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Les très chers conseillers de Manuel Valls

Selon nos évaluations, sur la base des documents annexés au budget pour 2015, Manuel Valls a majoré en moyenne de 1 019 euros par mois les rémunérations de ses conseillers, soit une hausse de plus de 10 % par rapport à 2012. Preuve que, pour le premier ministre, l’austérité salariale est la règle sauf… à Matignon !

Voilà quelques jours, quand des documents annexés au projet de loi de finances pour 2015 ont été publiés et ont permis de connaître le nombre exact des membres des cabinets du gouvernement de Manuel Valls et leurs rémunérations, toute la presse, unanime, a salué l’esprit de responsabilité du premier ministre. Des conseillers moins pléthoriques dans les différents ministères et des crédits budgétaires en baisse pour assurer leurs rémunérations : la nouvelle a été remarquée. Et Manuel Valls en a été félicité.

Mais nul n’a pris soin de relever un autre détail qui, il est vrai, n’apparaît pas au premier coup d’œil à l’examen de ces documents : alors que Manuel Valls impose à tout le pays, à commencer aux salariés les plus modestes, une forte rigueur salariale, il a consenti pour ses conseillers de Matignon une explosion de leurs rémunérations. Austérité renforcée pour les uns ; aisance pour les autres : les recherches effectuées par Mediapart permettent de mieux apprécier le sens de l’équité du chef du gouvernement.

La source statistique dont toute la presse s’est emparée, c’est un document budgétaire – un « jaune », comme on dit dans le jargon parlementaire – qui est présenté chaque année, lors de l’examen du projet de loi de finances pour l’année suivante. Voici donc le « jaune 2015 » consacré aux « personnels affectés dans les cabinets ministériels ». On peut le télécharger ici ou le consulter ci-dessous :

Si la presse a été élogieuse, c’est que la réalité est décrite dans ce document de manière très avantageuse. On y apprend ainsi d’abord ceci : « S’agissant des membres des cabinets, les effectifs du 1er août 2014 sont en nette diminution par rapport à 2013. Parallèlement à la baisse du nombre de ministères (32 au lieu de 38), les effectifs des membres de cabinets sont en effet passés de 565 à 461 équivalents temps plein (-18,4 %). » C’est donc ce que la plupart des journaux ont retenu : avec Manuel Valls, le nombre des conseillers dans les différents ministères a baissé de 104 personnes.

On y découvre aussi que le gouvernement a veillé à ce que les rémunérations globales de ces conseillers restent sous contrôle. Concrètement, ces rémunérations sont de deux ordres : un conseiller garde son traitement s’il est fonctionnaire, ou alors il obtient un contrat de contractuel s’il vient du privé et obtient le salaire afférent. Et à ce traitement de base que perçoivent tous les conseillers vient s’ajouter ce que l’on dénomme les indemnités pour sujétions particulières (ISP). Il s’agit de ces fameuses primes de cabinet qui, jusqu’à la fin des années 1990, étaient totalement opaques et qui ont donné lieu dans le passé à énormément de dérives, avec de scandaleux versements en liquide.

Dans ce cas, le « jaune 2015 » présente aussi les choses de manière très favorable :« S’agissant des indemnités pour sujétions particulières (ISP), qui sont plus directement maîtrisables, les dotations annuelles sont en baisse de 8,9 % par rapport à 2013, et sont inférieures de 16 % à la moyenne de la période 2007-2011. »

Les instructions de Hollande ont-elles été contournées ?

Mediapart a pris le soin de consulter les « jaunes » des années antérieures, et il est vrai que globalement cette présentation est exacte. Concrètement, les dotations pour ISP ont atteint 29,1 millions d’euros en 2008, 31,8 en 2009, 31,1 en 2010, 28,4 en 2011, 25,8 en 2012, 26,5 en 2013 et 24,2 millions d’euros en 2014. Par rapport aux dérives qui ont été constatées durant la présidence Sarkozy, un petit peu de modération – si le terme est approprié dans ce genre de rémunération ! – a été imposée dans tous les ministères.

Dans tous les ministères, vraiment ? Oui, dans tous, à une exception notable près : Matignon ! Car dans ce cas, les rémunérations des conseillers ont flambé dès que Manuel Valls est devenu premier ministre.

Pour en prendre la mesure, il ne faut pas compter sur la présentation synthétique qui est faite dans le « jaune 2015 ». Non ! Il faut bien scruter quelques-uns des chiffres qu’il présente, sans les commenter, et les comparer aux mêmes séries statistiques qui figurent dans le « jaune » précédent : « le jaune 2014 » que l’on peut télécharger ici ou consulter ci-dessous :

 

Grâce à ces deux documents budgétaires, faisons donc les comptes. Dans le « jaune 2015 », à la page 15, on découvre ainsi que le cabinet de Matignon, au 1er août 2014, comprenait 55 membres pour une rémunération globale de 7 070 054 euros. Cela équivaut donc pour chaque conseiller à une rémunération brute moyenne de 128 546,43 euros par an ou 10 712 euros en moyenne par mois par personne.

Or, si l’on se réfère maintenant à la page 17 du « jaune 2014 », on peut comparer ces chiffres aux rémunérations moyennes du cabinet de Jean-Marc Ayrault à Matignon en 2013 et en 2012. En 2013, Jean-Marc Ayrault disposait ainsi de 67 conseillers pour une rémunération brute globale de 8 125 556 euros. Autrement dit, la rémunération brute moyenne de ces conseillers était de 121 276 euros par an, soit 10 106 euros en moyenne par mois.

Toujours à l’époque où Jean-Marc Ayrault était premier ministre, on dénombrait en 2012 à Matignon 63 membres dans le cabinet de Matignon, pour une rémunération brute globale de 7 328 311 euros. Cela correspond donc à une rémunération annuelle moyenne de 116 329 par personne et par an, soit 9 693 euros par mois.

En résumé, Manuel Valls a fait le choix de majorer en moyenne la rémunération des membres de son cabinet de 606 euros par mois, par rapport à ce que percevaient un an auparavant, en 2013, les conseillers de Jean-Marc Ayrault (soit une majoration de plus de 6 %) ; et de 1 019 euros en moyenne par mois et par personne, par rapport à ce que percevaient en 2012 les mêmes conseillers de Jean-Marc Ayrault à Matignon (soit une majoration de plus de 10 %).

Compte tenu de l’exemplarité publique à laquelle est tenu le premier ministre, ce choix soulève de multiples questions. La première coule de source : alors qu’il impose à tout le monde une politique draconienne d’austérité budgétaire ; alors qu’il impose aux fonctionnaires une austérité salariale sans précédent, avec un gel des traitements de base qui a commencé en 2010 sous Nicolas Sarkozy et qui est confirmé pour les prochaines années ; alors qu’il impose aux salariés du privé une austérité salariale tout aussi spectaculaire, avec le refus de tout « coup de pouce » en faveur du Smic, comment peut-il justifier que ses plus proches conseillers puissent être exonérés de l’effort demandé à tous les Français ?

La question prend d’autant plus d’importance que, accédant à l’Élysée, François Hollande avait voulu se montrer exemplaire en ce domaine. Baissant très fortement sa rémunération de président de la République par rapport à celle que percevait Nicolas Sarkozy, il avait aussi donné des instructions très claires pour les rémunérations des membres des cabinets ministériels.

Concrètement, un décret avait été pris en août 2012 encadrant de manière stricte les traitements du chef de l’État et des membres du gouvernement : ce décret, qui peut être consulté ici, avait eu pour effet, à l’époque où il avait été pris, de faire tomber le salaire du premier ministre et du président à 14 910 euros en brut par mois soit 12 696 euros en net, contre 21 300 brut et 18 276 euros net sous le quinquennat précédent.

Et dans le cas des membres des cabinets ministériels, une instruction, qui à notre connaissance n’avait pas été rendue publique, avait fixé deux consignes impératives. Première consigne : aucun membre d’un cabinet ministériel ne devait disposer d’une rémunération en hausse de plus de 20 % sur son salaire antérieur. Deuxième instruction : aucun membre d’un cabinet ministériel ne devait disposer d’une rémunération supérieure à celles du chef de l’État et du premier ministre.

Si bien que la hausse spectaculaire que Manuel Valls a consentie aux membres de son cabinet, portant la rémunération brute mensuelle à 10 712 euros par personne, laisse perplexe. Car il s’agit d’une rémunération moyenne. On peut donc logiquement se demander si la manne a été également répartie entre les 55 membres du cabinet de Matignon ou si les principaux responsables du cabinet du premier ministre ont été bien mieux traités que les autres conseillers. Et dans cette dernière hypothèse, cela poserait une question importante : les deux instructions interdisant une hausse de 20 % de la rémunération ou une rémunération supérieure à celle du président de la République sont-elles toujours respectées ?

