18

Certes certes , mais les petits encarts « total » ou « erdf grdf » commencent à y pousser comme mousse sur un toit !

14/10/2014, 13:48 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HAMBURGER LE 14/10/2014 À 11:25

Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage « 

JAURES

Lors du vote du budget de la guerre en 1895

« Cette société violente et chaotique même quand elle veut la paix même quand elle est à l’état d’apparent repos porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage »

14/10/2014, 11:26 | PAR JOELLE.LANTERI@ORANGE.FR

votre conclusion: s’approprier le savoir lutter contre l’opacité du pouvoir me va bien nous sommes le siecls des et médiapart y contribue grandement merci pour cet excellent article

Ce graphique est particulièrement instructif et l’on observe unchagement très net depuis les années 80 au profit des 10% les plus aisés.

On peut également remarquer un lien à vérifier entre les périodes ou la croissance est faible et cette tendance.

14/10/2014, 12:00 | PAR PILL

Parle-t-on encore aujourd’hui de la dette abyssale des Etats Unis: pas trop, il semble. « Le marché génèrera les ménanismes nécessaires pour que le système continue de fonctionner » voilà en gros le discours des lenglet et autres tenants du libéralisme (lenglet qui va animer une émission sur France2 « sans idéologie » (sic) sur une télé publique).

Donc la dette des EU hier financée par le Japon, aujourd’hui par la Chine, demain ..par le Djihad? Pourquoi pas l’envisager? L’argent n’a pas d’odeur pour faire tourner cette machine capitaliste à bout de souffle mais qui continue par des expédients toujours plus déshumanisants.

La dette, vous dis-je, c’est la dette (et la diète).

14/10/2014, 12:05 | PAR GEORGES CARACCIUOLO

Merci a Martine Orange pour nous informer sur le passage de ces documentaires sur Arte.

Le probleme est que les lecteurs de Mediapart sont « normalement » des gens qui essaient d’avoir une autre information et donc succeptible de voir ce genre de documentaire.

Il faut peut être un coup de force de Mediapart pour investir les grands media et denoncer ce lavage de cerveau quotidien par des émission comme « C dans l’air » par exemple

14/10/2014, 12:10 | PAR CAMILLE GOLDMAN EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GEORGES CARACCIUOLO LE 14/10/2014 À 12:05

Calvi,  hier,  sur les chômeurs. ….Une honte!

14/10/2014, 12:08 | PAR CAMILLE GOLDMAN

Depuis le temps qu’on le dissèque. …

En quoi vous journalistes de gauche à 3500 balles par mois aidez les chômeurs,  les précaires,  les retraités à pouvoir surmonter leur désespérance?

14/10/2014, 13:54 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CAMILLE GOLDMAN LE 14/10/2014 À 12:08

Ils aident les chômeurs, les précaires, les retraités etc… en nous INFORMANT !

C’est déjà pas mal…

« nous ne pouvons pas assumer toute la misère du monde, mais nous pouvons en prendre notre part »

14/10/2014, 17:05 | PAR CAMILLE GOLDMAN EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:54

Cela fait trente ans que l’on nous informe. …La société aujourd’hui?  Elle craque de partout. Inutile, je pense, de vous faire un dessin.

14/10/2014, 12:33 | PAR LA PARIGOTTE

Ce refus de penser l’humain est au cœur d’une des dérives de la science économique

Ils ne refusent pas tant que ça. Ils ne retiennent dans l’humain que ses capacités d’égoïsme, de mesquinerie, de rapacité – ça les arrange !

14/10/2014, 13:55 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ASK75 LE 14/10/2014 À 12:42

Une ouvrière dans une manif  » Quand l’argent gouverne, on en manque toujours »

14/10/2014, 13:19 | PAR ANNIE MADARASZ-BAUCHET

Oui, l’argent ne se mange pas mais quand les gens n’ont pas d’argent, ils ne mangent pas quand même, je parle des travailleurs, ceux qui bossent mais gagnet à peine ce qu’il faut pour renouveler sa force de travail.

 

Le capitalisme moderne( l’Eglise était aussi à sa manière capitaliste, sa richesse ne tombait pas du ciel) est né d’un génocide (made in U S A ) et de l’esclavagisme. C’est vrai que cet aspect du capitalisme n’est jamais, jamais débattu par aucun média. De même qu’Ivan Illich expliquait que si les femmes occidentales avaient été rémunérées comme elles auraient du l’être pour leur travail , l’insdustrialisation de l’occident aurait pris un bon siècle de plus. Les femmes sous Napoléon n’avaient  pas le statut d’esclave mais elles en étaient pas loin comme les femmes de certains pays musulmans ou asiatiques.

14/10/2014, 13:28 | PAR CYBERGAZOUILLE

 merci pour cette  synthèse pertinente.

« À quoi rime, disent les bons esprits, de se rebeller contre la gravité universelle « ?aujourd’hui, les bons esprits appartiennent à l’Eglise mondialisée de Chiffrologie ; ils diraient sans doute plutôt « la théorie du ruissellement« ;

mais bref, A quoi ça rime n’est-ce pas?

« l’impossible est juste un gros mot, prononcé par des petits hommes qui trouvent plus facile de vivre avec le monde qu’ils ont reçu plutôt que d’explorer le pouvoir qu’ils ont de le changer.

L’impossible n’est pas un fait , c’est une opinion »
réponse de Cassius Clay15/10/2014, 09:52 | PAR JEAN-MARC CONSTANT EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DECYBERGAZOUILLE LE 14/10/2014 À 13:28

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

Mark TWAIN.

14/10/2014, 13:38 | PAR CHARLES-HUBERT DE GIRONDIAC

Merci Martine: A VOIR, revoir, réfléchir, méditer, reréfléchir,

14/10/2014, 15:34 | PAR ANNICK VALIBOUZE

Merci Martine Orange – La compétence alliée à l’intelligence est un bonheur pour nous vos lecteurs assidus.

14/10/2014, 16:23 | PAR CHRISTIANE BELLE

Merci encore Martine Orange pour la clarté et le sérieux de tous vos articles!

14/10/2014, 16:44 | PAR JIEMO

H vs K © ?

14/10/2014, 16:57 | PAR CLAUDE DANYCE

J’ajouterais un élément sur ce qui a été dit sur Delors.Un article paru sur le monde diplomatiquerise de Martine Bulard: Reconnaissant que le  PS possède un don particulier pour briser les tabous du modèle français. Ainsi, en 1983, s’appuyant (déjà) sur la crise monétaire, le ministre de l’économie Jacques Delors avait ilmposé la désendexation des salaires sur l’inflation. C’est ce que l’économiste Alain Cotta appela, plus tard, le « don Delors ».

Le cadeau le plus considérable que l’entreprise eût jamais reçu des pouvoirs publics: 232 milliards de francs (l’équivalent de 76 milliards d’euros) entièrement prélevés sur les salaires entre 1983 et 1986.

Pour le patronat, la victoire fut à la fois financière et idéologique: l’échelle mobile qui existait depuis 1952 était morte

14/10/2014, 17:17 | PAR MICHEL-LYON

Merci pour cet article qui critique le fait d’isoler l’économie.

Celui qui pense l’économie comme un phénomène en soi, séparable, se condamne à oeuvrer pour la promotion du profit, quelle que soit son intention.

De sorte que la « science économique » ne peut servir que le profit financier.

Mais je veux poser dans la réflexion historique de cet article la question suivante :

N’y a t’il pas eu une puissante source d’inspiration pour les inventezurs du néolibéralisme dans la nostalgie du Marché Noir.

Pomotion d’énormes fortunes pendant la Guerre de 14-18 à fournir l’Etat et l’Armée sous les assauts de l’ennemi et les millions de morts et de blessés.

Promotion de fortunes encore plus énormes à vendre à l’Allemagne les fournitures (cuivre notamment) qui lui manquaient parce qu’elle était en guerre contre ses fournisseurs habituels…

Temps béni où les règles du marché  et du marché financier sont balayées. Temps béni des transports complexes pour contourner les Etats belligérants.

Temps béni où l’on « tient » les politiques et militaires et où l’Etat paye et emprunte sans limite.

Réédition dans la Seconde Guerre !

Voilà de puissants modèles susceptibles de théorisations.

Mais chut… Il ne faut pas trop le dire : La façade morale indispensable dans le beau monde pourrait en être froissée…

Si quelqu’un connait un auteur qui a travaillé cette piste, merci de le signaler !

14/10/2014, 18:22 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MICHEL-LYON LE 14/10/2014 À 17:17

14/10/2014, 19:10 | PAR FCHRYSALIS

Comment l’idée de croissance économique est-elle devenue un lieu commun ? Comment nous est venue l’idée d’un progrès de l’humanité ? Par quelle trajectoire idéologique en sommes-nous venu à jurer que par le progrès et la nouveauté, la croissance ?

Une anthropologie de la croissance

14/10/2014, 22:31 | PAR GHISLAINE REDY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FCHRYSALISLE 14/10/2014 À 19:10

Je suis pour le progrès, ça me permet de vivre mieux plus longtemps.
Vivre mieux : les machines font le sale boulot qui tuaient mes ancètres à la tâche.
Plus longtemps : je suis soignée de maladies dont mes ancètres mourraient.

Le problème c’est que tous les gains de productivité dus au progrès sont accaparés par les dividendes.
J’ai informatisé des dizaines de tâches routinières et ennuyeuses, mais au lieu de partager le temps libre dégagé par la mise en route de mes programmes, les actionnaires ont choisi de virer les employé-es.

15/10/2014, 12:27 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GHISLAINE REDY LE 14/10/2014 À 22:31

le progrès … technique ! Parce que le progrès humain, on attend encore !

 

15/10/2014, 20:15 | PAR FCHRYSALIS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GHISLAINE REDYLE 14/10/2014 À 22:31

Le progrès en question permet de vivre plus confortablement, certainement, mais « mieux », je ne sais pas. Le progrès technique et marchand donne cette illusion de vivre mieux en partie parce qu’il nous livre des esclaves mécaniques, esclaves qu’il a fallu tout de même produire et qu’il faut alimenter en énergie. Et là il y a une ruse : le travail de production des esclaves mécaniques et de l’énergie nécessaire n’est pas distribué de la même façon que les esclaves eux-mêmes. Vous-même participez à la fabrication d’esclaves (peut-être n’est-ce que des esclaves pour l’administration et non, par exemple, des machines à laver, je ne sais), mais combien d’autres esclaves utilisez-vous chez vous ? D’autres travaillent dans des mines au bout du monde et n’ont presque rien.

Une autre cause de cette illusion du « vivre mieux » : le progrès que nous a offert le capitalisme a immensément ouvert le champ des possibles pour la plupart des individus, même parmi les moins bien lotis dans la distribution, mais mieux vaut un possible heureux que mille malheureux. Je n’ai pas l’impression que le taux de suicides de nos « sociétés avancées » soient inférieur à celui des sociétés de chasseurs-cueilleurs. Mais je peux me tromper.

Je pense qu’il existe, depuis des milliers d’années, des chasseurs-cueilleurs qui vivent bien. Pas aussi longtemps que nous, c’est vrai, mais il n’y a pas que la quantité des années qui compte. Et ces chasseurs-cueilleurs n’avaient pas besoin de penser « progrès » pour chercher à se soigner lorsqu’ils tombaient malades. Au fil des siècles, ils arrivèrent à trouver des plantes qui aidaient à guérir de certains maux. Pour progresser, il suffit d’être préoccupé par le présent. Je veux dire que le progrès n’a pas de valeur en soi, que c’est parfaitement idiot de chercher à progresser. Chercher à guérir, oui, bien sûr, et pour cela chercher à connaître, à comprendre. Mais dans l’idée de progrès il y a l’idée qu’il faut progresser et que demain ne doit pas ressembler à aujourd’hui. C’est idiot de penser comme cela, parce que quoi que nous fassions, demain ne ressemblera pas à aujourd’hui.

Ce que je veux dire, c’est qu’à mon avis il ne faut pas penser le devenir au futur mais au présent. Il faut chercher à résoudre les problèmes du présent, non chercher à « progresser ». Mais je ne suis pas pour autant partisan du retour à la vie de chasseurs-cueilleurs.

Cela dit, il faut prendre mes propos plus comme une interrogation que comme une affirmation, une interrogation qui me paraît essentielle et urgente. Pour comprendre le présent, justement, où nous en sommes et où nous sommes.

Mais j’ai tout de même une certitude : nos ancêtres ne se tuaient pas plus à la tâche que nous. Ce n’est pas l’absence de progrès ou l’ignorance qui mène à se tuer à la tâche, c’est l’asservissement, l’exploitation de l’homme par l’homme et, très souvent, de la femme par l’homme. Asservissement qui existe autant aujourd’hui qu’hier, mais répartie de façons nouvelles et changeantes. Aujourd’hui nous pouvons être du côté des gagnants, rien n’est sûr pour demain, même si le progrès se poursuit.

14/10/2014, 19:18 | PAR QUIDAM LAMBDA

Le réalisateur, Ilan Ziv, déclare avoir principalement retenu « … que l’économie ne doit pas être abandonnée à une minorité. C’est trop dangereux, car elle détermine nos vies et peut détruire nos sociétés… ».

 Ça c’est intéressant !

Puisse tout à chacun intégrer cette évidence trop largement, voire unanimement, négligée au profit des péripéties médiatico-politiques et autres faux débats dont nous sommes quotidiennement agonis…

L’évidence de l’indissociabilité de l’économie et du politique doit sans relâche, hélas, être martelée…

Merci donc de l’incitation à la découverte de l’histoire de la sous-jacente superstructure de nos si belles sociétés occidentales…

14/10/2014, 21:37 | PAR JULIAN55

il manque juste le jour et l’heure du reportage.

14/10/2014, 21:37 | PAR JULIAN55

il manque juste le jour et l’heure du reportage.

14/10/2014, 22:04 | PAR GHISLAINE REDY

Cher  Ilan Ziv,

Vous méritez le Nobel de la « culture populaire » telle qu’elle devrait être tous les soirs sur nos écrans.

Ne vous arrètez pas là. Donnez une suite à ces 6 épisodes sous forme de série où vous mettrez en scène le scénario de chaque économiste « vivre selon les règles de « nom de l’économiste », avec les mêmes personages et leur famille au 21ème siècle :
– ouvrier-e agricole et son patron
– ouvrier-e en usine, informaticien-ne et leur PDG
– artisan-e, son apprenti immigré et son client
– instituteur-trice, chercheur-se, médecin, avocat-e, inspecteur-trice des impôts, banquier-e
– retraité-e, vieillard, aveugle
– maire et député
– des syndicalistes, des services sociaux / oeuvres caritatives
– des journalistes, des policiers / militaires
– ministre de l’économie (le nom de l’économiste)

14/10/2014, 22:06 | PAR CASSETOI

Jacques Généreux il y a quelques années a fait une série d’émissions sur A Smith et ses successeurs sur France culture. Ce serait bien s’il voulait reprendre cette série pour MDP.

14/10/2014, 22:51 | PAR INTERNETDEV

Adam Smith à gauche (qui pense au social) … / un sous-éleve , tachon qui croit tout savoir, à droite (déjà en 2002 son demi-frère était Banquier chez UBS)

35h -pourquoi la durrée du temps de travail doit être relégiférée de manière stricte © France2

on peut avancé  à 8 minute 23 (pour les Baffouiles du p’tit)  ou 10 minutes pour voir la féssée décullotée du p’tit.

Evidemment que DSK est un con aujourd’hui (2007-2014), mais en 2002, il avait téllément raison que même 5 à 10 ans plustard, Sarkozy sera toujours obligé de reconnaitre textuellement que « la diminution du temps de travail va de paire avec le sens de l’histoire« .

14/10/2014, 22:46 | PAR PARACLITIQUE

je viens de voir les 2 premiers épisodes de cette série, et bien cela m’a paru  longuet….

J’en ai profité pour ranger ma bibliothèque, entendre ces épisodes suffit, à mon humble utilisation

14/10/2014, 22:52 | PAR MARTINE C.

Vu ce soir !

Cette série, avec ses deux premiers volets, s’annonce captivante. Très « pédago », analytique, un beau panorama, jamais partial ni schématique ni caricatural.

Un vrai régal. Attendons la suite.

Bien moins « rigolo » ce qui suit :  le redoutable planant Rifkin (qui fait songer à son pendant détraqué et monstrueux qu’est Attali ?.

15/10/2014, 00:35 | PAR DENIS COQUEREAU

le Capitalisme par ci , le capitalisme par là…

La question n’est pas la critique facile et dirigée , je fais la même …La vraie et inévitable question est.

Par quoi le remplacer , ce Capitalisme qui a engendré toutes les Démocraties et le développement des protections sociales….? Par quoi…?

15/10/2014, 07:33 | PAR ROLLAND LE BRETON EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE DENIS COQUEREAU LE 15/10/2014 À 00:35

Le capitalisme, père des démocraties et des protections sociales !

Diable, seriez-vous parent avec Mme Thatcher ?

15/10/2014, 04:35 | PAR ROLAND BERGER

Les idéologues du néolibéralisme ont si bien réussi leur salissage de cerveau que les pauvres ne détestent pas les riches, ils les admirent et les envient.

15/10/2014, 05:50 | PAR ANNIE MADARASZ-BAUCHET

Le documentaire sur Arte hier soir était fort intéressant. Il confirme simplement ce que des économistes interdit chez les média dominants disent depuis longtemps, le capitalisme financier c’est de nouveau esclavagisme assuré du 21 ème siècle.

 

J’ai retenu qu’en Angleterre, les pauvres ont été criminalisés (à cette époque  si tôt que les paysans (familles avec femmes et enfants se sont retrouvées sans rien) aient été exclus des enclosures. Les enfants voleurs étaient exécutés comme les adultes.

 

Les riches ne supportent pas de voir les pauvres , ils supportent encore moins  les pauvres qui  essaient de se défendre. Le Capitalisme et les capitaistes c’est le droit de mort sur les populations avec la complicité des gouvernements.

15/10/2014, 06:51 | PAR ANNE KOHLER

Article et émission intéressants. Une erreur dans l’article: GREED est traduit par « avidité », sens possible, certes, mais le mot a également le sens, plus adapté au contexte qui nous préoccupe- et sans équivoque! -de CUPIDITE….

15/10/2014, 07:50 | PAR CHRISTIAN PAULTRE

Cette critique évidente du système économique actuel n’arrive pas à pénétrer l’opinion.

les média et leurs chiens de garde

la difficulté à présenter un plan B forcément délicat avant la catastrophe annoncée

16/10/2014, 10:09 | PAR PEMPHREDO PHORCYS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DECHRISTIAN PAULTRE LE 15/10/2014 À 07:50

Oui, quelle alternative pour la Candide ????

On arrive bien à expliquer les causes de ce qui nous arrivent … Mais pas les solutions ….

15/10/2014, 08:52 | PAR SGLSGL

http://info.arte.tv/fr/clone-capitalisme-clone/

pour un premier résumé.///

http://www.mediapart.fr/journal/economie/141014/le-capitalisme-disseque-sur-arte/

et commentaires pour de premiers avis./

mais yen a d’autres …  plus taquins pour le public mediapart… à condition de chercher.

Qui trouvera la transcription? de ces videos? un texte est plus facile à analyser que des heures de videos.

Commentaire proprement dit:

Les deux premiers épisodes me semblent montrer que des individus entreprenants, du capital et de la supériorité technique ont « démocratisé » les guerres de conquêtes autrefois  » apanages » des peuples et des états./

Tout en étant très destructeurs et aussi cruels pour les populations que leurs prédecesseurs (Assyriens, Romains, Quin, Vikings, Incas, Aztèques, Arabes en afrique noire…) ils n’ont pu se développer que par une forte  création de valeur et son accumulation.

Comme évoqué par les auteurs du billet McKinsey, September 2014 | byEric Beinhocker and Nick Hanauer

http://www.mckinsey.com/Insights/Corporate_Social_Responsibility/Redefining_capitalism?//

aujourd’hui, alors qu’il n’ya plus de continents vierges ni de différences aussi fortes qu’à l’époque,  la société humaine doit trouver comment limiter les agressions prédatrices, favoriser les solveurs de problèmes que sont les innovateurs et en partager la valeur nette créée lors de la diffusion mondiale des innovations.

et pour regarder l’agitation humaine de plus haut :/

Perso je ne vois nul part  la rationalité dominer les situations et les actions./

je vois surtout la vitalité de certains et leurs tâtonnements, un peu aidés par certains calculs rationnels, plus la chance pour désigner des gagnants improbables , qui trouvent des passages dont profitent alors les autres./

comment faire que les mouvements browniens de toutes les vitalités et de tous les tâtonnements produisent de la croissance nette est le sujet, à tous les niveaux, individuels, familiaux, territoires, organisations, nations, humanité… /

sans oublier ni nier que l’accumulation efficace de capital, humain, matériel, immatériel est le propre de l’homme depuis les premiers outils. Cetains estiment qu’il faut en moyenne 100k€ en France pour un emploi moderne capable de payer l’employé , toutes les taxes et rémunérer ce capital. Pas de capital pas d’emploi./

Le capitalisme actuel c’est la preuve que ceux qui contrôlent du capital et savent s’en servir ont des atouts énormes. Tant que les masses laisseront à des individus le soin de leur avancer le capital pour un taux d’intérêt moyen de 4-5% (Piketty, contesté) et merder à 1% au mieux de croissance… le capitalisme = le pouvoir au capital, restera dominant./

cessez d’emprunter à des taux supérieurs aux gains que vous pouvez atteindre , épargnez et soyez judicieux dans vos investissements , notamment de votre temps.

15/10/2014, 10:02 | PAR HOTELDUNORD51

Emission très intéressante qui montre que le capitalisme n’est pas  une inclinaison naturelle de  l’homme mais le résultat d’un processus.

Elle invalide les deux piliers sur lesquels repose le capitalisme :  l’homme se résume à sa cupidité et l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers

Cependant j’ai deux questions :

  • Pourquoi la Chine qui était très en avance au niveau des  techniques maritimes n’a pas poursuivi sa conquête ?

Qu’est ce qui marque le début du capitalisme selon les auteurs : la découvertes des Amériques ou l’esclavagisme ou bien la combinaison des deux : le fameux triangleR

15/10/2014, 10:34 | PAR OLIVIERM38 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HOTELDUNORD51LE 15/10/2014 À 10:02

Concernant le premier point:

- ce que j’avais lu sur le sujet des explorations chinoises était qu’elles résultaient largement d’une volonté impériale d’exploration et de cartographie, mais sans volonté expansionniste, colonisatrice ou évangélisatrice. Les flottes chinoises ont été très présentes dans tout l’océan indien et les mers de Chine. Elles ont totalement cessé lorsqu’un mouvement de fermeture de la Chine s’est mise en place, l’empereur allant jusqu’à faire démanteler une bonne partie de la flotte. C’était donc la puissance publique chinoise qui agissait, et cette puissance n’était pas à l’époque expansionniste (au moins outremer). Ca aurait pu être différent.

- dans le documentaire, il est clairement évoqué que les Etats européens ont lancé les explorations, mais les ont déléguées à des entrepreneurs privés. Ceux-ci ont donc cherché la rentabilité maximale de leur capital investi. Il ne faut certainement pas négliger le rôle de l’Eglise, prête à convertir par le fer et le feu.

En gros , pour moi, la différence est que les états peuvent être impérialistes ou non selon les dirigeants et les périodes, mais que les entrepreneurs sont toujours mus par l’avidité: la conquête européenne était inscrite dans les gênes des explorations. La non-conquête chinoise est conjoncturelle.

Et sur le processus de démarrage du capitalisme, la colonisation a démarré les choses, et l’esclavage les a amplifiées.

15/10/2014, 13:12 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE OLIVIERM38LE 15/10/2014 À 10:34

Merci beaucoup pour votre réponse.

 

16/10/2014, 10:11 | PAR PEMPHREDO PHORCYS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEOLIVIERM38 LE 15/10/2014 À 10:34

Très juste !

 

15/10/2014, 12:46 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 15/10/2014 À 10:02

En tant que sud-américaine, je savais que l’arrivée des Européens a été un cataclysme mais j’ai découvert, dans cette émission, que la colonisation des Amériques est à l’origine du capitalisme européen…

Après avoir pillé les richesses (El siglo de oro en EspagneDéçu), les « conquérants » ont essayé d’esclavagiser les indiens d’Amérique mais ceux-ci se laissaient mourir et sont également morts des épidémies et de l’alcool que les Européens avaient apportés avec eux. Ils se sont donc tournés vers les Africains.

L’influence de l’Eglise sur la naissance du capitalisme paraît de ce fait plus importante. On en parlera peut-être dans les prochaines émissions…

J’avais vu une émission sur la technique de construction des fabuleux bâteaux chinois – construits avec un système de cloisonnement des coques à l’exemple de l’insubmersible bambou – qui aurait bien servi au Titanic !

Et on y évoquait les pérégrinations de ces flotilles incroyables qui cherchaient à accroître les connaissances, à commercer avec les pays découverts – à commercerpas à piller …

15/10/2014, 13:13 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 15/10/2014 À 12:46

Merci beaucoup pour votre réponse

De quel pays êtes vous, l’Amérique latine m’a toujours fait rêver.

 

15/10/2014, 22:49 | PAR JEAN-MICHEL LABROUSSE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 15/10/2014 À 12:46

J’ai n’ai vu que quelques parties simplement de l’émission, certains éléments d’histoire sont en eux mêmes intéressants même découplés de la question du capitalisme.

« Etrange » couple qu’ont constitué Eglise et Occident….

Pas mal aussi la manière dont les anglais ont précipité les paysans dans les villes aprés les avoir dépouillé de leurs moyens vivriés..