Comme les « jaunes » budgétaires n’apportent aucune réponse à cette interrogation, nous avons voulu en avoir le cœur net et nous avons posé la question au service de presse du premier ministre. Celui-ci n’a pas donné suite à nos questions (voir la « boîte noire » ci-dessous). Comme si cette question d’exemplarité n’avait aucune importance…

 

 

Par mail, j’ai adressé les questions suivantes, ce mercredi matin, au service de presse du premier ministre: « Je vais publier ce soir sur Mediapart un article sur les rémunérations des membres du cabinet du premier ministre, en m’appuyant sur le « jaune » correspondant, qui donne les rémunérations moyennes du cabinet. Quelqu’un peut-il m’éclairer sur le sujet ? J’aimerais comprendre pourquoi les rémunérations ont à ce point augmenté depuis 2013 à Matignon et plus encore depuis 2012 ? Puis-je également savoir les montants des quatre ou cinq plus hautes rémunérations ? »

Le service de presse a accusé réception de mon message mais, en fin d’après-midi, je n’avais toujours pas reçu de réponse. Puis, vers 18 heures, au moment précis où cet article a été mis en ligne, une personne du service de presse de Matignon m’a informé que le chef de cabinet du premier ministre répondrait dans la demi-heure suivante à toutes mes questions. Mais depuis, cet engagement n’a pas été honoré.

 

LAURENT MAUDUIT  – mediapart.fr

 

Quelques commentaires :

 

NOUVEAU29/10/2014, 21:50 | PAR LANCETRE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CIGOGNE67 LE 29/10/2014 À 18:18

Faut plus d’gouvernement

 

NOUVEAU30/10/2014, 09:56 | PAR PTETMAI EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CIGOGNE67 LE 29/10/2014 À 18:18

Ah ce bon vieux « Faites comme je dis , pas comme je fais »

Il est increvable

Manolo démission   Sourire

NOUVEAU30/10/2014, 13:40 | PAR PIERRE MAGNE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PTETMAI LE 30/10/2014 À 09:56

Et le SMIC, il a oublié les sans dent ! Il pourrait aussi augmenter ses collaborateurs d’un carambar par jour pour voir  ! Chiche !

En attendant, signer pour le Mouvement pour la 6ème République,
Une autre politique est possible si l’on change le système : m6r

Le mouvement pour la 6ème RépubliqueLe mouvement pour la 6ème République © P. Magne

NOUVEAU30/10/2014, 13:47 | PAR JACK DUVALLET EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PIERRE MAGNE LE 30/10/2014 À 13:40

Tiens, le revoilà… C’est l’heure de la sieste pourtant ! Langue tirée

NOUVEAU30/10/2014, 10:56 | PAR POURLAVENIR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PIPOTIN LE 29/10/2014 À 18:47

Augmentation de dix pour sang pour savoir faire se serrer la ceinture au commun des mortels et s’ils se révoltent les rendre mortels pour de bon. Des conseillers capables d’une telle efficacité ça n’a pas de prix !

Conclusion : VALLS DEMISSION

 Le 15 novembre tous dans la rue pour exiger la démission de tout ce gouvernement d’affameurs et  d’assassins.

NOUVEAU30/10/2014, 08:32 | PAR WELDONE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NYTO LE 29/10/2014 À 20:55

Les journalistes commentaient l’action des politiques qui la faisaient, c’est comme ça que ça marchait. Les politiques modernes n’agissent plus; passifs, ils commentent l’actualité et essayent d’en tirer gloire; pour ça ils ont besoin de spin doctors coûteux; des menteurs professionnels aux frais de ceux qu’ils abusent, alors que les idées politiques c’est le job du parti déjà payé par le contribuable.

 

 

NOUVEAU30/10/2014, 14:33 | PAR MICHELINE LEMPEREUR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NYTOLE 29/10/2014 À 20:55

Oui mais c’est tellement plus chic d’avoir des conseillers en Communication…. qui n’ont jamais communiqué avec les Français … Quant aux autres…

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

NOUVEAU30/10/2014, 08:15 | PAR FRANÇOIS QUESTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARIA LAVIGNE LE 29/10/2014 À 21:19

Ils sont à gerber ! Mais plus dure sera leur chute.

NOUVEAU30/10/2014, 09:10 | PAR KIRIOS1 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRANÇOIS QUESTE LE 30/10/2014 À 08:15

Mais plus dure sera leur chute.     

on est mal parti !

 

NOUVEAU30/10/2014, 12:40 | PAR COUSINE 24 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRANÇOIS QUESTE LE 30/10/2014 À 08:15

Ça c’est sûr, on leur fait très peur, à rester derrière notre écran le cul assis sur notre fauteuil.

 

NOUVEAU30/10/2014, 11:42 | PAR MY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARIA LAVIGNE LE 29/10/2014 À 21:19

moi par exemple mais je m’occupe d’enfants autant dire que je ne fais rien d’utile

NOUVEAU29/10/2014, 21:20 | PAR SYCOPHANTE

Selon l’article de Laurent Mauduit, le nombre des conseillers à Matignon est passé de 67 sous Ayrault à  55 sous Valls. Comme le nombre des postes principaux du cabinet est demeuré le meme et que ces derniers sont très nettement mieux rémunérés que la moyenne, la diminution des postes a pour effet mécanique d’augmenter la moyenne qui augmente ainsi de 706€ par mois.

Que les conseillers du Premier Ministre soient rémunérés à hauteur d’un peu plus de 10 000€ par mois en moyenne ne me parait pas etre un problème et tient compte du fait qu’ils sont taillables et corvéables à merci.

Le problème, c’est que pour la plupart, ils sont médiocres et que 10 000€ par mois pour des médiocres, c’est toujours trop.

NOUVEAU30/10/2014, 01:08 | PAR SÉBASTIEN BOUBOUGNE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DELAURENT MAUDUIT LE 29/10/2014 À 21:47

« 16 ou 18 heures » ? Vous revez debout.

 

NOUVEAU30/10/2014, 08:58 | PAR MORVANDIAUX EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LAURENT MAUDUIT LE 29/10/2014 À 21:47

c’est une attaque éhontée de Laurent Mauduit contre Mestrallet !!Clin d'œil

Pauvre patron          C’est Noël. En tout cas pour Gerard Mestrallet, patron de GDF/Suez. Le bonhomme, ancien du cabinet de Jacques Delors, devrait bénéficier d’une retraite-chapeau de 21 millions d’euros. L’affaire fait un peu de bruit mais lui même ne s’est pas exprimé. Normal, direz-vous, il est tellement occupé. Parce que, voyez-vous, quand on est à la fois membre du Bureau de L’Institut de l’entreprise, du conseil de surveillance de l’Institut Aspen, membre du conseil d’administration de Saint-Gobain, membre du conseil de surveillance d’AXA, président du Conseil du maire de Chongqing, conseiller du maire de Shanghai, conseiller du gouvernement de Hong Kong, président du conseil d’orientation de Paris Europlace, membre du conseil de l’Institut Français des Administrateurs, membre du conseil d’administration de Sciences Po Aix, membre du conseil d’administration de l’Ecole Polytechnique, président du conseil d’administration du Conservatoire national des arts et métiers, président de la fondation agirpourl’emploi, président d’Electrabel, vice-Président d’Aguas de Barcelona, membre du conseil d’administration de Pargersa, membre du conseil d’administration d’International power, entre autres, on a vraiment autre chose à faire que de s’occuper de sa retraite !

http://www.gerardstreiff.fr/

NOUVEAU30/10/2014, 10:43 | PAR QUESTIONS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MORVANDIAUX LE 30/10/2014 À 08:58

Ben, c’est la reconnaissance des compétences, non! Avec tous ces conseils d’administration même plus le temps de foutre en plus!

 

NOUVEAU30/10/2014, 09:48 | PAR TARENTULE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LAURENT MAUDUIT LE 29/10/2014 À 21:47

Dites donc Mauduit, vous vous laissez enfumer ou quoi ? c’est sans doute parce que vous n’avez jamais travaillé dans un cabinet ministériel que vous pouvez écrire que les conseillers travaillent 16h ou 18h/jour . Même le temps de présence n’est pas aussi long… quant aux résultats, mon pote, ça laisse vraiment à désirer ! ils font marner l’administration et se contentent d’expurger des rapports, lesquels rapports ont déjà subi la censure de toutes les strates administratives, pour les présenter au dircab qui montre ou pas au ministre.

NOUVEAU30/10/2014, 10:01 | PAR PTETMAI EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE TARENTULE LE 30/10/2014 À 09:48

Ils font des synthèses forcément trahissantes  que régurgite leur patron

Il n’y a pas que traduire qui est  trahir, résumer aussi

Et certains entament méticuleusement  un long  chemin vers … le Palais de l’Elysée Sourire

Avec de la concurrence sur la route  Clin d'œil

 

NOUVEAU30/10/2014, 09:57 | PAR SYCOPHANTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LAURENT MAUDUIT LE 29/10/2014 À 21:47

Cher Laurent Mauduit, je ne peux qu’etre d’accord avec vous. Si une règle a été fixée, elle doit etre respectée ou modifiée. Au vu des éléments que vous avez porté à notre connaissance, il parait probable qu’ellle ne le soit pas et que certains directeurs de cabinet (traditionellement les mieux rémunérés) disposent d’une rémunération qui dépasse l’un ou l’autre des plafonds mentionnés dans l’instruction de Hollande. Mais le fait que cette instruction n’ait pas été publiée est révélateur et s’explique certainement par le souci de pouvoir la modifier ultérieurement de façon discrète, sans cout politique…et de respecter ainsi l’instruction modifiée à bon compte…Ou comment encaisser le gain politique lié à l’affichage d’une certaine rigueur et s’en exonérer discrètement..

J’ajouterai volontiers que la plupart des membres des cabinets ministériels accepteraient le poste qui leur est proposé meme si leur rémunération n’augmentait pas. Dans le système français, le passage par un cabinet est en effet un investissement permettant de se constituer un carnet d’adresses, débouchant très fréquement sur un niuveau poste administratif bien mieux rémunéré ou dans le privé ou la rémunération est d’entrée deux fois plus élevée, et considérablement plus si l’intéressé parvient à y faire carrière. Leur intéret personnel est donc de se faire apprécier de leurs interlocuteurs privés, ce qui peut fréquement etre contradictoire avec l’intéret public. C’est surtout ce système dévoyé qui me parait  problématique et parfois scandaleux, davantage que le niveau de rémunération des intéressés lorsqu’ils travaillent, en principe, pour l’intéret général..très cordialement.

 

NOUVEAU30/10/2014, 12:05 | PAR MATEMATIKA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LAURENT MAUDUIT LE 29/10/2014 À 21:47

Cher Laurent,

MDP avait publié une remarquable enquête sur Aquilino Morelle: il ne travaillait pas 16h par jour…mais par semaine…

 

NOUVEAU30/10/2014, 12:49 | PAR JACK DUVALLET EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LAURENT MAUDUIT LE 29/10/2014 À 21:47

je ne sais plus si c’est le talent et la compétence qui est la règle de la promotions, sous cette majorité

Pardonnez-moi, M. Mauduit que j’apprécie tant Sourire (c’est vrai), mais « sous cette majorité » me semble de trop.
Et c’est pour cela qu’il faut un grand coup de torchon : les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, ce n’est pas sur les personnes mais sur l’organisation qu’il faut tabler. Si on a une caste qui s’empiffre, c’est parce que c’est possible en France, tout simplement. Je dirais même plus : non seulement c’est possible, mais »c’est étudié pour », comme disait un comique disparu.

 

NOUVEAU30/10/2014, 11:42 | PAR MY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE SYCOPHANTE LE 29/10/2014 À 21:20

surtout plein de médiocres

NOUVEAU29/10/2014, 21:20 | PAR CHOUETTE59

Après la phobie administrative de Thévenoud, c’est la gestion financière cynique de Valls. Circulez, y’a rien à voir.

NOUVEAU29/10/2014, 22:36 | PAR ISHTAR. EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CHOUETTE59 LE 29/10/2014 À 21:20

« Grâce à ces deux documents budgétaires, faisons donc les comptes. Dans le « jaune 2015 », à la page 15, on découvre ainsi que le cabinet de Matignon, au 1er août 2014, comprenait

55 MEMBRES !!!

Tant de complices pour cogiter minables en choeur…  plus tous ceux qui gravitent autour de Hollande et de ses sous-fifres… pour arriver à cette sinistre débâcle !

NOUVEAU30/10/2014, 12:51 | PAR COUSINE 24 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ISHTAR. LE 29/10/2014 À 22:36

 

Moi, je trouve qu’ils s’en sortent plutôt pas mal, pour déliter le plus rapidement possible l’édifice social construit lentement et difficilement par nos ancêtres, sans que la population ne bronche.

Après tout, mettre à bas un pays et génocider  son peuple (lui enlever sa culture, ses valeurs, ses traditions et ses moyens d’existence) à un train malheureusement pas de sénateur pour 10 000 euros par mois, c’est pas très cher payé de la trahison.

En même temps, ils sont bien aidés par les médias, notamment la télé. Aujourd’hu,i il se dit des choses qu’il était impossible de prononcer ou d’entendre il y a 20 ans sans qu’elles paraissent à la fois incongrues, antisociales et totalement contraires aux valeurs de la France. (Par exemple les sorties de Deneuve sur la Révolution française.)

NOUVEAU30/10/2014, 10:18 | PAR MICHELINE LEMPEREUR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEGEORGES RÂLEUR LE 29/10/2014 À 21:33

Tiens, Valls qui a été placé sous la houlette de Michel Rocard lui renvoit donc l’ascenseur en recrutant son fils ?

NOUVEAU30/10/2014, 12:17 | PAR GEORGES RÂLEUR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MICHELINE LEMPEREUR LE 30/10/2014 À 10:18

Hélas oui.

C’est leur définition de la République. Une République de caste et de filiation.

ON n’a rien à envier aux piètres dirigeants africains dont on ose se moquer, pourtant

NOUVEAU30/10/2014, 12:46 | PAR JACK DUVALLET EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GEORGES RÂLEUR LE 30/10/2014 À 12:17

+ 1

La ripoublique française est bel et bien bananière.

 

NOUVEAU30/10/2014, 11:45 | PAR MY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GEORGES RÂLEUR LE 29/10/2014 À 21:33

à propos de la cour des comptes ils ont rendu un avis sur la LGV

NOUVEAU29/10/2014, 23:59 | PAR SÉBASTIEN BOUBOUGNE

Déja debusqué par Verhaeghe http://www.eric-verhaeghe.fr/ avec le tres « économe » et tres mytho et tres démago predecesseur, le professeur d’Allemand ne sachant pas parler Allemand…

Vous découvrez que Valls est un mytho ? ?

NOUVEAU29/10/2014, 21:50 | PAR QUOIQUE

Faites ce que je dis.

Pas ce que je fais.

NOUVEAU29/10/2014, 22:05 | PAR ABUR

Pas de quoi crier au scandale :

606 euros d’augmentation sous Valls contre 413 euros sous Ayrault !!

moins de 200 euros de plus !

cela n’est pas compatible avec la thèse implicite de Laurent Mauduit : du vertueux Ayrault à côté du vicieux Valls…

NOUVEAU30/10/2014, 09:03 | PAR QUOIQUE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ABUR LE 29/10/2014 À 22:05

Vous voulez la liste des fonctionnaires qui aimeraient avoir ces moins de 200 euros de plus ?

Je vous préviens, ça va être long !

NOUVEAU30/10/2014, 10:20 | PAR MICHELINE LEMPEREUR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEQUOIQUE LE 30/10/2014 À 09:03

Il y en a qui se contenteraient même de moins !

NOUVEAU30/10/2014, 11:46 | PAR MY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MICHELINE LEMPEREUR LE 30/10/2014 À 10:20

pas de gel du point d’indice chez eux?

NOUVEAU30/10/2014, 13:59 | PAR TARENTULE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MY LE 30/10/2014 À 11:46

les conseillers sont contractuels, il n’y a pas de point d’indice pour eux.

NOUVEAU29/10/2014, 22:13 | PAR INTERNETDEV

Faut croire que Valls a une imperieuse nécéssité à gaver ses conseillers pour que repus, ils ne mouftent pas.

Une sorte de corruption sans le dire. D’autant que le fait que Valls ai besoin de réduire le nombre de conseillers, est plus motivé par l’opacité que pour l’éfficacité.
En tout cas c’est ce que montre sa façon de baisser le nombre en les gavant.

NOUVEAU30/10/2014, 12:45 | PAR JACK DUVALLET EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE INTERNETDEVLE 29/10/2014 À 22:13

Une sorte de corruption sans le dire.

Oui. C’est un système de type mafieux. C’est la caste : cooptation, services rendus…

NOUVEAU29/10/2014, 22:22 | PAR JEAN CLAUDE BOURNOT

Le résumé de « Quoique » est suffisant pour comprendre le mode de fonctionnement de nos gouvernants ! 

Triste, triste République qui porte si mal son nom ; triste démocratie qui n’est plus que l’ombre d’elle même !

Servir la France ou se servir de la France pour conserver (augmenter ?) ses privilèges ? Et ses appointements

« On ne nous dit pas tout ! » Sauf Mediapart et Le Canard

Un grand merci donc à ces journalistes qui font le job au lieu de servir la soupe aux puissants de ce monde

NOUVEAU29/10/2014, 22:29 | PAR D3EARTEFACTEXPERT

Impossible de télécharger le doc à 22h30

NOUVEAU29/10/2014, 22:39 | PAR AKAMA

Vous avez raison, Laurent MAUDUIT, il faut sortir la loupe pour tout vérifier. Chapeau !Sourire

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

NOUVEAU29/10/2014, 22:48 | PAR DANIVANCE

Merci Laurent Mauduit pour ce travail méticuleux. 

Le « faites ce que je dis, pas ce que je fais » a encore une longue carrière devant lui.

NOUVEAU29/10/2014, 22:52 | PAR LUCIDITY

Conseillers en quoi ? Quelle est la valeur de leur travail ?

NOUVEAU30/10/2014, 00:38 | PAR SÉBASTIEN BOUBOUGNE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DELUCIDITY LE 29/10/2014 À 22:52

La lutte intense contre le chômage par les recrutements afférents de cireurs de pompes, ouvreurs de bouteilles, ouvreurs de portes, sommeliers, chauffeurs et cuisiniers mais « au nom de la Fraaaaaaaaaance » , vous ne savez ce que c’est, espèce de « sans-dents ».