 

15/10/2014, 12:50 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 15/10/2014 À 10:02

http://www.mystere-tv.com/l-amerique-decouverte-par-les-chinois-en-1421-v1026.html

http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/1084-les-chinois-auraient-decouvert-lafrique-et/

et ils n’ont provoqué aucun dégâts…

à l’intention de tous ceux à qui je dis que nous sommes envahis par les USA et qui me rétorquent : et les Chinois ?

15/10/2014, 11:01 | PAR DANYVES

15/10/2014, 13:07 | PAR LA PARIGOTTE

Le capitalisme : Apple et Face book proposent à leurs employées de faire congeler leurs ovocytes afin de repousser leurs grossesses… (à quand ils les auront virées ? )

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/10/15/20005-20141015ARTFIG00103-facebook-et-apple-encouragent-la-congelation-d-ovules-de-leurs-salaries.php

Moi, je sais bien ce que je ferais… je les ferais payer une congélation et ensuite j’aurais des enfants normalement…

16/10/2014, 10:14 | PAR PEMPHREDO PHORCYS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 15/10/2014 À 13:07

Oui très drôle !!!! et si TOUTES LES FEMMES DE CES COMPAGNIES LE FAISAIENT EN MEME TEMPS ::::::===== facture gigantesque ! Bien fait ….

15/10/2014, 16:39 | PAR ASPASIE 69

J’ai regardé le premier épisode et ne manquerai pas le suivant, surtout que je n’ai jamais fait d’études d’économie et que mes nombreuses lectures sont bien insuffisantes pour évaluer correctement la finance et ses dérives: merci

15/10/2014, 17:49 | PAR KAK

Pour ceux qui n’ont pas la télé, arte en direct sur internet (comme moi) il est possible de visionner sur you tube (dès le lendemain)

https://www.youtube.com/watch?v=pqtoR0uJKd0

très interessant. FRANKMEDRANO

J’ai été un peu déçu par le premier volet. L’idée que le capitalisme naît de la découverte des Amériques par exemple, me semble bien légère. Rien sur le processus de déclin du monde féodal en Europe, de la noblesse qui le dominait, et de l’émergence de la bourgeoisie au détriment des corporations. D’ailleurs, la révolution industrielle ne commence (En Angleterre) qu’au début du XVIII eme siècle. Faire ensuite d’Adam Smith « l’économiste » sur lequel repose un total changement de société est aussi abusif. AS ne se pensait pas économiste, comme les esprits éclairés du XVIIIeme siècle, de tradition universalistes, il cherchait à comprendre les mécanismes invisibles qui régissent la société. Son approche est tout à la fois économique, sociale, politique, culturelle… Le documentaire fait aussi des raccourcis hasardeux, associant des faits d’époques disparates, présente comme des évidences établies des partis pris discutables: Comme cette idée que le capitalisme a prospéré en créant l’esclavage, alors que l’esclavage existait bien avant, et dans toutes les parties du monde. Bon, c’est Arte, je m’y attendais un peu, c’est du Arte, le capitalisme c’est mal est évidemment l’axiome de construction de cette série, et on voit bien que les économistes qui s’expriment sont « soigneusement choisis ». Mais pour celui qui est plus animer par le désir d’essayer de comprendre le monde que de passer un coup de vernis chic sur ses certitudes, mieux vaut passer une bonne soirée au lit avec le Heilbroner (« Les Grands Economistes »), un bouquin de Galbraith ou « Capitalisme, Socialisme et Démocratie », de Schumpeter. PS : et l’arrivée de Piquety dans les prochains épisodes ne présage rien de bon !

 

US réfléchissez à votre embargo : Près de 500 médecins cubains donne l’exemple dans la lutte contre Ebola

Classé dans: Actualités, International

En dépit de ses difficultés économiques et de ses maigres moyens, Cuba s’est projeté à l’avant-garde de la lutte contre le virus Ebola en dépêchant un important contingent de personnel soignant en Afrique de l’Ouest, au moment où les grandes nations laissent généralement la main aux humanitaires.

Perpétuant sa tradition médicale internationaliste, un contingent de cent soixante-cinq médecins et personnels de santé cubains est parti au début d’octobre pour la Sierra Leone, et deux cent quatre-vingt-seize autres personnels sont attendus prochainement au Liberia et en Guinée voisins. Les effectifs médicaux cubains constituent le plus grand contingent dépêché par un Etat pour combattre Ebola.

SALUÉ PAR L’ONU ET LES ÉTATS-UNIS

Cette initiative est largement saluée par l’Organisation des Nations unies (ONU), par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par plusieurs associations humanitaires, à l’heure où les grandes nations se contentent de contributions financières et de mesures de protection aux frontières. Sur le terrain, elles laissent les humanitaires et les agences onusiennes tenter de juguler l’épidémie, à l’exception notable des Etats-Unis, qui ont dépêché sur place une aide militaire d’envergure (quatre mille soldats prévus).

Rompant avec l’habituel ton peu amène envers Cuba, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a lui-même adressé vendredi des remerciements à La Havane pour son aide dans la lutte internationale contre le virus.

Selon le dernier bilan de l’OMS, la fièvre hémorragique a fait 4 555 morts sur 9 216 cas enregistrés dans sept pays (Liberia, Sierra Leone, Guinée, Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis), et l’organisation onusienne craint une envolée du nombre de contaminations.

NigeriaLiberiaSierra LeoneGuinéeAvril 2014Mai 2014Juin 2014Juillet 2014Août 2014Septembre 2014Octobre 20140k1k2k3k4k5k8 JuilletLiberia : 88 mortsSierra Leone : 142 mortsGuinée : 309 mortsTOTAL : 539

PRINCIPALE RESSOURCE

« La tâche de ceux qui partent combattre Ebola pour la survie d’êtres humains, au péril même de leur propre vie, est difficile », déclarait le 4 octobre l’ex-président Fidel Castro dans la presse locale. Depuis 1960, date à laquelle Cuba avait envoyé pour la première fois un contingent de médecins après un tremblement de terre au Chili, le régime communiste a dépêché pas moins de cent trente-cinq mille effectifs médicaux à travers le monde.

Aujourd’hui encore, quelque cinquante mille médecins et personnels de santé cubains effectuent des « missions » dans soixante-six pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie, selon le ministère de la santé cubain. Depuis la chute du bloc soviétique, l’aide dans le secteur de la santé a été l’une des clés de voûte de la diplomatie cubaine, visant généralement les pays en développement et ses partenaires privilégiés. A partir de 2004, Cuba a commencé à facturer ses services aux pays bénéficiaires de son aide, procurant à l’île une de ses principales sources de revenus.

L’Amérique latine, pour l’heure épargnée par l’épidémie, pourrait ne pas l’être très longtemps, et l’OMS craint un décuplement de nouveaux cas d’ici à la fin de l’année. Des cas suspects ont été enregistrés au Brésil et au Chili.

 lemonde.fr avec AFP

 

Les commentaires :

 

 

Bill 19/10/2014 – 09h26

Pas de mine d’uranium dans ces zones ou quoique soit d’autre pouvant mettre en danger le fonctionnement de notre économie. Il est donc normal que notre guide suprême ne fasse pas plus. Et puis comment un Mirage 2000 fleuron de la technologie française peut il lutter contre un adversaire aussi microscopique?? Ridicule voyons !

 

GERONIMO 19/10/2014 – 09h22

Bravo aux Cubains. Mais à ceux qui critiquent l’inaction française, je ne peux m’empêcher de penser que si les Français avaient envoyé 500 médecins, ils auraient sûrement hurlé à la manip néocolonialiste. Ah, la haine de soi… 

Stephane Dubois 19/10/2014 – 00h38

La question est de savoir combien de ses personnels medicaux feront le voyage volontairement.

 

jean luc Merckel 18/10/2014 – 23h39

50 000 médecins ….. Êtes vous certain de ce chiffre ? Cela me paraît enorme .

 

tom 19/10/2014 – 10h01

C’est un système d’éducation supérieur de type communiste, donc les études sont gratuites et d’assez bonne qualité. Cela dit je ne sais pas si un medecin cubain gagne très bien sa vie, vu le surplus de médecin justement. Pour se faire une idée l’esperance de vie est de 79,1 ans à Cuba contre 62,7 en Haiti ou 73,2 ans en République Dominicaine (et 78,8 aux USA).

 

aloes 18/10/2014 – 18h41

Cuba n’est pas ma tasse de thé, et je n’ai aucune sympathie pour les dictatures post communistes .Mais il faut saluer, leur courage, leur engagement et leur solidarité vis à vis des Africains, .Cette attitude nous ridiculise et souligne la faiblesse de l’aide occidentale et l’égoïsme des grandes nations.

 

Marion 18/10/2014 – 15h30

Haïti et la Jamaïque voisines envoient-elles des médecins? Non. Comparons ce qui est comparable et reconnaissons que Cuba a beaucoup de mérite après 50 ans d’embargo.

 

Jean-David Prunier 18/10/2014 – 13h03

Dans l’ensemble, malgre d’evidentes arrieres pensees politiques -mais qui n’en a pas ? – Le Cuba castriste a toujoursété assez digne dans ces rapport avec l’Afrique. bien avant ebola, CE SONT LES SEULS NON AFRICAINS A AVOIR COMBATTU L’APARTHEID les armes a la mains en Angola, voir le film ‘Cuba, une odyssee africaine’

 

aloes 18/10/2014 – 18h45

C’était pour eux ce qu’il croyait être une terre de mission …mais oublions dans cette affaire les arrières pensées pour saluer leur engagement vous avez raison

 

Wily S. 18/10/2014 – 12h06

Bravo à la France toujours champion incontesté de la coalition de l’inaction dans la lutte contre Ebola! On a même réussi à se faire dépasser par Mark Zuckerberg et Facebook. On est bien à l’abri avec nos contrôles de température aux aéroports.

 

canard 18/10/2014 – 19h16

Non, non il nous manque un sermon de Zemour, notre très grand penseur national, et une homélie de notre Ségolène et tout sera parfait pour notre parfaite satisfaction… enfonçons les clous dans le cercueil de notre suffisance

 

plainemontagne Hier

arrières pensées de la part de Cuba, je ne sais, mais craignons surtout le manque de mémoire et l’ingratitude des peuples qui voient aujourd’hui ceux qui se dévouent!

 

Pour obtenir quoi Hier

On est communiste où on ne l’est pas. Reste à savoir ce que gagnera Cuba en Afrique pour cette généreuse action.

 

Alxago 18/10/2014 – 12h06

Pour que Cuba sorte de son autarcie, ne pensez vous pas que le blocus qu’elle subit depuis plus de 40 ans serait un premier pas? Ce n’est pas une autarcie choisie, mais un blocus imposé. Quant à la déliquescence de Cuba, il faudrait aussi comparer le niveau de l’éducation et de la santé avec les pays voisins. Rien n’est simple, figurez vous.

 

miro10 Hier

La différence entre Cuba et nos nations, c’est qu’ils n’attendent pas pour intervenir de pouvoir utiliser un brevet sur un médicament élaboré par des labos et que ça leur rapporte. Il ne faudrait pas non plus qu’ebola soit maitrisé par des techniques simples, car cela limiterait trop les possibilités de profit.

 

Uchronik451 Hier

Encore un complot du grand K… il n y a qu un seul complot et c est celui de la Nature qui nous fait naître pour nous emporter dans le néant après nous avoir abreuvé de doutes.

 

6e République : le mouvement s’amplifie !

Un mois après le lancement de notre mouvement, 50 000 personnes ont ainsi signé pour la 6e République sur la page m6r.fr

1 500 personnes ont bénévolement proposé leur aide.

Tout cela est très encourageant pour la diffusion de notre idéal dans la société française : le peuple doit prendre le pouvoir que confisquent aujourd’hui la monarchie présidentielle, l’oligarchie financière et la Commission européenne.

Comme vous vous en souvenez, en prenant l’initiative de lancer notre mouvement j’ai annoncé que celui-ci devrait bien vite s’autogouverner. Une assemblée représentative des signataires devra être constituée. C’est donc une expérience singulière que la nôtre. Je vous propose de la conduire avec méthode et application.

Il faut être fort pour entraîner le très grand nombre dans l’élan que nous voulons créer. Atteindre l’objectif de cent mille signatures, c’est faire de notre mouvement une réalité politique incontestable. Les cent mille signatures une fois réunies, nous aurons tous ensemble l’autorité du nombre pour faire valoir nos propositions. Comme nous avons déjà collecté cinquante mille signatures, si chacun d’entre nous convainc une personne autour de soi, nous atteindrons vite le point que nous visons.

Réunir des signatures, c’est agir. Mais ce n’est qu’un aspect de ce que nous avons à faire. Deux taches se présentent encore devant nous.

Il faut approfondir les idées, élargir notre compréhension de l’intérêt général. Pour cela, rien de plus efficace que l’échange et la discussion argumentée. Avant même l’ouverture du site du réseau social en cours de construction, l’équipe de bénévoles qui a accepté de m’aider pour lancer le mouvement a élargi les possibilités d’expression de la modeste page internet sur laquelle vous avez signé.

Pour que cela soit possible, nous avons commencé à publier les déclarations de personnes de tous horizons, notamment celle de la cinquantaine d’artistes et intellectuels qui ont appelé à la création d’un comité d’initiative du mouvement. Vous aussi vous pouvez aussi envoyer vos courts témoignages vidéos expliquant pourquoi vous voulez une 6ème République à videos@m6r.fr.

D’autre part, pour que le plus grand nombre d’entre vous puisse exprimer ses raisons d’agir, la plateforme m6r.fr  s’ouvre aux commentaires ! Elle est l’embryon d’un réseau social ouvert où chacun pourra partager ses idées, échanger librement, et bientôt même, décider ensemble.

Enfin, de nouveaux outils sont à votre disposition pour continuer à agir pour collecter des signatures :

- un outil pratique permet d’inviter par mail vos amis à signer. C’est très simple et ça ne prend qu’un instant !

- vous pouvez également inviter vos amis à signer à l’aide des réseaux sociaux en utilisant les outils de partage.

Je crois que tous les signataires savent comme moi combien notre action est novatrice. Elle l’est par l’ampleur du but, créer une nouvelle république en France, comme par les moyens d’action participatifs. En même temps, comme elle vient à point nommée. Car le désarroi est si total autour de nous ! Il nous faut montrer un horizon de progrès pour contrer la résignation et la démoralisation. Viennent les jours heureux ! Travaillons-y.

 

Bien amicalement à vous,

 

Jean-Luc Mélenchon

Député ou élu : Comment faire carrière sans mettre un pied dans la vraie vie !

Classé dans: Actualités, Colère noire

Ils ont fait sciences- po, passé ou non un concours de l’administration, regardé autour d’eux… Et finalement trouvé un poste d’attaché parlementaire ou un job dans une collectivité et, pour les plus chanceux ou les plus habiles, dans un « Cabinet ».

Dans ces milieux un tantinet confinés, ils ont pris le virus. Rien à reprocher : la densité d’intelligence y est grande, les sujets d’intérêt nombreux et variés, l’endogamie forte et l’impression d’appartenir à une sorte d’élite pensante, bougeante et agissante, porteuse. L’envie vient d’aller plus loin, de fabriquer soi-même de l’immédiat au lieu de travailler à façon celui des autres, de projeter, d’échafauder, de bâtir ou du moins de l’essayer.

Cinq ou dix ans ont passé, ils entrent à leur tour dans la piscine. Grand bain pour les museaux les plus fins (tenter une élection uninominale, cantonale le plus souvent), moyen bassin pour la plupart (figurer sur une liste municipale ou régionale), pataugeoire pour les encore timides (tenir un rôle dans une équipe de campagne). Ils gagnent ou ils perdent, mais ils demeurent dans cet entre-soi réconfortant où l’on partage les mêmes idées avec pour conséquence de croire toujours avoir raison.

Ceux qui gagnent du premier coup sont les plus à risque : ils n’ont plus seulement le virus, mais la maladie. Grand air, bobine sur le journal après l’avoir eue sur de grandes affiches, ils sont « quelqu’un », c’est à dire déjà plus tout-à-fait eux-mêmes. Les autres retenteront. Ce sera plus ou moins long, plus ou moins brillant, quelquefois péniblement stationnaire, mais ils arriveront quelque part, même si ce n’estpas toujours où ils voulaient.

Le danger maximum vient avec le succès dans une élection où l’on a été parachuté, voire même que l’on a sélectionnée sur la carte si on a eu la chance d’être dans les instances du Parti, d’avoir un mentor de grand renom ou de grand pouvoir, d’être choisi par un qui ne voulait/pouvait pas se représenter.

S’il est élu, le parachuté devient un conquérant. Nul, sur le terrain, ne le connaissait avant, ne sait vraiment quelles études il a faites ou s’il a eu jamais la moindre responsabilité. Son document électoral est son seul passeport. « Engagé dès mon plus jeune âge, j’ai fait mes études de droit, tout en travaillant pour financer mes études » (nombreuses variantes : sociologie, écoles de commerces…). Rien que les citoyens aient partagé ou vécu avec lui,  pas de précision sur le « travail » pour financer les-dites études. Il n’est pas rare, mais pas obligatoire, qu’il s’agisse d’un stage dans le cabinet d’avocat paternel.

J’éxagère, évidemment, du moins dans l’apparence de généralisation. Un nombre non négligeable de ces « porteurs de virus » viennent d’un « milieu modeste » (expression détestable mais que ceux qui sont devenus immodestes utilisent souvent). Ils ont réellement fait effort, passé des concours : ils resteront plus longtemps porteurs sains et pour quelques rares n’auront pas, ou très peu, de signes de la maladie. Le manichéisme n’est pas mon fort : même de milieu immodeste, quelques uns passent à travers les gouttes. J’en connais et je les en remercie.

Après trente ans d’entre-soi, les voilà à leur tour à la tête d’une écurie : député entouré de ses trois assistants parlementaires et de quelques dizaines de congénères faits au moule; maire à la tête de son Conseil et de son Cabinet. .. Beaucoup demeurent au coeur du mouvement qui les a formés. Au PS, cela s’appelle des courants, après avoir été des motions. A l’UMP, cela n’a d’autre nom que celui du mentor, généralement candidat potentiel à la prochaine présidentielle.

Dans cette période, ils apprennent à tuer le père, si ce n’est déjà fait, un exemple récent qui a défrayé la chronique en témoigne. Ils s’agitent aussi pour peu que leur Parti soit celui du Président pour devenir ministre ou secrétaire d’Etat. Peu y arrivent, mais les remaniements sont aussi faits pour ça : élargir le champ des possibles.

Dans cet exercice, deux choix : s’opposer à peine un peu plus qu’il ne faut pour qu’il soit bénéfique de vous enrôler. Être au contraire toujours présent dans la sphère du pouvoir, se rendre souvent au ministère auquel on croit pouvoir prétendre, envoyer des notes, rencontrer les conseillers. Bref, être là, se faire connaître, tout cela n’ayant en soi rien de très grave.

Ce texte n’a d’autre objet que de répondre à un questionnement que j’entends plusieurs fois par jour depuis quelques semaines : comment cela est-il possible ?

« Cela » ? Perdre tout pied dans la réalité, n’avoir plus le sens commun. Agir comme si l’on était au-dessus de la règle la plus élémentaire, ne plus savoir entendre raison ou n’en plus avoir. Je n’ai besoin ni de noms, ni d’exemples : ils ne sont que trop nombreux.

L’explication la plus plausible est la plus simple : ces élus n’ont jamais connu la vie réelle. Entrés tôt dans le tunnel, ils n’en sont jamais ressortis. Compter pour savoir si l’on pourra payer ses deux employés à la fin du mois, si l’on aura soi-même assez pour assumer la scolarité du petit, le loyer… . Suivre de près météo, récoltes et prix des matières premières pour maintenir son exploitation agricole, répondre aux appels les nuits de garde en faisant sur le chemin vers le suivant la revue des traitements qu’on aurait pu oublier, toutes ces heures et ces jours où le réel est dur comme ciment et ou il faut le coltiner sans échappatoire possible, tout cela, ils n’en savent rien.

J’ai pour voisin à l’Assemblée un des deux seuls exploitants agricoles qui y siègent. Il s’y sent sur une autre planète et raisonne d’une manière différente. Pour sûr, il sait ce que payer une facture veut dire ou répondre à une échéance.

On dit bien souvent qu’il faut des jeunes en politique pour régénérer les pratiques et on juge trop souvent les Assemblées ou les Gouvernements à leur moyenne d’âge. Il faut des jeunes, c’est une évidence, pour leur engagement, leur regard, il en faut comme il faut des femmes et plus encore, des élus issus de milieux différents, ayant des expériences différentes. Les jeunes pourtant, entrés tôt dans le tunnel et le gravissant sans interruption, sont plus à risque de comportements « hors sol ». Ils sont dépendants de la politique à tous les sens du terme, y compris financier. A tous, je conseille d’aller voir aussi ailleurs, d’apprendre autre chose, ils n’en apporteront que davantage à la politique et aux causes qu’ils défendent.

La loi sur la parité a eu plus d’un mérite, mais un surtout : faire entrer dans le sérail des femmes qui, par définition, n’en venaient pas. C’est à vrai dire la seule explication pour celles qui « pratiquent la politique (un peu) autrement ». Les pas-jeunes, de même, n’ont pas a priori tous les mérites. L’histoire que j’ai racontée est éminemment valable pour les élus, quel que soit leur âge, à mandat répétitif et le non-cumul dans le temps (pas plus de 3 mandats identiques successifs) devra bien finir par s’imposer.

Il n’empêche que… Dans le choix que vous aurez à faire de l’un ou l’autre candidat à l’une ou l’autre élection, il peut n’être pas inutile de regarder s’il est passé par la case Réalité.

 

 

 

Quelques commentaires
  1. Romain Blachier | 13 septembre 2014 à 18 h 50 min

    La loi sur la parité ne change rien sur ce point: on met juste des professionnelles au lieu des professionnels

    •  

      GUILLOU | 15 septembre 2014 à 15 h 44 min

      Madame, Merci pour cet article éclatant de vérité sur la « réalité » de nos politiques … Ils sont bien loin de la « vie de tous les jours » du français plus ou moins « moyen ».
      Que cela soit enfin dit, écrit n’est qu’une maigre consolation, pour nous qui le constatons chaque jour lorsque nous écoutons les interviews des uns de gauche ou des autres plus à droite, mais une consolation tout de même. Merci

      •  

        CHEVILLARD | 18 septembre 2014 à 13 h 09 min

        Madame,
        « Ils ont fait Sciences Po »… et ils sont entrés dans l’industrie, où ils ont passé leur près de 42 ans de vie professionnelle à construire des usines et des laboratoires, pousser des produits à l’export, embaucher et former des collaborateurs dans des entreprises qui ne devaient rien à l’Etat. Cela existe également, et, je pense, en grande majorité.
        Bien sûr pour ceux-là, le constat de l’inéfficience des politiques « de promotion de l’économie » et autres pôles de compétitivité a été, comme pour vous, une surprise et une déception
        Mais nous ne sommes pas tous de même moule,
        Bien cordialement.
        François Chevillard

    •  

      le-gout-des-autres | 16 septembre 2014 à 7 h 45 min

      Quel rapport avec le contenu global de la note dont l’essentiel ne porte pas sur la parité ?

    •  

      Jacqueline Le Franc | 16 septembre 2014 à 9 h 03 min

      Félicitations pour cet article, intéressant à plusieurs titres.

    •  

      Grangeon | 16 septembre 2014 à 9 h 33 min

      Pas de commentaire à faire sur ce texte où tout est si bien dit.

    •  

      Noël COURTAIGNE | 16 septembre 2014 à 12 h 40 min

      Bravo Madame, pour votre courage, votre vision et bravo aussi de nous rappeler des choses essentielles de la vie et pour cet encouragement à ces « élites » à reprendre pied dans la réalité et à descendre de leur piédestal.
      La pire invention de l’après guerre est l’ENA qui a formé tant de ces « élites » et les a encouragés à regarder ailleurs et à ne pas voir les choses comme elles sont. Si la réalité ne correspond pas à la pensée d’un enarque, c’est la réalité qui a tort.

      Respect !

    •  

      admin | 19 septembre 2014 à 17 h 07 min

      Madame,

      J’ose me permettre de vous dire « bravo » !
      Je pense que c’est la première fois qu’une personnalité du monde politique ose avoir de tels propos et de plus « une femme »

      Comme vous le dites si bien et sans ménagement, si les technocrates de tous bords pouvaient mettre les pieds dans « la vraie vie », être face aux réelles problèmes, je pense que leurs agissements et leurs pensées (en espérant qu’ils en aient) seraient surement différentes.

      Travailler en entreprise et en connaitre toutes les difficultés tant social, commercial, de gestion, cela leur permettrait surement d’être plus en phase avec la réalité et de mieux gérer notre pays !

      Dans l’hypothèse ou vous auriez une date disponible lors d’une de vos venues à Paris, je serai ravie de vous convier à un déjeuner proche de l’Assemblée nationale.

      J’espère avoir un retour de votre part, au grand plaisir de vous rencontrer.

      Veuillez agréer, Madame, mes sincères salutations.

  2.  

    sylvie | 13 septembre 2014 à 19 h 49 min

    1) A mon sens les plus dangereux sont ceux qui essaient de nous faire croire qu’ils sont connectés avec la réalité

    2) l’élite pensante ferait bien de panser ?

  3.  

    Un partageux | 13 septembre 2014 à 21 h 16 min

    Si l’on tolérait trois mandats successifs, il suffirait au politicien professionnel de faire par exemple trois mandats de maire, puis trois mandats de député, puis trois mandats de président de conseil général, puis trois mandats de sénateur. De simples changements d’affectation dans une carrière homogène…

    Non, si l’on veut en finir avec les politiciens professionnels il faudra être beaucoup plus sévère et limiter le parcours élu à deux mandats sans tenir compte de la nature de ces mandats. Et, c’est très important, rendre inéligibles à vie les personnes qui travaillent pour les élus parce que c’est la seule manière d’en finir avec cette endogamie funeste.