NOUVEAU30/10/2014, 12:55 | PAR JACK DUVALLET EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE SÉBASTIEN BOUBOUGNE LE 30/10/2014 À 00:38

Même pas ! Les personnes dont on parle ne sont pas le personnel des palais républicains, qui viennent en plus, avec des salaires d’ailleurs tout à fait mirobolants également !

Comment voulez-vous, dans un tel environnement, raison garder ?
C’est exactement comme Louis XVI qui entend gronder la foule derrière ses fenêtres : il ne comprend pas.

NOUVEAU29/10/2014, 23:24 | PAR ALAIN CHELLOUS

Merci pour ce travail de fourmi!

Effectivement, le problème majeur n’est  pas d’abord ici la base (élevée!) des revenus de ces hauts fonctionnaires (soumis à travail considérable, tout comme d’autres personnes en ce bas monde qui le sont pour des sommes (très) inférieures…) sauf à remettre en question sévèrement l’ensemble des revenus dans notre doux pays (objectif peu réaliste à court terme?) mais le problème de la vertu à deux vitesses, ce qui est un scandale et nuit à la réputation des hauts fonctionnaires qui devraient réagir… Donc, on attend les explications de vos « correspondants »…

Reste que l’écart des revenus reste un problème considérable, brûlant de tous temps et spécialement maintenant.

NOUVEAU29/10/2014, 23:47 | PAR LUCAS BRUXO

Il est tellement plus con ce Valls aussi, c’est normal qu’il dépense plus en conseils !

NOUVEAU30/10/2014, 11:47 | PAR MY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LUCAS BRUXO LE 29/10/2014 À 23:47

on pourrait avoir un itelligent honnête ça ferait des économies

NOUVEAU30/10/2014, 00:13 | PAR ARMENANTE

La France est devenue peu à peu un pandémonium et ce n’est pas un euphémisme ! Là est le problème.

NOUVEAU30/10/2014, 02:29 | PAR ANNIE LASORNE

Peut-être que c’est une prime de « précarité », sachant que ce gouvernement ne tiendra pas la route ? Et au train où il va, où la colère monte dans le peuple, cela risque d’accélérer la précarité de leurs CDD. Les pauvres…

L’indécence et l’obscénité n’ont plus aucunes limites.

NOUVEAU30/10/2014, 05:26 | PAR QUESTIONS

Merci Laurent, une fois de plus. On aurait préféré de bonnes nouvelles, mais il faut souligner l’écart entre la haute fonction publique et l’autre fonction publique celle qui est visée par la baisse de son salaire réel ce qui aura une incidence sur le niveau de ses retraitres (je pense aux 35-45 ans quant aux plus jeunes ce sera encore pire avec la précarité actuelle et annoncée par tous les partis dits de gouvernement).

 Ce qui est rassurant c’est la fin programmée de ce pollueur de la gauche qu’est le PS avec ses dirigeants solfériniens (comparables aux dirigeants de l’Union des Mafias Parfaites, ou Union Malaisante des Parrains). Combien de temps pour reconstruire la gauche? 10 ans, 15 ans? Il faudra du temps, en attendant, on peut se consoler en pensant à la tête de Hollande, Valls, Cambadelis, dans deux ans et demi, le soir des présidentielles et des législatives. Consolation bien mince car notre choix sera  le nouveau ultra libéral Juppé contre la fille du borgne…

NOUVEAU30/10/2014, 12:41 | PAR JACK DUVALLET EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE QUESTIONS LE 30/10/2014 À 05:26

Rappelons, en effet, que le point d’indice (base de rémunération) des fonctionnaires et bloqué depuis… par la droite (gouvernements Sarko et Hollande réunis).

NOUVEAU30/10/2014, 05:52 | PAR GENEKER

Vals s’entoure de collabo aux 100 dents bien longues !

Pensez vous que l’on puisse rendre Manolo 1er à l’Espagne ?

NOUVEAU30/10/2014, 07:17 | PAR GIORGIO DI SAINTSA

Tel un petit roitelet, le port adolphien et le menton bénitien , il se croit tout permis.

Madame ne fait travailler que des intermittents, mais faut pas le dire. ça ferait pauvre.

Et chez ces gens là, le paraître est le plus important.

Manuel Valls, déjà un opposant mort à son trophée. Applaudissement! Réclamera-t-il les oreilles et la queue?

A quand le prochain?Criant

NOUVEAU30/10/2014, 07:23 | PAR MINOU

« Puis, vers 18H, au moment précis où cet article a été mis en ligne, une personne du service de presse de Matignon m’a informé que le chef de cabinet du premier ministre répondrait dans la demie heure suivante à toutes mes questions. Mais depuis, cet engagement n’a pas été honoré. »

L’oeil de Matignon n’a pas raté la cloche de 18 H qui a sonnée aux oreilles d’une personne de presse oppressée à sa mise à l’ouvrage « tous sur le pont » mais…

Mais les honoraires surement et les engagement nullement.

Embarrassé

NOUVEAU30/10/2014, 07:35 | PAR SYLVAIN CHUZEVILLE

J’avoue, je n’ai pas lu, encore moins ouvert les documents, mais l’idée qu’une augmentation de 10 % puisse représenter 1000 € me laisse songeur.

NOUVEAU30/10/2014, 07:47 | PAR RENAUD LACHAMP

Quand on est libéral comme d’ailleurs le reconnaît à moitié le roquet malfaisant, on se soucie d’abord du  »signe » ( autrement dit de l’argent en terme philosophique ). Ca sale bonhomme qui prétend donner des leçons à tout le monde ne s’embarasse donc de principes le concernant.

NOUVEAU30/10/2014, 08:01 | PAR CHRISTOPHE BERNHARD

Crotte de caniche ! C’est mort pour les allocs, alors !

NOUVEAU30/10/2014, 08:15 | PAR DIASLAKI

Décidément la mafia gouvernementale emmenée par Valls et Hollande nous prend pour des imbéciles taillables et corvéables à merci. La régression démocratique s’accélère.

L. Mauduit en lanceur d’alerte est efficace.

NOUVEAU30/10/2014, 09:06 | PAR BALEINEBLEUE

Bravo pour ce décortiquage.

Il y a une limite à l’interprétation des chiffres: diviser une somme par un nombre de membres de cabinets ne peut pas correspondre pas à la réalité. Donc pour chaque cabinet, il faudrait connaître les statuts des uns et des autres. Pour les fonctionnaires, il y a autant de systèmes de primes et de montants réglementaires que de « corps » mais le montant est  toujours plafonné réglementairement. On peut donc imaginer que l’augmentation des dépenses correspondrait plus à une pratique en augmentation dans la « haute administration »: le recrutement de contractuels issus du privés et beaucoup plus payés que des fonctionnaires « de même niveau »!

Quant au temps de travail de ces conseillers y a pas à discuter, ils sont corvéables à merci à toute heure du jour ou de la nuit..tout comme les SG, directeurs, sous-directeurs, chefs de bureau dans les ministères qui doivent répondre à la minute aux « commandes » non-stop des cabinets, mode de fonctionnement qui nuit au travail de fond dans la fonction publique.

 

Ecrans : Les effets pervers d’une fascination

Classé dans: Actualités, Internet
Télévision, PC, smartphone, tablette : enfants et ados passent toujours plus de temps face aux pixels. Les études se multiplient pour mesurer l’impact sanitaire de cette exposition massive
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Médiathèque du lycée français de Pondichéry (Inde). Aldo Sperber/ Picturetank

L’affirmation est surprenante : Steve Jobs (1955-2011) limitait le temps passé devant les écrans pour ses enfants, révèle un article paru dans le New York Times le 10  septembre. Le journaliste Nick Bilton, qui avait recueilli en  2010 cette confidence du patron d’Apple, a voulu en savoir plus. Il a donc interrogé d’autres dirigeants de la Silicon Valley, et appris qu’ils font de même. Tous disent être attentifs, ne pas autoriser les écrans dans la chambre de leurs rejetons et, pour certains, ne pas leur donner de smartphone avant l’âge de 14 ans.

Cet article a de quoi étonner, tant les écrans font désormais partie de l’environnement. Aux Etats-Unis, les 8-18 ans passent en moyenne 7  heures  40 par jour devant un écran, soit plus que le temps scolaire. En France, cette même tranche d’âge passe en moyenne 4  heures  30 par jour devant des tablettes, smartphones ou autres consoles. Et la télévision reste omniprésente dans les foyers français : seuls 1  % des 12-25 ans n’en ont pas à domicile.

Depuis la généralisation du petit écran, la question de son impact sur la santé -physique et mentale des enfants et adolescents est posée. Ses effets sont très documentés, mettant en évidence une réduction de l’espérance de vie, des effets sur l’obésité, le diabète de type 2 et les affections cardio-vasculaires, comme déjà évoqué dans nos colonnes (supplément  » Science &  techno  » du 8  octobre  2011). Avec la multiplication des écrans de tous types, il n’est que plus -légitime de s’interroger sur les traces physiologiques et psychiques que ces usages peuvent laisser sur les enfants et adolescents.