    Je me souviens d’une conversation avec un socialiste professionnel qui commençait alors sa carrière. Je dis à notre jeune attaché parlementaire qu’il serait bon de compter des ouvriers parmi les élus car ils savent les conséquences des décisions concernant le monde du travail. Notre jeune attaché qui, de son propre aveu a merdouillé une maîtrise de droit obtenue d’extrême justesse, de se récrier : c’est pas possible, il faut avoir fait des études ! Il ne savait pas que les deux ouvriers / employés qui lui faisaient face avaient pour l’un un DESS et pour l’autre un DEA et une thèse de doctorat en cours mais c’est accessoire… L’important est ce mépris affiché pour la majorité de la population.

  4.  

    Alain | 13 septembre 2014 à 21 h 21 min

    C’est hélas, oui, la manière dont beaucoup de porte-serviette se retrouvent un beau jour avec un portefeuille.

  5.  

    Alain | 13 septembre 2014 à 21 h 24 min

    C’est hélas, oui, la manière dont des porte-serviette se retrouvent un jour avec un portefeuille.

  6.  

    Michèle Delaunay | 13 septembre 2014 à 23 h 03 min

    Je viens de supprimer le premier membre de phrase de la première phrase de ce post. Certains de nos jeunes ne se sentaient pas à l’aise. Je ne mets aucunement en jeu leur engagement, mais ce qu’il peut devenir : hors sol, et eux mêmes n’être plus ce qu’ils étaient en commençant.
    Comme je le fais toujours dans la vie réelle : leur conseiller d’entrer dans un métier de leur gout avant d’entrer en politique.
    je crois que la politique doit être le fruit d’une expérience de vie, pas son a priori. Je crois au réel, à la vie, à la mort, à la force de l’esprit et même, comme Mitterrand aux forces de l’esprit.Je mets à égalité la fébrilité de la jeunesse et la maturité quel que soit l’âge où elle survient.
    Mais je déteste ce tunnel où certains sont enfermés, en posant des regards négligents sur le réel par de petites meurtrières, généralement médiatiques.

    •  

      Max | 15 septembre 2014 à 18 h 58 min

      Oui les exemples sont nombreux de cette maladie de la politique Française. Sénateur/maire franc maçon, administrateur d’une banque avec des jetons de présence, puis ministre, tout çà pour un seul homme…
      Si on fait le rapport à la population avec celui des Etats-Unis, on devrait avoir en France 90 députés et 20 sénateurs. Les politiques sont ici soit originaires de la fonction publique et n’ont jamais été payés par un client, soit n’ont jamais travaillé, et ont pour beaucoup un diplôme, licence de droit ou d’histoire qui ne présume ni de leur compétence ni de leur aptitude à la gestion des affaire publiques. Ils sortent de la couveuse simplement.
      Aux Etats-Unis, ce sont avant tout des hommes d’affaires…. Le résultat n’est pas le même

  7.  

    Gérard Bouquet | 13 septembre 2014 à 23 h 51 min

    Bravo Madame Delaunay, pour ce remarquable réquisitoire, contre ces apparatchiks, qui mettent la République en danger!.

    •  

      thierry | 15 septembre 2014 à 16 h 12 min

      bravo pour ce langage de vérité et qui renvoie à ce que nous vivons au quotidien car nos elus sont pour la plupart a des années lumière de la vraie vie, ils ne connaissent pas les prix du quotidien encore moins le quotidien des dizaines de millions de Français qui n’en peuvent plus et vont tout droit dans les bras du fn
      je gagne 1350 euros net vit seul et doit payer 700 euros d’impots par an : voila la reussite de hollande et des precedents

      •  

        Jacques Tomasi | 15 septembre 2014 à 21 h 52 min

        Bravo chère camarade

        Depuis des années je me bats dans ma fédération pour la prise en compte d’une diversité sociologique les salariés du privé dans les listes sans succès

        Un jour après avoir reçu des syndicalistes en lutte au bureau fédéral du PS un de ces purs produits du tunnel dont tu parles déclarait « mais tout le monde est syndiqué au PS c’est dans les statuts » je n’ai pas pu m’empêcher de lui rétorquer « c’est vrai d’ailleurs au BF tout le monde l’estuaire la moitié au syndicat des eaux et l’autre au syndicat de déchets » mon humour à fait ricaner mais m’a fait juger impertinent car peut être trop pertinent

        Merci pour ton tableau si réel

  8.  

    Chris | 13 septembre 2014 à 23 h 52 min

    La seule façon d’obtenir des élus qui soient représentatifs de la société dans son ensemble c’est le tirage au sort, le reste au mieux de la démagogie mais bien souvent une dictature larvée

  9.  

    Vovor Stéphanie | 13 septembre 2014 à 23 h 55 min

    Merci pour ce texte, qui confirme ce que ressentent beaucoup de militants de « base », tels que moi.

  10.  

    Eros Sana | 14 septembre 2014 à 3 h 48 min

    Excellent.
    Je suis Ecolo, j’ai fait mon droit en travaillant (veilleur de nuit, nettoyeur industriel, commercial) en dehors du cabinet de mes parents: ils n’en n’ont pas. J’ai grandi en banlieue en HLM. Suite à mon diplôme j’ai travaillé dans le public et dans le privé. Après avoir été près de 7 ans attaché parlementaire, je suis revenu dans le privé, j’ai confondé un journal en ligne aujourd’hui lu par des centaines de milliers de gens et parcoure la France et le monde pour dénoncer les inégalités. Et ce en continuant à militer sur le terrain étau sein du mouvement Ecolo. Je refuse le tunnel. Pourtant les partis de gauche ont perdu le combat culturel qui fait que leurs cadres et cadres intermédiaires n’ont plus de contact avec le monde réel et sortent tous du même sérail.

  11.  

    Marie-Laure Meyer | 14 septembre 2014 à 6 h 46 min

    Mais ceux qui ont commencé la politique a 35 ans, sans statut de fonctionnaires, le paient très cher : emploi précarise, perte de retraite, vie de famille asphyxiée soirs et week-end, face à un monde politique qui se la joue de réunions en réunions.
    Et,pour ceux qui comme moi ont eu le privilège d’incarner les élus à abattre de la république – nanterre 2002 – pas de reconnaissance de la sécurité sociale ni de la république : se faire tuer en fonction n’est pas un accident du travail.
    Alors oui ces petits jeunes sont des professionnels des congrès et des médias, pas de la vie quotidienne, mais ils répondent à l’appel du vide car ceux de la vraie vie n’ont plus les moyens de participer.

    •  

      Ysabeau | 15 septembre 2014 à 13 h 44 min

      Emploi précarisé dites-vous ! Ouvrez les yeux, lisez l’actualité, c’est le lot de tous avec ou sans mandat électoral. Quitte à se plaindre, évitez de vous plaindre de ce qui est le lot commun de tous (6 millions de chômeurs ça vous dit quelque chose ?).

      Pour le reste, il faut, à l’évidence, inventer un statut pour les élus qui leur permettent de ne pas se professionnaliser dans la chose politique et d’avoir une vrai vie professionnelle en dehors. Et, évidemment, limiter le nombre maximum de mandats électoraux dans une vie, toutes fonctions confondues, pour élargir la population des élus qui sont les représentants du peuple (ce que l’on a un peu tendance à oublier). Trois, quatre mandats par exemple.

      Et bien sûr… interdiction de cumul des mandats. C’est aussi cela qui empêche les élus de garder un pied da

      •  

        Ysabeau | 15 septembre 2014 à 13 h 47 min

        Oups, doigt qui glisse.
        Je termine : et bien sûr… interdiction de cumul des mandats. C’est aussi cela qui empêche les élus de garder un pied dans la vie réelle car on ne peut pas représenter correctement les gens au Parlement, assurer la bonne gestion d’une commune, siéger au Conseil régional, que sais-je et en même temps garder un contact même minimal avec le monde environnant. D’ailleurs je ne vois déjà pas comment on peut être à la fois maire d’Amboise et député de la Réunion (ce qu’avait été Michel Debré des mandats durant, il y a en a tant d’autres).

        •  

          Marie-Laure Meyer | 15 septembre 2014 à 14 h 59 min

          @Ysabeau
          oui il y a six millions de chômeurs et aucun d’eux ne pourra exercer de responsabilités d’élu car c’est quasiment impossible à concilier sauf si on a un conjoint sponsor ou si on est chômeur et rentier, ce qui est assez rare.
          La place aujourd’hui tenue par tous ces jeunes engagés précocement et qui ont consacré leur temps professionnel à la politique vient de la désaffection de tous ceux qui, salariés du privé ou indépendants gagne-petit, et sans sponsor, ne peuvent s’offrir le luxe de prendre le temps nécessaire pour exercer un mandat.
          Et l’augmentation dans les conseils municipaux du nombre de retraités est symétrique pour le mêmes raisons et bien plus élevée que la transition démographique chère à Michele Delaunay.
          Ne vous inquiétez pas, certains, dont je suis, ont sacrifié leurs retraites à la cause de l’emploi et du chômage. Et ont parfois du abandonner quand ils n’ont plus eu les moyens. Mais il ne suffit pas de fustiger les élus et de faire des raccourcis : sur les 500 000, seuls les parlementaires et les président d’exécutifs ou maires de grande ville gagnent plus que de 2 fois le SMIC.

  12.  

    fanchon | 14 septembre 2014 à 7 h 11 min

    bravo, Michèle ! tout est dit. Mais entendu ?

  13.  

    Blondin | 14 septembre 2014 à 9 h 17 min

    Vivre de la politique et non plus pour la politique est le meilleur moyen d’arriver à la situation que vous décrivez si justement . Tout est fait pour que l’Ego de ces femmes et hommes politiques soit surdimensionné . Comment faire pour que les vrais citoyens , vivant dans la réalité , puissent accéder aux décisions ?
    Le tirage au sort ?
    Cette impuissance politique qui nous rend tellement désabusés, ne les questionne même pas, ils se satisfairont de leur illégitimité avec bientôt des taux de participation ridicules aux élections

  14.  

    Stéphane GASSE | 14 septembre 2014 à 9 h 33 min

    Merci pour ce billet, qu’il fait du bien d’entendre ce que je répète depuis longtemps !
    Merci Madame,

  15.  

    Sunny Paris | 14 septembre 2014 à 9 h 44 min

    Très bon article et c’est probablement pour ça qu’il faudrait introduire en partie (ou intégralement) le tirage au hasard des députés (éventuellement sur un corp de volontaires). Pour éviter l’auto-reproduction et enlever la possibilité de ne travailler que pour sa réelection.

    •  

      Laurent | 15 septembre 2014 à 13 h 36 min

      Proposer aux consommateurs de jeux de hasard et aux autres, d’être tirés au sort comme représentants politiques me semble préférable que de leurs proposer de nouveaux jeux toujours plus débiles et addictifs .
      Cela éviterait les carrières dans la politique et permettrait d’avoir des représentants représentatifs.
      En attendant que les professionnels de la politique se décident à partager leur fromage (chose qu’ils ne semblent pas pressés de faire) l’abstention (électorale mais aussi économique par le travail au noir jusqu’à la faillite de l’état qui les nourrit) sont le recours de l’individu isolé face à cette caste.
      Etant donnés les moyens de contrôle mis à leur disposition par les technologies, je doute que cela soit faisable. Il est par contre tout à fait possible de ne pas faire d’enfants de ne pas s’endetter de ne pas faire d’études payantes et surtout de remplacer les jeux de hasard et la consommation par l’ apprentissage et la création.

  16.  

    Eric | 14 septembre 2014 à 10 h 37 min

    Un article très intérressant sur la génèse des carrières politiques ou étatiques, sa lecture ne peut que renforcer notre sentiment que quelque chose ne tourne plus rond dans notre beau pays.
    Nous détenons quelques records en la matière qui ne nous aident pas vraiment à remodeler notre gestion de la Cité, l’ENA (la mère de tous les vices amha), 36000 communes, un millefeuille de collectivités et d’administrations, jusqu’à 577 députés alors que la 5eme république n’est plus qu’un régime hyper-présidentiel qui à très mal vielli depuis 58.
    Certains appellent à la refondation de la république, mais je pense que nous n’y parviendrons jamais (ou bien très tardivement), trop d’obstacles, trop d’intérêts partisans, des partis ou des hommes/femmes en politique avec pour seul centre de gravité leur nombril.
    Malgré notre histoire et notre place exceptionnelle parmis les sociétés les plus avancées, nous vivons des temps difficiles car nous avons perdu l’essentiel, à savoir le courage et le sens du bien commun.

  17.  

    Fredde | 14 septembre 2014 à 10 h 38 min

    Vous pensez à un exemple récent, et même peut être deux ?

  18.  

    BEDINI Sébastien | 14 septembre 2014 à 10 h 57 min

    Chère Michèle

    je partage votre constat, peu on déjà mis un pied dans le privé. Certains devraient faire des stages de vie réelle avant d’être élu

  19.  

    Klaus | 14 septembre 2014 à 10 h 58 min

    la quintessence de ce qu’écrit Michèle Delaunay: tout responsable politique devrait avoir une vraie expérience professionnelle et de vie en dehors d’un parcours limite au politique. Ne connaitre que université -grandes écoles- science po- concours collectivités territoriales ou assistant parlementaire – cabinet ministériel sans avoir travaille pendant un minimum d’années dans la vraie vie » n’est pas bon. Michèle a vécu le réel de la vie par un parcours de 40 ans de médecin hospitalier, elle parle d’un collègue agriculteur qui a une autre approche que les politiciens professionnels. Tout ceci est un encouragement de ne pas se concentrer exclusivement sur une carrière politique qu vous rend dépendant du parti, des courants-écuries et ceci ne correspond pas au profil idéal d’un responsable politique indépendant intellectuellement et matériellement. quelqu’un qui a travaille pendant des années dans une entreprise ou dans un profession libérale ou hospitalière ou autres filières non politiques sait mieux ce que peut être l’impact d’une loi ou d’une mesure.

  20.  

    Vallet JP | 14 septembre 2014 à 11 h 33 min

    Bravo Madame c’est bien vu !

  21.  

    styl | 14 septembre 2014 à 12 h 34 min

    La « Vraie vie »: confrontation aux emmerdes ; à la maladie et la mort – si on s’en sort, on peut – peut-être… – aider les autres.s

  22.  

    SM | 14 septembre 2014 à 12 h 41 min

    Supprimons l’ENA et les corps, et ce pays pourra respirer!

    Merci pour ce texte!

  23.  

    Sophie Pons | 14 septembre 2014 à 14 h 35 min

    Bref… des gens qu’on a du mal à appeler « camarade » !
    (sauf en réponse fighty à leur cynisme, of course)

    Comment demander aux citoyens d’aller voter pour ceux qui font honte même aux derniers militants sincères du PS ?

    Un sérail qui se délite, avec un rapport au réel qui navigue entre trouille et arrogance. Jolis souliers, manières précieuses et barbe ridicule ne chassent pas l’odeur tenace de naphtaline !
    Falots, méprisants, dénués de charisme, planqués derrière un élitisme de façade… « bling bling » à droite, « intello » à gauche, mis tout ça c’est au mieux « médiocre » ! Et les français en font les frais : en politique comme ailleurs, si on embauchait vraiment les meilleurs, le pays n’en serait pas là.

    Malgré lois et déclarations destinées à renouveler le stock de militants « de base » (en priant pour qu’ils lâchent l’affaire une fois qu’ils auront eu leur selfie avec un élu !), il n’y a aucun renouvellement de la classe politique (qui malgré beaux salaires et godillots lustrés en manque cruellement… de classe !).
    Comment tirer sur la fille Le Pen quand le PS n’est qu’une « grande famille » au sens où la loi sur la parité a juste permis de faire embaucher épouses, soeurs, maitresses et filles de grands hommes, et quand le « rajeunissement » n’est que la version socialo-compatible du bon gros piston familial décomplexé et assumé de la droite : il s’agit toujours pour le sérail de caser gosses et cousins de province qui n’auront jamais à prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Et chaque bonne vieille famille de souche ou pas de dispatcher ses ouailles dans différents partis pour être sûre de continuer à peser en restant « notable » au fil des générations et des scrutins.

    Merci d’expliquer clairement à tous pourquoi et comment il y a péril en la recette !
    Cette génération d’élus venus se servir et gérer les intérêts de leurs semblables ne nous intéresse pas.
    On suppose au vu de certains cursus qu’une partie serait probablement aptes à gérer… tous savent à peu près « communiquer » (le nerf de la guerre ! mais pour ces comédiens nés, il suffit de payer les conseils qui jonglent avec les concepts au gré des bourrasque d’une opinion qu’ils modèlent pour mieux la modéliser) mais tous sont parfaitement déconnectés… d’une arrogance folle : prêts à déconner grave.
    Trop peu méritent d’exercer le pouvoir.
    Les citoyens en boudant les urnes et les partis politiques le savent.

    #AyezConfiance?

  24.  

    David53 | 14 septembre 2014 à 15 h 59 min

    Enfin une femme politique lucide ! Le PS et l’UMP transmettent tous les deux ce virus. Pas le FN. Ce qu’il faut supprimer ce n’est pas l’ENA mais Science Po Paris, repaire d’ambitieux prêts à tout pour réussir une carrière politique et façonnés par les hommes politiques que vous décrivez qui leur donnent des cours et des leçons inaugurales ou pas…
    Lorsque j’étais étudiant, juste après la dissolution de Chirac, je me suis rendu au MJS pour adhérer. J’ai été reçu par deux ou trois jeunes « socialistes » ricanant qui m’ont fait comprendre que je n’étais pas le bienvenu. Car pour gravir les échelons dont ils rêvent toutes les nuits, mieux vaut éviter de multiplier le nombre de militants qui deviendraient peut être un jour des concurrents.
    Vous avez raison sur ces gens modestes devenus immodestes qui prétendent défendre des valeurs de gauche. Je préfère mille fois des gens comme vous ou Emmanuel Macron car vous assumez votre richesse sans vous justifier par des pseudos-origine modestes ou des boulots d’étudiants.
    Une question Mme Delaunay : tiendrez -vous les mêmes propos sur une chaîne de TV ou dans la presse ? Le manque de courage, c’est aussi une maladie des hommes politiques…

  25.  

    Jean-Laurent Félizia | 14 septembre 2014 à 16 h 03 min

    Beau billet ! Belle synthèse mais comment sortir de ce marasme ? Celles et ceux qui proposent lois et textes seraient bien trop honnêtes pour changer les règles. Membre d’EELV dans le Var et Conseiller Municipal sans ressort pour ma commune puisque dans l’opposition, je désespère de voir ma vision de responsable de PME modélisée à la vie politique (perspectives annuelles, objectifs concertés, consultation démocratique, contrôle de gestion). Non, malheureusement, je crains qu’il faille passer par un chaos politique (que je ne souhaite pas néanmoins). Un vrai changement serait de sortir de cette monarchie constitutionnelle et de repenser par une constituante avec/pour les citoyens, les règles de vivre-ensemble contre la fatalité et la résignation !

  26.  

    Roger MORIN | 14 septembre 2014 à 17 h 05 min

    Merci beaucoup pour cet excellent billet. A titre d’échange, je me permets de vous faire part d’un article que j’ai récemment publié sur cette question:http://www.lettreducadre.fr/9465/professionnalisation-de-la-vie-politique-un-danger-pour-la-democratie/#.U_HBDpyjkdY.facebook
    Bien cordialement.
    Roger Morin

  27.  

    Yasmar | 14 septembre 2014 à 17 h 50 min

    Le problème étant toutefois que dans les besoins de régulation économique complexe qui sont les nôtres, le fait de dépendre de la réalité du quotidien ne permet pas toujours d’envisager avec assez de forces ce qu’il faudrait faire. Car le réel et ses pratiques sont si complexes (« régulation financière notamment) que la vie réelle n’est d’aucun secours. Alors l’élu certes « les pieds sur terre » devient captif de la technostructure.

  28.  

    Denis Huneau | 14 septembre 2014 à 19 h 56 min

    Excellent texte.

    Il y a trois fautes de frappe : science po- sans « s », éxercice – avec un « é « , parachutée – avec un « e » de trop.

    La dernière m’a fait penser un instant que seules les femmes politiques pouvaient être « hors sol ». Ce serait un abus de penser manifeste.

  29.  

    Guy CHAMPAGNE | 14 septembre 2014 à 20 h 42 min

    Oui Madame, vous dites si bien ce que nous sommes nombreux à penser qu’on se dit qu’on aurait dû l’écrire soi-même plus tôt, si l’on en était capable.
    Merci de tout coeur une fois encore.

  30.  

    Maxence | 14 septembre 2014 à 21 h 52 min

    Belle analyse Mme Delaunay.
    Rien ne change jamais ou bien trop lentement. Nous sommes encore comme à l’époque ou l’on confiait des charges à de jeunes courtisans sortis du nid qui n’avaient d’autres aspirations que d’être récompensés par le roi en retour de leurs ronds de jambes bien faits.
    La vie et la pratique politique doivent se réformer. Laisser sa pleine place à la société civile dans la représentation nationale.
    Les français sont las de ce jeu de cour qu’ils supportent de plus en plus mal. Débutants malhabiles, menteurs sans morale et donneurs de leçons, intrigants, favorites, fastes et apparat de représentation alors qu’ils se serrent la ceinture : tout ceci est trop,tout ceci est insupportable.

  31.  

    Fanch | 14 septembre 2014 à 21 h 55 min

    Extrêmement bien vu !

  32.  

    Claire | 15 septembre 2014 à 7 h 37 min

    Excellent, ce billet! C’est si vrai. Merci à vous, Madame Delaunay. Mais comment faire pour changer toutes ces règles puisque ce sont les députés qui les votent pour eux. Pas fous, ils ne vont pas se tirer dans le pied.
    Pas d’accord avec 3 mandats successifs (15 années, c’est beaucoup trop!). Même le renouvellement « une fois » suffit pour qu’on parle de cumul dans le temps.
    A quand un Statut de l’élu? cela permettrait à toutes les diversités professionnelles de siéger à l’AN sans être envahi d’avocats d’affaires ou de fonctionnaire: déséquilibre néfaste au bon fonctionnement de représentation démocratique.

  33.  

    FrédéricLN | 15 septembre 2014 à 8 h 18 min

    Bravo, bravo, bravo (et au presque toujours excellent Romain Blachier, je suggère de relire son commentaire et la phrase qu’il critique ;-) ). J’ai eu la chance de militer dans un parti dont le principal responsable, et une grande partie des leaders, vivent dans la vie réelle comme petits entrepreneurs, professionnels indépendants ayant d’autres clients que le monde politique, ou salariés, et je peux témoigner de l’excellente ambiance que cela apporte : quand on discute de sujets de fond, on parle de situations réelles et on fait des propositions qui pourraient marcher (≠ contrat de génération, ≠ défiscalisation des heures sup, ≠ etc.). Cela a cependant un inconvénient collatéral : ce parti n’accède pas au pouvoir ; ses propositions restent lettres mortes (sauf parfois à l’échelle locale, ou dans quelques zones d’ombre que négligent les médias, donc les politiques). Il me semble donc que pour arriver au sommet de la pyramide d’État, il faut précisément suivre à plein temps le chemin, subtil et servile, que vous décrivez, Madame. Il y a bien sûr, en principe, une autre voie, celle de l’élection, par la majorité du peuple, de candidats qui ne seraient pas produits par le sérail, des candidats avec expérience de la vie réelle et du contact avec les électeurs, mais sans grande expérience des ficelles de l’Etat ; comme ceux du M5S en Italie, animé par des valeurs honorables mais une ambition destructrice et chaotique, ou ceux du Front National en France, aux ambitions honorables mais aux idées chaotiques et aux valeurs destructrices. D’où pourra venir un peu d’espoir ?

  34.  

    Michèle | 15 septembre 2014 à 8 h 53 min

    Ce billet est le 17ème de « Il faut aimer la politique ». Quelques uns sont apparus sur le blog. Demain peut-être un petit livre brulot, sans « révélation » ni dénonciation mais avec la volonté ferme de faire évoluer la politique.

  35.  

    Berlu | 15 septembre 2014 à 8 h 53 min

    Ce que vous dites est tellement juste …..

  36.  

    ERICK HENAULT-COLLE | 15 septembre 2014 à 9 h 23 min

    Constat d’une professionnalisation du «Personnel» politique sous dépendance addictive qui privilégie la Compétition individuelle larvée contre la Collaboration partagée.

    OUI au mandat unique avec non cumul des mandats simultanément
    OUI au non renouvellement plus de 2 fois d’un même mandat

  37.  

    Vincent Soulage | 15 septembre 2014 à 9 h 23 min

    Il y a bien longtemps (dans les années 70), les socialistes ont su s’ouvrir à d’autres espaces militants (syndicaux et associatifs surtout) et renouveller leurs cadres puis engranger des succès électoraux.
    Aujourd’hui, le renouvellement se fait surtout en interne, avec des barons qui choisissent les membres de leurs cabinets pour leur succéder (voyez Grenoble) ou un parti qui parachute des apparatchiks (cf la répartition des circonscriptions de l’étranger pour l’UMP).
    Mais quand EELV a tenté cette ouverture, ça a tourné au copinage. (quand ce n’est pas le vaudeville).
    De quoi être démoralisé alors que je milite au PS depuis 25 ans (et je n’en ai pas encore 40).
    Ca fait plaisir de lire des propos d’une telle liberté.

  38.  

    Patrick RÖDEL | 15 septembre 2014 à 9 h 37 min

    Quel plaisir que de lire votre texte, et qu’il est salutaire dans les moments désespérants que nous sommes en train de vivre ! En pleine sympathie d’idées.