Les études à ce sujet se sont multipliées ces dernières années. Les effets sanitaires les plus faciles à identifier sont liés à la sédentarité, mesurée à partir du temps passé devant un écran. Selon les recommandations de l’Académie américaine de pédiatrie, les jeunes ne devraient pas passer plus de deux heures par jour devant un écran. 91,5  % des jeunes Français sont au-dessus de ce seuil, note l’enquête HBSC sur la santé des collégiens, réalisée en  2010.  » Manger devant un écran influe sur les quantités ingérées. Le cerveau, occupé à regarder l’écran, ne transmet pas immédiatement le message de satiété au corps « , souligne la professeure Monique Romon, chef du service de nutrition au CHU de Lille et présidente de la Société française de nutrition.

Autre sujet de préoccupation, le sommeil.  » De nombreux travaux confirment le lien entre usage excessif des nouveaux médias et mauvais sommeil « , souligne le sociologue François Beck, directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies et coauteur du livreAdolescences ? Comprendre vite et mieux – (Belin-Cité des sciences et de l’industrie, 96 p., 15  €).  » La présence d’un écran dans la chambre de l’enfant est inversement corrélée non seulement à la quantité du sommeil mais aussi à sa qualité « , indique le docteur Bruno Harlé, pédopsychiatre au centre hospitalier Le Vinatier, à Bron (Rhône-Alpes). 25  % des 11-15 ans présentent un temps de sommeil trop court (moins de 7  heures), a montré le professeur Damien Léger, chef du Centre national du sommeil et de la vigilance, à l’Hôtel-Dieu (Paris), dans PLoS One en  2012. En revanche, les élèves de collège qui lisent le soir déclarent un temps de sommeil plus long que les autres (8  heures  52 contre 8  heures  28), selon l’enquête HBSC.

Un autre effet physiologique est suggéré par le professeur Ian Morgan, de l’université de Canberra (Australie). Une étude qu’il a publiée en  2012 dans The Lancet signalait une amétropie (trouble de la vision) chez 90  % des jeunes en fin de parcours scolaire dans plusieurs pays développés d’Asie.

Si les écrans peuvent donner accès à des ressources documentaires susceptibles d’enrichir le travail scolaire, leur usage habituel n’a pas cette vertu :  » Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) a lié la consommation d’écrans (tablettes, smartphones, ordinateurs, consoles de jeux…) aux troubles du langage, de l’attention et aux difficultés scolaires « , souligne Michel Desmurget, directeur de recherches en neurosciences à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et auteur de TV lobotomie. La vérité scientifique sur les effets de la télévision (Max Milo éditions, 2012). Les études scientifiques disponibles montrent que l’exposition massive aux écrans a des incidences négatives majeures sur le développement des fonctions cognitives, rappelait-il en  2012 dans un article cosigné avec Bruno Harlé et paru dans Archives de pédiatrie.  » La télévision allumée à la maison, comme bruit de fond, réduit clairement la verbalisation à la fois chez les enfants et chez ceux qui s’en occupent, et est donc potentiellement néfaste pour le développement des bébés « , affirmaient dans une étude de 2007 les pédiatres Dimitri Christakis et Frederick Zimmerman (université de Washington).

Certes, quelques travaux, dont ceux de la neuroscientifique Daphné Bavelier (université de Genève), ont montré que les jeux vidéo pouvaient améliorer certaines capacités périphériques d’attention et de sélection visuelle, ainsi que l’attention simultanée de plusieurs sens (vision, audition, toucher), ce que d’aucuns appellent la culture du zapping. La psychologue Patricia Greenfield (université de Californie à Los Angeles) a elle aussi fait état de ces effets dans la revue Science en  2009, mais pointe également que l’utilisation d’Internet pouvait entraîner  » un affaiblissement de notre pensée critique, imagination et réflexion «  (Le Monde du 4  octobre  2010).

Le contenu véhiculé par les écrans n’est pas neutre. L’exposition à des images violentes accroît-elle le risque de comportements violents par rapport à des images à contenus plus neutres ? Plus de 3 500 études ont répondu positivement à cette question, indique l’Académie américaine de pédiatrie, notamment celles, nombreuses, du pédriatre Victor Strasburger (université du Nouveau-Mexique). Or, dans les jeux comme dans les films, on assiste à une augmentation du niveau de violence : l’étude de 22 films de James Bond entre 1962 et 2008 montre que la mise en scène de la violence a doublé, et celle de la violence létale, triplé.

Les professionnels de la santé mentale font le lien avec l’exposition aux écrans. Dans les troubles de l’attention, d’hyper-activité, de symptômes anxieux, qui pèsent souvent sur les apprentissages scolaires,  » l’environnement comporte souvent un facteur commun, le temps passé devant l’écran « , constate ainsi Sabine Duflo, psychologue au Centre médicopsychologique de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), qui reçoit chaque année 350 enfants de 2 à 16 ans, et a coorganisé un colloque, le 24  septembre, sur  » L’enfant face aux écrans « .

 » Lors de la première consultation, décrit Sabine Duflo, je demande à l’enfant de me décrire une journée classique, du réveil au coucher. Ce qui permet de mesurer le temps consacré aux écrans, de voir si l’enfant joue en réseau. Bien souvent, je constate qu’un grand nombre d’enfants regardent la télévision le matin, qu’elle est présente lors de repas familiaux, et parfois allumée en permanence. « 

Ainsi Ryan, 7 ans, en CE1, est arrivé en consultation car sa mère s’inquiète pour l’apprentissage de la lecture. Son fils a très peur d’être seul, il passe en moyenne 24  heures devant la télévision chaque semaine, il en a une dans sa chambre. Sabine Duflo a proposé de réduire le temps d’écran, de lui acheter des jeux, de le laisser plus autonome… Au fil des semaines, ce  » sevrage  » semble avoir eu des effets positifs.  » Les troubles de l’attention, du comportement, ont des causes multifactorielles, sur lesquelles nous travaillons, prévient Sabine Duflo. Mais cela vaut le coup d’appliquer cette recette simple de réduire l’écran avant de médicaliser l’enfant. « 

Pour le sociologue Bernard Stiegler, la question fondamentale est la captation de l’attention profonde. Elle peut notamment gêner la capacité de l’enfant à s’occuper seul dans sa chambre, ou à écouter un professeur. Or, le psychanalyste britannique Donald Winnicott (1896-1971) faisait de cette capacité à rester seul un processus du développement psychologique. Le temps passé sur les écrans -rogne sur le temps consacré à d’autres activités, comme les expériences sensori-motrices, indispensables au développement du petit enfant. C’est le temps volé qui pose question.

«  L’usage important de petits écrans (smartphones, tablettes) pourrait entraîner une réduction du champ attentionnel, estime la neuropsychologue Sylvie Chokron. L’usage des écrans n’a pas forcément un effet direct sur la cognition, mais il empêche de développer d’autres processus cognitifs, comme apprendre par cœur ou retenir un trajet, puisque l’outil numérique sert de mémoire externe. Les processus cognitifs tels que la mémoire se modifient donc très probablement, mais il y a encore peu d’études sur ce sujet. « 

Face à ces divers effets sur la santé, que faire ? Dans un avis publié en janvier  2013, l’Académie des sciences avait énoncé quelques règles à l’usage des parents. Mais une soixantaine de spécialistes s’étaient insurgés dans les colonnes du Monde (9  février  2013) contre la méthodologie choisie par l’Académie, estimant qu’elle laissait à désirer.

D’autres recommandations d’usage existent, mais elles restent peu médiatisées. L’Association américaine de pédiatrie en a publié en  2009, réactualisées en  2013 : retirer les écrans des chambres des enfants, les accompagner, limiter le temps d’exposition entre une et deux heures par jour, discuter du contenu avec ses enfants, éviter les jeux violents et tous les médias à écran pour les bébés de moins de 2 ans…

A cela s’ajoutent des règles de bon sens : pas d’écran le matin, ni pendant les repas familiaux, ni avant le coucher. L’Inserm, dans son rapport de février sur les conduites addictives des adolescents, confirme que, pour les jeux vidéo,  » le contrôle par les parents est d’autant plus nécessaire que l’enfant est jeune, l’autorégulation n’existant pas chez les enfants et étant insuffisante chez les jeunes adolescents « . Mais alors que le marketing est intense pour vanter ces produits, l’offre d’outils efficaces de contrôle parental reste indigente.

 » On a du mal à faire entendre que les éducateurs ont un rôle à jouer pour montrer que ces objets sont une ouverture au monde je ne diabolise pas les écrans , mais qu’il est nécessaire d’en organiser la rencontre, de mettre en garde sur les dangers de certains contenus (violents, pornographiques…) et de poser des limites (heures, lieux, durée…) « , résume le psychologue clinicien Jean-Pierre Couteron, président de la fédération Addiction. Dans tous les cas, c’est majoritairement un défi éducatif.

Pascale Santi – lemonde.fr

Saut stratosphérique : record d’altitude battu par un cadre de Google

Classé dans: Actualités, International

Lâché d’un ballon à 41 km d’altitude, Robert Alan Eustace, cadre supérieur de Google en congé sabbatique, a regagné la terre ferme sous parachute. Le record d’altitude de Felix Baumgartner est donc battu. Durant ses quatre minutes et demie de chute libre, il aurait atteint plus de 1.300 km/h, donc une vitesse supersonique, mais inférieure à celle de l’Autrichien..

 

 
 

La mission a été préparée discrètement chez Paragon Space Development, jusqu’au saut réalisé vendredi 24 octobre 2014. La technique est très différente de celle de l’Autrichien Felix Baumgartner, devenu l’homme le plus rapide du monde le 14 octobre 2012, et du Français Michel Fournier, à deux doigts de réussir l’exploit de son « Grand saut » le 27 mai 2008, et utilisant une capsule pour grimper dans la stratosphère, portée par un ballon en hélium. Ici, le parachutiste était simplement suspendu au-dessus du vide et emporté par le ballon.

Il est vrai que Paragon Space Development est une entreprise spécialisée dans les combinaisons de survie, qui travaille pour la Nasa et qui s’est embarquée avec Dennis Tito dans un projet devoyage privé vers Mars. Le parachutiste courageux est Alan Eustace, 57 ans, vice-président deGoogle pour l’ingénierie et la recherche, actuellement en congé sabbatique et qui a trouvé ce projet pour occuper ses loisirs. L’homme est aussi ingénieur et a collaboré avec Paragon pour mettre au point une combinaison de survie, la Stratex (pour Stratospheric Explorer), permettant d’explorer la stratosphère comme un plongeur sous-marin visite l’océan.

Alan Eustace vient de réussir un exploit en décrochant le record du monde du saut en altitude avec 41 km. © Paragon Space Development Corporation
Alan Eustace vient de réussir un exploit en décrochant le record du monde du saut en altitude avec 41 km. © Paragon Space Development Corporation

1.323 km/h : plus vite que le son

Le vol a eu lieu au-dessus des États-Unis, dans l’État du Nouveau-Mexique, près de Roswell (encore célèbre pour cet accident de soucoupe volante censément survenu dans les années 1940). Sous son ballon de 990 m3, Alan Eustace s’est élevé rapidement, à près de 500 m/mn. D’après laWorld’s Air Sports Federation, cet équipage aurait atteint 135.890 pieds, soit 41.419 m. Le record d’altitude de Felix Baumgartner, qui était de 39.045 m, est donc battu. Seul dans sa combinaison, Alan Eustace était l’homme le plus haut du monde si l’on excepte les astronautes de l’ISS.

Armé de caméra Go-Pro, il a passé une demi-heure suspendu dans la stratosphère puis s’est détaché de son ballon, à 9 h 09 en heure locale (18 h 09 en Métropole) et a plongé dans l’air raréfié. Son accélération l’aurait amené jusqu’à 1.323 km/h, soit plus vite que le son à cette altitude. Un bang supersonique aurait été perçu par des témoins au sol, mais lui-même n’a rien entendu.

Il ne semble pas que cette pointe de vitesse ait été homologuée et elle pourrait donc être révisée dans les jours à venir. Mesurer une vitesse dans ces conditions n’est pas si facile et exige de vérifier les données et le calibrage des instruments. C’est ce qui était arrivé lors du saut de Felix Baumgartner, pour lequel la vitesse officiellement retenue a été de 1.357,4 km/h, initialement annoncée à 1.173 km/h. Quant à Joe Kittinger, un parachutiste militaire américain qui a sauté de la stratosphère en 1960, il a toujours prétendu qu’il avait franchi le mur du son mais aucun instrument fiable n’a pu le prouver. Donc, pour l’instant, le record de vitesse de l’Autrichien tient toujours…

Sur sa page Facebook, Felix Baumgartner félicite Alan Eustace. © Felix Baumgartner
Sur sa page Facebook, Felix Baumgartner félicite Alan Eustace. © Felix Baumgartner

Le saut stratosphérique secoue beaucoup

Durant la chute libre de 4 mn 27 s, sa descente a été progressivement ralentie par l’air de plus en plus dense. Les images de la vidéo, qui dure bien moins longtemps, en disent peu sur ce court voyage. Mais les passages tournoyants de l’horizon indiquent que le parachutiste a été sérieusement secoué dans tous les sens. Felix Baumgartner avait vécu les mêmes secousses, qui s’apparentent davantage à un séjour dans une essoreuse qu’à la chute libre contrôlée d’un parachutiste dans les basses couches. Dans des propos rapportés par le New York Times, Alan Eustace explique que c’était « une chevauchée très très sauvage » (« a wild, wild ride ») et qu’il s’est recroquevillé autant que possible.

Une quinzaine de minutes après le largage, sous parachute, il a – brutalement, vu la rigidité de la combinaison – touché le sol à plus de 100 km de son point de départ. Pilote d’avion et parachutiste, Alan Eustace préparait son projet depuis des années, sans sponsor autre que Paragon Space Development, qui a là une occasion de montrer son savoir-faire en matière de combinaisons spatiales.

 

© J. Martin Harris (photographie), Paragon Space Development Corporation

© J. Martin Harris (photographie), Paragon Space Development Corporation

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Jacques Généreux (Parti de gauche): «Il faut violer les traités européens!»

« Ce sont des imbéciles heureux ! Ils croient que dans un pays en récession, le seul moyen de redémarrer, c’est de relancer la compétitivité. » L’économiste Jacques Généreux, membre du Parti de gauche, est l’invité du vingt-huitième numéro d’Objections. Alors que les chefs d’État sont réunis à Bruxelles, il estime que la France doit « désobéir » : « Le seul moyen de faire bouger l’Europe. »

Jacques Généreux (Parti de gauche) : « Il faut… par Mediapart 

 

Jacques Généreux a longtemps cheminé à l’aile gauche du Parti socialiste. Avant de rompre, et de participer à la fondation du Parti de gauche. Avec son regard bleu, son ton calme, et son sourire aimable, il est moins explosif que Jean-Luc Mélenchon, mais aussi implacable, si ce n’est plus, avec le gouvernement et le président de la République.

Au moment où l’Assemblée vote le budget dans un contexte de récession, où trente-neuf « frondeurs » se sont abstenus, où Martine Aubry est sortie du bois, où l’Europe réfléchit à une politique de relance, et où Manuel Valls en appelle à oublier « les totems » de la gauche, Jacques Généreux « explique l’économie à tout le monde » (c’est le titre de son vingt-deuxième livre), et répond aux questions de Mediapart.

Que pense-t-il de la volonté affichée par Emmanuel Macron de « briser les tabous » ?« Toutes les sociétés humaines, sauf depuis trente ans, ont freiné la liberté donnée à l’argent de faire ce qu’il veut, parce que, si on libère cette force, la rivalité prédatrice qui se déchaîne dans les jeux d’argent détruit toute la société. Ce tabou est l’une des clés fondamentales sur lesquelles repose notre société, et c’est cela qu’ils veulent briser. »

La politique de Manuel Valls ? « On est passé d’une politique stupide à une autre politique stupide. La première (à partir de 2012) pratiquait la rigueur par la hausse massive des impôts en rêvant à la croissance. La croissance ne pouvait pas venir. Alors le grand tournant initié par Manuel Valls a consisté à reporter la réduction des déficits, mais à promettre en échange à Bruxelles qu’on réduirait la dépense publique pour financer la baisse du coût du travail. Or la politique de l’offre ne peut pas relancer la machine en période de stagnation. Les entreprises amélioreront leur rentabilité mais n’investiront pas. Sur quel marché pourraient-elles investir dans une économie en panne ? »

La sortie de Martine Aubry : « Nous sommes d’accord avec son diagnostic, puisque c’est le nôtre, et ravis que cette grande voix valide tout ce que nous disons depuis longtemps. Mais elle ne va pas assez loin quant aux remèdes, notamment sur l’Europe. »

Quel serait ce remède ? « Il faut ouvrir une crise. Il n’y a pas d’autre moyen pour que ça bouge. L’Union européenne ne sera réformée que lorsqu’elle s’effondrera dans sa forme actuelle. Il faut qu’un grand pays, la France par exemple, décide de désobéir radicalement. Il faut violer les traités européens. Si nous ne provoquons pas un choc de ce type, nous aurons un choc d’un autre type, une grande catastrophe financière, ou une grande catastrophe politique avec la montée des fascismes… »

 

HUBERT HUERTAS ET MARTINE ORANGE – mediapart.fr

 

Quelques commentaires :

 

 

NOUVEAU24/10/2014, 13:44 | PAR ESCULAPE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CRAMPON LE 24/10/2014 À 13:24

La transgression de la règle commune comme issue ? Curieuse idée qui me fait plutot penser à celle d’un anarchiste… Qu’aura-t-on en retour si ce n’est des transgressions de chacun. Tout ceci ne peut aboutir qu’à la surenchère et donc au chaos et à la destruction. Ce n’est, à mon sens, pas la bonne voie. La seule voie pour sortir d’une loi inique est d’en appeler au peuple par le référendum. Voulons oui ou non continuer de faire partie de cette Europe? Si c’est oui, il faut respecter la règle commune quitte à tenter de la modifier par les moyens légaux; si c’est non, on quitte le bateau et on laisse les autres avec leur règle!

Dura lex… set lex

NOUVEAU24/10/2014, 15:51 | PAR GAUTH EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LANCETRE LE 24/10/2014 À 15:11

« Pour revoir les traités, il faut l’unanimité des 28 Etats. »

On peut demander aux politiques de consulter les Français concernant les traités à venir. Petition pour un referendum sur le TAFTA, CETA et TISA :https://www.change.org/p/gouvernement-fran%C3%A7ais-pour-l-organisation-d-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-l-accord-de-libre-%C3%A9change-ue-canada-ceta-le-trait%C3%A9-transatlantique-tafta-et-l-accord-sur-le-commerce-des-services-tisa

 

NOUVEAU25/10/2014, 08:29 | PAR ARCES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ERMLER LE 24/10/2014 À 20:46

Vous êtes un enculeur de mouches !!!!!