  39.  

    francis | 15 septembre 2014 à 10 h 01 min

    bravo !

    pour cette fois, je suis pleinement d’accord avec vous !

  40.  

    Aldo | 15 septembre 2014 à 10 h 35 min

    Bonjour,

    Un billet qui fait l’unanimité ou presque, qui répond j’imagine aux préoccupations de nombreux sympathisants de gauche et citoyens tout simplement.

    Ce matin sur Inter Laurent Fabius disait la même chose : « je dis aux jeunes qui veulent faire de la politique que la politique n’est pas un métier ».

    Et pourtant moi je vous écris, bien au chaud dans mon cabinet, petit diplômé de Sciences-Po Paris qui rêvait de vivre pour la chose publique.

    Bien sûr, la gauche au pouvoir dans les collectivités depuis les années 2000 a multiplié les postes de conseillers et collaborateurs en tout genre, générant peut-être certains abus. De fait, les tôles électorales successives auront rapidement fait le ménage…

    Mais alors que les français morflent et commencent à se regardent en chien de faïence, il y a quelque chose d’un peu malhonnête à pointer du doigt une catégorie, sans prendre le temps de la définir avec exactitude.

    Que nous proposez-vous ? D’aller dans le privé, soit. Je ne vois pas en quoi devenir « manager » dans tel ou tel secteur nous aidera. Par ailleurs dès lors qu’il est question d’argent, ne vous attaquez pas aux petits avant de vous être occupé des gros ! Soyons transparent sur ce que gagne chacun, les petits collaborateurs d’élus auront beaucoup à y gagner.

    Je suis profondément d’accord avec l’idée que le statut de salarié dépendant du politique est dangereux. Cela cristallise une classe politique focalisée sur les enjeux électoraux, notamment locaux, au détriment de la constitution d’un parti socialiste fort et vraiment représentatif des classes populaires.

    Pour autant, les partis politiques continueront à avoir besoin de permanents, et ce ne sera jamais un problème pour les partis de droite. A vous grands responsables politiques de gauche d’organiser le turn-over des permanents dans le parti et dans ses satellites !

    Quant au fait de ne pas être en contact avec la réalité, cela ne s’applique pas à tous les collaborateurs d’élus, fussent-ils dîplomés de Sciences-Po : la jeune directrice de cabinet d’un maire d’une petite ville appelée en pleine nuit suite à un incendie et qui doit reloger des familles pauvres, le jeune conseiller en agglo ou région qui doit travailler avec les représentants syndicaux d’une usine en difficulté, et tous les collaborateurs qui se prennent toute la journée en pleine figure la misère sociale à travers les demandes désespérées de logement et d’emploi…

    Certains jeunes militants ont voulu vivre leur engagement à fond. Cela ne veut pas dire vivre DE leur engagement. Etre collaborateur d’élu cela se paye parfois au prix fort, demandez à ceux qui sont partis à Pôle Emploi après les Municipales. Cela veut dire vivre POUR leur engagement. Est-ce la meilleure voie ? La vérité c’est que des individus qui cherchent du sens dans leur vie professionnelle sont aujourd’hui en grande souffrance dans la France du XXIème siècle !

    •  

      tdhaut | 15 septembre 2014 à 19 h 09 min

      « D’aller dans le privé, soit. Je ne vois pas en quoi devenir « manager » dans tel ou tel secteur nous aidera. »

      O que si cela aidera !
      Vous aurez l’occasion, à la pause café, de croiser celui qui ne veut pas partir à la retraite à cause du faible montant de sa pension, celui à qui on vient d’annoncer qu’il est sur la liste des départs, celle qui à eu une augmentation de 2% depuis 15 ans, ceux qui sont emmerdés parce que l’entreprise déménage à 50 km…
      Vous aurez peut être face à vous le fournisseur auquel vous venez de retirer la moitié de son chiffre d’affaire, vous aurez peut-être des nuits blanches si votre principal client vous fait défaut, vous constaterez la réalité de l’administration, les difficultés juridiques, financières des entreprises,… et j’en passe
      Certes, au sein des cabinets on peut être confronté à toutes ces difficultés ou d’autres, mais cela n’est qu’accessoire, partiel et fugace ! Dans la « vraie vie » c’est le principal.
      Cela n’enlève rien à la valeur de beaucoup de ceux qui s’engagent dans la vie politique très tôt et qui voient des situations difficiles.
      Le mieux pour vouloir améliorer la vraie vie des citoyens, c’est de l’avoir vécu non ?

    •  

      CMorin | 19 septembre 2014 à 19 h 19 min

      Bonjour, même si je souscris totalement au billet de Michèle Delaunay, je suis assez d’accord avec vos précisions. J’ai eu la chance de participer aux élections municipales de ma ville cette année, j’ai pu voir de plus près le travail de certains élus, notamment conseillers régionaux et député, et effectivement leur quotidien n’est pas si doré qu »il semblerait.
      Après, il y a une phrase qui m’a attiré l’attention : « D’aller dans le privé, soit. Je ne vois pas en quoi devenir « manager » dans tel ou tel secteur nous aidera. »
      Et pourquoi tout de suite manager ? Il y a également le même problème dans les entreprises avec les diplômés qui arrivent directement à la case « manager ».
      Perso j’ai un bac +5 mais j’ai commencé par un poste de technicien-ingénieur, pas manager… et il n’était aucunement question pour moi que ce soit autrement. Et j’en suis très content : pour les autres, et surtout pour moi.
      Aujourd’hui je travaille beaucoup dans l’accompagnement de managers en entreprise et l’une des causes de burn-out est celle-là : de mettre en postes de responsabilités des gens qui ne connaissent pas suffisamment le terrain et qui sont submergés… Ils arrivent avec leurs théories et se mettent à dos rapidement les personnes qu’ils encadrent, tout en subissant la pression de leur hiérarchie…
      Et donc c’est avant tout pour vous protéger que vous devriez passer par le terrain en premier, vous seriez beaucoup plus proches des gens, plus crédibles, vous vous sentiriez beaucoup plus à l’aise, et certainement que le pays fonctionnerait mieux, de manière plus cohérente, plus réelle et plus raisonnable…
      Alors oui, il faut passer par le terrain. Une des solutions pour les hommes politiques pourrait être une forme de détachement pris en charge par l’état, détachement à durée limitée.

  41.  

    Blocquaux | 15 septembre 2014 à 10 h 49 min

    Merci de ce texte que je vais intégrer à la réflexion globale que nous engageons au sein de la section rémoise du PS.

    J’aimerais que vous poursuiviez la réflexion à propos de ceux qui se réclame du « PEUPLE » comme terme fourre tout et multiforme. Il suffirait d’en être issu (mais qui n’en est?) pour détenir la vérité… en oubliant d’un seul coup les multiples variantes régionales, sociales, religieuses, économiques et culturelles.

    Les majorités électorales ne sont que la sommation d’avis divers et parfois antagonistes à un moment donné.

    Comment construire une majorité d’idées?
    Peut-on construire la même majorité sur les multiples sujets intéressants la société?
    Qui est apte à fédérer et à porter ces idées politiques pour le bien d’une majorité d’entre nous?

  42.  

    francis | 15 septembre 2014 à 10 h 51 min

    je me suis permis de lier votre article dans mon blog
    en y ajoutant un commentaire élogieux.

    http://bifaceb.unblog.fr/2014/09/15/des-politiciens-pro/

  43.  

    Michèle | 15 septembre 2014 à 11 h 29 min

    David, comment pouvez vous écrire « pas le FN » qui est d’abord constitué d’un petit sérail d’apparatchiks dont on voit le compétences en pratique dans une ville comme Hayange.

  44.  

    Pierre | 15 septembre 2014 à 11 h 32 min

    Bonjour,

    Et qu’en est-il des dynasties en politique?
    N’y rencontre t-on pas les mêmes problèmes?
    Papa était haut placé (parité?), on évolue alors déjà dans ce milieu puis on a plus qu’à récupérer son nom, ses amitiés, ses réseaux et le tour est joué.
    Dans ce cas où est la confrontation au « réel » dont vous parlez?

    Et lorsque l’on possède un patrimoine déclaré (et non pas évalué) dix fois supérieur à la moyenne nationale (moyenne très élevée due à l’importance des inégalités dans ce domaine) peut-on toujours dire qu’on est en contact avec la « réalité »?

    Je suis désolé mais je ne crois pas nécessairement que le fait d’avoir exercé une activité professionnelle avant d’entrer en politique serait la seule solution aux problèmes de nos politique.

    Pierre.

  45.  

    Michèle | 15 septembre 2014 à 11 h 34 min

    je suis étonnée que les jeunes qui se sont dit blessés, ou qui se sont sentis (à tort) visés ne débattent pas ici mais sur les comptes twitter ou facebook de leurs semblables. Ne vaut-il pas mieux débattre entre personnes de différents points de vue ?
    Je redis et redis que j’ai n’ai aucunement visé les jeunes, dénigré leur engagement, mais les risques qu’ils encourent à se concentrer uniquement sur le champ et le milieu politique. Je sais par expérience qu’une journée d’hôpital n’a rien à voir avec une journée de députée, non que l’une soit plus légère que l’autre, les deux sont bien souvent archi-pleines mais tout simplement, elles ne sont pas de même nature.

  46.  

    Michèle | 15 septembre 2014 à 11 h 35 min

    je précise que ce blog n’est jamais filtré. Ce n’est que pour une raison technique que les commentaires ne s’affichent pas immédiatement.

    Des commentaires ont exceptionnellement été supprimés s’ils étaient diffamatoires ou orduriers

  47.  

    Raphaël | 15 septembre 2014 à 12 h 33 min

    Ce que vous dîtes est terriblement vrai. Nous aurons besoin de personnes comme vous pour faire passer le non-cumul des mandats. Et non-cumul dans le temps aussi (deux mandats, pas trois) !
    Il faudrait que M. Hollande soit à la hauteur des espoirs qu’il a engendré en 2012. Des députés comme vous pourront changer la donne, d’où qu’ils viennent. Mais il va être grand temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière, sinon ce ne sont que des mots.

    J’ai participé à la campagne présidentielle, en aidant bénévolement rue de Solférino et rue de Ségur. Quelques semaines m’ont suffit pour être « purgé » par un jeune responsable en communication, déjà à l’entrée du Tunnel. Usurpation d’identité et diffamation. Pourquoi ? Juste pour se faire les dents. Jouer aux grands. Éloigner les idées trop différentes.
    Et ainsi, des personnes qui fourmillent d’idées et qui veulent vraiment changer le pays, gratuitement, sont repoussées par les apparatchiks qui chauffent leur place. L’entre-soi peut continuer. Et on se demande pourquoi le Président est aussi mal entouré…

    L’intérêt général ne doit pas être réservé à une minorité. Il est temps de faire participer le peuple.
    Le non-cumul des mandat est une urgence. Pas évident de demander aux députés de voter contre leur propres avantages… Pour éviter ce grossier conflit d’intérêt, ne serait-il pas nécessaire d’en passer par un référendum ?

  48.  

    Lola | 15 septembre 2014 à 12 h 47 min

    Manuel Valls, Benoît Hamon, Pourrai Mmishari, Alexis Bacheley, Isabelle Thoams, Christophe Bouillon, j’écris votre nom…. Je suis de gauche, je suis socialiste, mais comme disait Camus malgré elle…. Il faut mettre des nom sur les choses….

  49.  

    tmu | 15 septembre 2014 à 13 h 19 min

    Après le constat à quand les réparations ?
    C’est exactement dans le mile, c’est la source des toutes ces dérives. Pour se maintenir tout est bon, le clientélisme en tête. Tant que l’on aura pas réglé cela, il y aura toujours un problème.
    dire c’est bien, maintenant il faut agir.

Une lettre d’une combattante kurde à sa mère

Classé dans: Actualités, International

La résistance historique de Kobanê est aussi celle des femmes kurdes qui sont en première ligne contre les barbares de Daesh. Le 5 octobre, la combattante kurde Dilar Gencxemis, identifiée par son mouvement sous le nom de guerre d’Arine Mirkane, a mené une attaque fédayin en provoquant celle de « dizaines » de barbares aux abords de Kobané. C’est une femme kurde, Mayssa Abdo, connue sous son nom de guerre de Narine Afrine, qui est aux commendes des YPG (Les Unités de defense du peuple) à Kobané. La lutte de la femme kurde qui occupe aujourd’hui une place importante dans les médias a en réalité une longue histoire…

Une lettre d’une combattante kurde à sa mère a été publiée par certains médias kurdes et partagée largement sur les réseaux sociaux.

« Tu me manques ! » dit cette combattante, identifiée par son nom de code Narine (qui signifie élégante). Elle est âgée de 19 ans, selon certains sites d’informations, mais on ignore si elle est toujours vivante.

«Je vais bien maman. Hier on a fêté mon 19ème anniversaire.

Mon ami Azad a chanté une chanson pour les mères. J’ai pensé à toi et j’ai pleuré. Azad a une belle voix. Et lors que j’ai chanté, lui aussi il a pleuré. Sa mère lui manquait autant que tu me manques, ça faisait un an qu’il ne la voyait plus.