NOUVEAU25/10/2014, 22:17 | PAR SYLVIANE GIAVINA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ARCES LE 25/10/2014 À 08:29

Et vous un grossier personnage sans intérêt.

 

 

NOUVEAU25/10/2014, 10:08 | PAR JEA JOUANY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ERMLER LE 24/10/2014 À 20:08

Le pari qu’il fait est le même que celui que font les frondeurs, le parti de gauche ou EELV.

Le problème est qu’il n’est pas certain, compte tenu, justement des institutions actuelles que ce choc se traduise par un effet positif pour la démocratie d’une part, etcontre l’exclusion et la pauvreté d’autre part.

Le discours ambiant et l’addiction à la consommation ont fait régresser la France d’un point de vue social à ce qu’elle était au milieu du XIXe siècle!

Alors oui, il faut défendre par la parole et les actes l’égalité en droits de tous les êtres humains dans l’espace et le temps. L’indispensable solidarité entre les humains, la nécessaire fraternité, et lutter contre les notions de compétitivité qui conduisent à l’exclusion et à condamner à la pauvreté une partie de plus en plus importante de l’humanité au profit de groupes d’individus,et sert au “blanchiement“ de l’argent sale.(Qu’il est questionde prendre en compte dans l’évaluation du PIB)

Dans la foulée provoquer un changement des institutions à commencer par la constitution de ntre pays (Constitution qui devrait inclurele partage territorial des compétences en partant des citoyens et dans le respect du principe : un citoyen = une voix. Par citoyen, j’entend celuiqui vit et a choisi de vivre en un lieu, quelle que soit son origine)

Cette constitution devrait alors permettre de remettre en cause notre vision de l’UE, non pas au service des consommateurs et d’une paix fondée sur la consommation, mais d’une UE fondée sur une volonté de solidarité et de fraternité entre les peuples et dont les compétences seraient déléguées par les peuples qui la composent. Dont le fonctionnement reposerait sur des principes démocratiques avec un gouvernement et un parlement ainsi que des instances judiciaires intervenant toutes dans leur domaine de compétances. Une Europe qui soitune fédération de peuples et non le simple résultat de traités signés par des gouvernements

 

NOUVEAU25/10/2014, 12:04 | PAR GILLES MARCEAU EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LANCETRELE 24/10/2014 À 15:11

@LANCETRE :

«Pour revoir les traités, il faut l’unanimité des 28 Etats.

Autant dire que c’est impossible.»

C’est tout à fait exact. L’Union européenne ne changera pas, malgré toutes les promesses d’Europe sociale dont on abreuve les français depuis des décennies.

La seule façon pour faire une politique décidée par le vote majoritaire des Français et de d’abord quitter l’Union européenne, procédure qui est prévue par l’article 50 du Traité sur l’Union européenne. Nul besoin pour cela de violer quoi que ce soit, car les signataires du traité se sont engagés à respecter cette clause !

Un seul parti propose d’utiliser cet article, c’est l’Union Populaire Républicaine de François Asselineau : http://www.upr.fr/

NOUVEAU25/10/2014, 23:41 | PAR LORREINE ASH EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GILLES MARCEAU LE 25/10/2014 À 12:04

pareil! pour la procédure de sortie de l’euro par l’article 50 il faut l’accord des 28 états; ce qu’Zsselineau ne dit pas explicitement.

 

NOUVEAU26/10/2014, 16:55 | PAR MICHEL BOREL EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LANCETRE LE 24/10/2014 À 15:11

« La Norvège, la Suisse, l’Islande ne sont pas membres de l’U.E. » Il ya hélas une grande différence entre ne pas êtrre entré et sortir.

 

NOUVEAU24/10/2014, 16:57 | PAR GUITONBLEU EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PIERRE MAGNELE 24/10/2014 À 13:55

Hé pssst… On peut être d’accord avec Jacques Généreux et ne pas y croire, à la 6°… On part du constat juste que les hommes au pouvoir doivent changer, et vous aboutissez à la conclusion que la 5° doit périr. Pourquoi ?

NOUVEAU24/10/2014, 17:37 | PAR YANNIS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GUITONBLEU LE 24/10/2014 À 16:57

Une assemblée constituante incluant tous les citoyen(ne)s français(e)s, même uniquement de bonne volonté, me semble illusoire, les connexions numeriques vont-elles faciliter la tache ?

Le fonctionnement actuel des parlements dispose d’outils pour changer la constitution, ou tout simplement pour l’ameliorer. Mais les élus vont-ils se charger eux-méme de cette métamorphose En commençant pour les convaincus, par présenter ce programme de nouvelle constitution aux électeurs à l’échelle locale ?? J’avoue que ce projet de 6e constitution me parait encore un peu brouillon..

NOUVEAU24/10/2014, 19:29 | PAR LEXSUNA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE YANNIS LE 24/10/2014 À 17:37

il a été question d’inclure l’ensemble des français? La manière dont la constituante sera construite est un débat ouvert. Election? Tirage au sort? Mixte? Comment organise t-on la participation des communaux citoyens diverses?
Ce qui est claire, c’est que le fonctionnement actuel comme le dit M. Généreux ne permet pas de mettre au pouvoir ni l’intérêt général (au sense démocratique) ni la compétence.  Le mouvement pour la 6ème est actuellement notre meilleur espoire de faire évolué notre démocratie. 

A titre personnel, je crois nécessaire une participation substentielle à l’écriture de la constitution par des citoyens tirés au sort. Une élection, ça fait sortir des élites (cf étymologie). C’est bien les élites, mais les élites ce n’est pas représentatif par définition.

http://www.dailymotion.com/video/x1wotcz_david-van-reybrouck-contre-les-elections-pour-la-democratie_news

 

NOUVEAU25/10/2014, 00:41 | PAR LOLITALIENNE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE YANNIS LE 24/10/2014 À 17:37

La V° république a été retrafiquée pas moins de 40 fois , et alors ? Elle n’est plus d’actualité , c’est tout.

Elle a été faite pour que de Gaulle ait tous les pouvoirs , dorénavant c’est au peuple de décider de son avenir. Depuis de l’eau a passé sous les ponts, et l’éducation notamment politique est passée par là. Nous ne sommes plus en 1958 !

C’est vrai qu’il faut beaucoup communiquer sur comment pourra fonctionner une VI° république.

C’est la tâche urgente: informer, ouvrir des débats, et imposer un référundum.

 

NOUVEAU26/10/2014, 11:53 | PAR PERETZ EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE YANNIS LE 24/10/2014 À 17:37

Un brouillon de Constitution c’est sur « www.citoyenreferent.fr »  ou « www.voiescitoyennes.fr ». Il ne demande qu’à être complété et corrigé par qui a des idées..

 

NOUVEAU25/10/2014, 23:56 | PAR PERETZ EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GUITONBLEU LE 24/10/2014 À 16:57

Parce que le système est obsolète. J.Généreux le dit fort justement : il faut que les dirigeants ne soient pas des professionnels qui n’aient comme seul but, leur réussite, c’est-à-dire issus de partis politiques qui les portent. Et  dans la Constitution si on la lit dans les détails, ils sont favorisés : on les encourage en les aidant financièrement. Une Constitution réellement démocratique doit mettre les citoyens (désintéressés) au pouvoir et non des diafoirus !

 

 

 

NOUVEAU24/10/2014, 20:00 | PAR AMAEL EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ROXANE BERGERAC LE 24/10/2014 À 14:23

Ressortons-le! Exigeons-le justement!

 

NOUVEAU25/10/2014, 12:44 | PAR ANDELLE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE JULAU LE 25/10/2014 À 01:31

Oui nous ne sommes pas liés à la troïka sauf si nous  voulons bien qu’on nous mange la laine sur le dos (s’il nous en reste !)

Regardez :

https://www.youtube.com/watch?v=V28vk6DVE1k

 

NOUVEAU24/10/2014, 16:47 | PAR ANNICK V EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE DIDIER BORIE LE 24/10/2014 À 14:12

Précisément. Ils ont violé le peuple, maintenant à nous!

 

NOUVEAU25/10/2014, 00:43 | PAR LOLITALIENNE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE DIDIER BORIE LE 24/10/2014 À 14:12

oui mais un référundum pour sortir de la V° , Si nous avions été en 2005 sous la VI° république le traité n’aurait jamais été ratifié par la France sans le consentement du peuple.

La voila la différence.

 

NOUVEAU26/10/2014, 00:48 | PAR ESCULAPE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE DIDIER BORIE LE 24/10/2014 À 14:12

Je constate aux nombreux suffrages qui se sont exprimés sur le respect de la loi que nous avons de beaux jours devant nous… Tant de monde pour approuver la transgression comme doxa… Tout un programme civilisationnel. Je crois que nous allons bientôt bien rire!