Hier nous avons porté secours à un ami blessé. Il avait reçu deux balles. Lorsqu’il montrait la blessure de sa poitrine, il était inconscient de sa deuxième blessure.

On l’a soigné et je lui ai donné mon sang.

Nous sommes à l’est de Kobané, Maman. Nous sommes juste quelques kilomètres d’eux. On voit leur drapeau noir et on écoute leur radio. Parfois ils parlent en des langues étrangères qu’on ne comprend pas, mais on sent qu’ils ont peur.

Nous sommes neuf combattants dans notre groupe.

Le plus jeune, c’est Resho, il vient d’Afrin. Il a d’abord combattu à Tal Abyad, et ensuite a rejoint nos rangs.

Alan est de Qamishli , de l’un de ses plus beaux quartiers. Et lui, il a combattu d’abord à Sêrékaniyé (Rass al-Ain) , avant de nous rejoindre. Il a quelques cicatrices de blessures sur son corps. Il nous dit que ses blessures sont pour Avin.

Le plus grand c’est Dersim, il vient du mont de Qandil. Sa femme est devenue martyre à Diyarbakir (capitale du Kurdistan de Turquie), et l’a laissé seul avec ses deux enfants.

Nous sommes dans une maison au pied des montagnes de Kobané. On ne sait pas grande chose des propriétaires de la maison. Il y a des photos d’un vieil homme et aussi d’un jeune homme. Il y a un ruban noir sur la photo du jeune, je crois qu’il est devenu martyr… Il y a également les photos de Qazi Mohammad, Molla Moustapha Barzani et Apo (Abdullah Ocalan). Et une ancienne carte de l’Empire Ottoman mentionnant le Kurdistan.

Il y a bien longtemps que l’on n’a pas bu de café, mais la vie est belle, même sans café. De toute façon, je n’ai jamais bu un café aussi bon que le tien, maman.

Nous sommes ici pour défendre une ville qui veut la paix. On ne s’est pas souillé dans des massacres, et nous avons accueilli plusieurs blessés et nos frères refugiés syriens. Nous défendons une ville qui compte une dizaine de mosquées, nous défendons une ville musulmane contre des barbares.

Maman, je viendrai te voir dès que cette sale guerre contre nous se terminera. Nous allons rentrer avec Dersim à Diyarbakir pour rendre visite à ses enfants. Nos familles et nos maisons nous manquent à toutes et à tous, et nous voulons tous rentrer mais la guerre interdit la nostalgie.

Mais je ne pourrai peut-être pas rentrer, Maman. Si ce devait être le cas, sache que j’ai rêvé toujours de te revoir et que c’est cela qui me tenait debout.

Si je devais être tuée au combat, je sais qu’un jour tu viendras à Kobané et que tu verras la maison où j’aurai vécu mes derniers moments.

La maison est à l’est de Kobané. C’est une maison frappée de toutes parts. Elle a une porte verte criblée des balles d’un Sniper. Il y a trois fenêtres, dont l’une s’ouvre à l’est. J’y ai gravé mon nom en rouge. Les rayons de soleil entrent dans la chambre par les trous faits par les balles dans la chambre, Maman. Et c’est derrière cette fenêtre que j’aurai vécu mes derniers instants et attendu la mort. Cette même fenêtre derrière laquelle Azad a chanté sa dernière chanson, pour sa mère, avec sa belle voix. « Maman, tu me manques »

MAMAN, TU ME MANQUES ! 

Ta fille, Narine.

Lettre traduite par Nuray Ucar

Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde.fr – mediapart.fr

 

TOUS LES COMMENTAIRES

 

NOUVEAU 16/10/2014, 11:16 | PAR DANYVES

Merci Maxime.

 

 

NOUVEAU 16/10/2014, 13:21 | PAR PIERRE SÉLIM LEBRUN

Merci Maxime pour ce témoignage d’une militante combatante  courageuse et émouvante.NOUVEAU 16/10/2014, 13:24 | PAR MARIELLE BILLY

Merci pour cette lettre qui nous rapproche un peu plus de ces femmes Kurdes engagées avec un courage sans pareil.

 

 

NOUVEAU 16/10/2014, 14:20 | PAR ELISABETH ROULET

ce sont les kurdes et les femmes kurdes qui luttent pour la liberté des citoyens de l’orient,du maghrb et de l’europe!

c’est pour quand un grand rassemblement de soutien en france avec les partis,les syndicats comme il y a eu pour soutenir les palestiniens?

Dans la situation actuelle il n’est pas envisageable de faire rentrer la turquie en europe;sinon,les barbares pourront nous égorger en core plus vite!

E ROULET EUROPEECOLOGIE SAVOIE.

 

 

NOUVEAU 16/10/2014, 14:29 | PAR PATROX333

foutus jihadistes … quel courage a cette jeune fille … et personne pour aider ces gens courageux au nom de la « real politik », beurk, foutus politiques, ils ne représentent plus qu’eux-mêmes …

 

 

NOUVEAU 16/10/2014, 14:46 | PAR YANNICK GUERRIN

Merci d’avoir mis des noms et des sentiments sur quelques combattants pour nous sortir des bilans comptables et inhumains de la guerre. Il est temps d’arrêter cette tragédie humaine…

 

 

NOUVEAU 16/10/2014, 15:10 | PAR SÉBASTIEN BOUBOUGNE

Tres courageuses ces kurdes. Je n’aurais pas une famille, je serais parti là bas pour soutenir ceux qui luttent contre les débiles malades qui jouent au foot avec des têtes !!!

Jean Tirole, prix Nobel des «imposteurs de l’économie»

Le Nobel a été attribué lundi au président et fondateur de l’École d’économie de Toulouse, l’un des principaux promoteurs en France de l’OPA de la finance sur l’enseignement et la recherche économique à l’université.

C’est, sans grande surprise, un concert de louanges qui a accueilli l’attribution du « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en l’honneur d’Alfred Nobel » – improprement appelé prix Nobel d’économie – au Français Jean Tirole. Du ministre de l’économie, Emmanuel Macron, jusqu’à Jacques Attali, en passant par Najat Vallaud-Belkacem ou encore Valérie Pécresse, ce sont des applaudissements venus de tous les horizons qui ont salué le président et fondateur de l’École d’économie de Toulouse, par ailleurs professeur invité au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Jean Tirole.Jean Tirole. © (dr)

Avant de se laisser emporter par cet unanimisme émouvant et un tantinet franchouillard, mieux vaut savoir qui est l’heureux récipiendaire de cette récompense planétaire. Car le personnage suscite aussi beaucoup de controverses. Il est même celui qui a le plus contribué, en France, à l’OPA du monde de la finance et de l’assurance sur la recherche économique de pointe. Il est, dans notre pays, l’une des figures les plus connues de cette catégorie d’experts que j’avais baptisés dans un livre publié en avril 2012, les Imposteurs de l’économie (Éditions Pocket), dont Mediapart avait publié les bonnes feuilles (lire L’OPA de la finance sur la recherche économique). Et il n’y a guère que l’association Attac qui s’en soit souvenu, lundi, en publiant un communiqué à contre-courant : « Alors qu’un déluge de commentaires élogieux en forme de « cocoricos » se propage dans les médias, Attac déplore ce choix qui s’inscrit dans la lignée des prix attribués à Hayek, Friedman et autres économistes néolibéraux en grande partie responsables de la crise actuelle ».

Certes, tout cela ne transparaît nullement dans le communiqué officiel annonçant l’honneur fait à l’économiste français. Le jury du Nobel s’y est seulement borné à souligner qu’il entendait récompenser Jean Tirole pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ». « Jean Tirole est l’un des économistes les plus influents de notre époque. Il est l’auteur de contributions théoriques importantes dans un grand nombre de domaines, mais a surtout clarifié la manière de comprendre et réguler les secteurs comptant quelques entreprises puissantes. (…) La meilleure régulation ou politique en matière de concurrence doit (…) être soigneusement adaptée aux conditions spécifiques de chaque secteur. Dans une série d’articles et de livres, Jean Tirole a présenté un cadre général pour concevoir de telles politiques et l’a appliqué à un certain nombre de secteurs, qui vont des télécoms à la banque », lit-on encore dans ce communiqué.

Dans la communauté des économistes français, la nouvelle risque pourtant d’être accueillie avec beaucoup plus de réserves. D’abord, parce que le jury du Nobel d’économie a pris la détestable habitude depuis plus de deux décennies de ne récompenser, à l’exception de Paul Krugman en 2008, qu’un seul courant de pensée, celui du néolibéralisme. Or l’économie n’est pas une science exacte mais une branche des sciences sociales, c’est-à-dire une discipline dont la richesse dépend du pluralisme de ses approches. Avec Jean Tirole, la détestable habitude se prolonge encore une année de plus.

Il y a une autre explication à la déception que ressentiront beaucoup d’économistes, qui tient à la personnalité même du récipiendaire. Car Jean Tirole est à l’origine – et toujours à la direction – de l’École d’économie de Toulouse, qui est la tête de pont au sein de l’université française des courants de pensée libéraux ou ultralibéraux en économie. Plus que cela ! C’est lui, effectivement, qui a joué les précurseurs pour inviter le monde de la finance à sponsoriser la recherche économique.

Dans ce livre sur Les Imposteurs de l’économie, je m’étais certes intéressé à beaucoup d’autres économistes que lui. J’avais surtout cherché à montrer comment la crise financière avait suscité aux États-Unis un large débat public, alimenté notamment par le documentaire Inside Job, sur l’honnêteté et l’indépendance des économistes. Mais j’observais qu’en France, aucune enquête sérieuse n’avait encore eu lieu sur le même sujet (lire ici mon billet de blog).

En m’appuyant sur des premiers travaux, notamment ceux de l’économiste Jean Gadrey, j’avais cherché à établir la liste des économistes français qui arguent de leur qualité d’universitaire pour monopoliser les débats publics, notamment sur les plateaux de télévision, mais qui cachent le plus souvent qu’ils siègent dans des conseils d’administration de grandes banques, de compagnies d’assurance –ce qui est interdit par la loi –, ou alors qui mènent des missions rémunérées par elles –,ce qui est également interdit par la loi si l’intéressé n’en formule pas la demande auprès de son autorité hiérarchique. Dans cette enquête, je me suis donc attardé sur des personnalités telles que Daniel Cohen,  Jean-Paul Fitoussi, Jean-Hervé Lorenzi ou encore Olivier Pastré et leurs amis du Cercle des économistes (de la pensée unique !).

En somme, je m’étais appliqué à établir que le monde de la finance avait lancé une OPA sur le monde des économistes et que certains d’entre eux y avaient cédé, en devenant peu ou prou lobbyistes au profit de leurs discrets employeurs.

Pour bien souligner la gravité de cette évolution, je m’étais aussi appliqué à établir que le monde de la finance avait lancé une véritable OPA sur l’ensemble du secteur de la recherche économique de pointe en France et notamment sur les pôles d’excellence à l’Université. Et c’est la raison pour laquelle je m’étais alors intéressé à Jean Tirole. Voici donc ce que j’écrivais dans Les Imposteurs de l’économie sur l’École d’économie de Toulouse et, par contraste, sur sa grande rivale, l’École d’économie de Paris. Cela ne permet pas de cerner les travaux personnels de Jean Tirole. Mais avec le recul, c’est utile pour quiconque veut comprendre l’importance qu’il a acquise dans le monde de l’enseignement et de la recherche économique en France.

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C’est peu dire en effet que le monde de l’économie, et donc celui de l’enseignement et de l’Université vivent depuis quelques années une sorte d’épidémie, comme si un virus s’était propagé dans l’ensemble des secteurs de l’Université chargés de l’enseignement de l’économie – ces secteurs qui paraissaient précisément le plus protégés de ces funestes évolutions pour n’obéir qu’à une seule logique, celle de la recherche et du savoir. Ce n’est pas le virus des « subprimes », mais c’est tout comme. Par commodité, appelons-le le « virus Tirole ».

Dans la galaxie de l’Université, l’économiste Jean Tirole occupe une place à part. Avec Jean-Jacques Laffont (1947-2004), qui jouissait d’une grande notoriété pour ses travaux sur la théorie des incitations et de la régulation, il est à l’origine de l’École d’économie de Toulouse – la célèbre Toulouse School of Economics (TSE) – qui est indéniablement l’une des très grandes réussites françaises, avec l’École d’économie de Paris (PSE).

Grand spécialiste de l’économie industrielle, récipiendaire de la médaille d’or du CNRS, Jean Tirole est l’un des plus grands économistes français, l’un des plus talentueux. Mais disons-le franchement, c’est aussi l’un des plus inquiétants, car c’est lui, à Toulouse, qui a fait entrer le plus spectaculairement le loup dans la bergerie, ou plutôt la finance dans le monde de l’Université. Il a donné l’exemple, que d’autres universités ont suivi. Ce qui est à l’origine d’une véritable implosion de l’enseignement de l’économie et de la recherche.

Le virus Tirole

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