Quant à Didier Borie, regardez où en sont l’UMP et le PS après leur forfaiture via à vis du résultat du referendum. Vous ne croyez pas à la puissance de l’expression populaire? Je vous souhaite bien du plaisir. Vous croyez que des clowns aussi insignifiants que Sarkozy et ses associés du PS peuvent à long terme s’asseoir sur l’expression du sufrage d’un peuple?? Vous avez une courte vue. Vous ne voyez pas ce qui meut les plaques tectoniques. La France a une histoire plus que millénaire; si vous croyez vraiment les guignols de la politique qui s’agitent actuellemnt sous nos yeux vont balayer 1000 ans d’histoire d’un trait de plume c’est que vous prêtez bien trop d’importance aux mouches du coche.

 

NOUVEAU24/10/2014, 19:52 | PAR PHYLLOSCOPUS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LUMIO LE 24/10/2014 À 14:37

Mais enfin, vous l’avez vue la commission ?

Junker du paradis fiscal Luxembourg, plus deux autres faschots (espagnol et hongrois), le reste  ultra-libéral ou lobbyiste.

Et voté par qui ? La droite et la gauche au pouvoir.

NOUVEAU25/10/2014, 00:46 | PAR LOLITALIENNE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PHYLLOSCOPUSLE 24/10/2014 À 19:52

non ! pas la gauche , appelée sociale démocratie après avoir renoncé à « socialiste » puis les social libérale,  bref l’autre droite !

NOUVEAU25/10/2014, 11:23 | PAR ANNICK V EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LOLITALIENNE LE 25/10/2014 À 00:46

Ne manquons jamais une occasion de corriger cette appellation « la gauche » désignant le gouvernement actuel, qu’on lit encore trop souvent – on utilise souvent les mots par habitude…

 

NOUVEAU26/10/2014, 00:50 | PAR ESCULAPE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LUMIO LE 24/10/2014 À 14:37

Je pense que vous avez mal compris le sens de mon message… Je suis entièrement daccord avec vous!

 

NOUVEAU24/10/2014, 16:19 | PAR PATRICE CAUPERT EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MALENEDLE 24/10/2014 À 14:41

Sans compter que vouloir le changement sans crise c’est ça qui me paraît irréaliste.

NOUVEAU25/10/2014, 00:48 | PAR LOLITALIENNE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRICE CAUPERT LE 24/10/2014 À 16:19

Et actuellemnt la France n’est pas en crise ? même l’Allemagne s’y engouffre !

 

NOUVEAU24/10/2014, 21:36 | PAR MALENED EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARIEFAB LE 24/10/2014 À 20:50

C’est une définition de l’anarchie, la vraie, à laquelle je n’adhère absolument pas… j’ai bien précisé « si »… Et oui, bravo Jacques.

 

NOUVEAU26/10/2014, 11:55 | PAR PERETZ EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARIEFAB LE 24/10/2014 À 20:50

Dans le même sens que Jacques Généreux, on peut lire « Economie, comment renverser la table » (Amazon)

 

NOUVEAU24/10/2014, 22:19 | PAR AKAMA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MALENED LE 24/10/2014 À 14:41

Ben quoi, c’est louable que d’être un anarchiste ! Après tout il y a bien l’anarchiste de droite, néolibéral, alors pourquoi étouffer l’anarchiste de gauche qui partage avec les autres ?

 

Vers une hausse des tarifs de l’électricité de 2,5 %

 

 

Les tarifs de l’électricité en France devraient augmenter de 2,5 % le 1er novembre selon un projet d’arrêté, a précisé vendredi le journal Les Echos. Le projet d’arrêté, proposé par le gouvernement, sera soumis le 28 octobre au Conseil supérieur de l’énergie (CSE), dont l’avis est consultatif. Cette hausse concernera les tarifs réglementés dits « bleus  » appliqués à la plupart des particuliers et était attendue depuis le printemps. Ségolène Royal, la ministre de l’énergie nouvellement nommée, avait alors annoncé que le gouvernement annulerait l’augmentation de 5 % prévue au 1er août, afin de protéger le pouvoir d’achat des Français, grâce à un nouveau mode de calcul plus favorable aux consommateurs. Le Conseil d’Etat, saisi en référé par les concurrents d’EDF, a maintenu en septembre le gel des tarifs de l’électricité pour les particuliers au 1er août, dans l’attente de sa décision sur le fond du dossier. Cette hausse était donc attendue mais son ampleur n’était pas encore connue. La semaine dernière, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait publié son rapport sur la question, concluant que l’augmentation devrait être d’au moins 1,6 % en 2014, sans compter les rattrapages nécessaires. Le principe de couverture des coûts d’EDF n’ayant pas été respecté en 2012 et 2013, la CRE a calculé le manque à gagner pour l’énergéticien et l’a estimé à 1,14 milliard d’euros. La différence entre 1,6 % et 2,5 % correspond donc à « une partie de ce rattrapage », indique le rapport au CSE associé au projet d’arrêté.
Les Français supporteront aussi une hausse moyenne de 2,31 % des tarifs réglementés du gaz au 1er novembre. Cette hausse, qui intervient après une augmentation de 3,9 % au 1er octobre, a été confirmée par une délibération de la CRE publiée jeudi au « Journal officiel ». Le tarif réglementé du gaz avait cependant baissé de 6,8 % entre janvier et septembre et restera, même après cette nouvelle hausse, inférieur à son niveau du début de l’année.lemonde.fr

Mélenchon et Filippetti en réponse au livre de Salmon « les Derniers jours de la Cinquième République »

Christian Salmon, après la publication de son livre «Les Derniers jours de la Cinquième République», a demandé à plusieurs responsables qu’il avait longuement interrogés pour alimenter cet ouvrage, comme un «droit de suite». A eux de commenter et de poursuivre le débat sur la crise institutionnelle et politique. Voici la réponse d’Aurélie Filippetti.

Voici le  texte de l’ancienne ministre de la culture, en réponse au livre de Christian Salmon, Les Derniers Jours de la Cinquième République.

Le livre de Christian Salmon replace les difficultés et les impasses actuelles du quinquennat dans une perspective plus large : bien sûr, l’épuisement institutionnel de la Ve République, mais plus généralement la crise de la parole et de l’action politiques elles-mêmes. Broyées par l’envahissement de la communication, qui prend le pas sur toute action de fond, par l’impact immédiat qui se substitue à l’analyse scientifique et rationnelle, tuées par le temps ultra-court, elles sont aussi minées par le recul de la pensée critique.

Face à l’incompréhension devant la dérive bureaucratique, on a besoin de Kafka. Parce que les hommes et la conjoncture ne sont pas seuls en cause. Pasolini montrait il y a trente ans que c’est une idéologie qui a théorisé l’impuissance de la politique parce que cette défaite sert un certain nombre d’intérêts. L’accélération de la transformation du pouvoir qu’il avait identifiée nous a menés à un paroxysme. Le vide du pouvoir, les mots de campagne sans rapport avec l’exercice de l’État, les militants supplantés par des fétichistes de technocratie, les programmes par des valeurs, bref le goût du réel par l’illusion, par le vide pasolinien du pouvoir.

Car derrière les masques souriants, on ne trouve rien d’autre que le vide. De même que la langue de la politique s’est peu à peu asséchée, réduite, a perdu tout lien de chair avec le réel, de même les idées et les concepts se sont progressivement transformés en « théories zombies » , flottant dans un monde parallèle au monde réel, loin de la vie quotidienne de ceux qu’elles sont censées aider à gouverner.

C’est cette déréalisation de la politique qui crée la crise de confiance et qui devrait susciter une prise de conscience. Cet éclairage intellectuel, littéraire mêlé à des éléments d’actualité et à des témoignages, permet de donner du sens à des événements autrement simplement triviaux et contemporains.

 

Un texte de l’animateur du mouvement pour la 6e République, en réponse au livre de Christian Salmon, Les Derniers Jours de la Cinquième République.

Jean-Luc Mélenchon: le moment pasolinien

Comment quelqu’un dont on n’attendait rien a-t-il pu tant décevoir ? Le « moment pasolinien » de notre histoire, comme le nomme Christian Salmon, est si bien décrit ! Le pouvoir actuel est devenu à ce point vide de sens intelligible que l’accusation de trahison ne peut même plus lui être appliquée sans rire. Même dans le rôle du traître il ne fait pas sérieux. C’est qu’il a confisqué les mots qui servaient à désigner les choses au point que rien ne veut plus rien dire. C’est carnaval dans le vocabulaire. Spoliation, capitulation, régression ont le masque de Gauche, courage, réforme, et que sais-je encore !

Pendant ce temps le vrai pouvoir ne s’encombre même plus de prétexte. L’oligarchie montre son Macron et aussitôt les autres marionnettes sont comme des guenilles abandonnées sur un trottoir. La puissance réelle vaque à ses affaires sans le souci des apparences. Le pouvoir va au bain de la fortune dans son plus simple appareil. Pure courroie de transmission, la monarchie présidentielle s’est emboîtée comme tenon et mortaise avec les rouages obscurs de la Commission européenne.

Le monstre financier s’est collé au ciel tout entier et pour finir il n’est de pouvoir que mode Shadok. Il pédale, sans rime ni raison, du seul fait qu’on lui a mis un pédalier entre les jambes comme il visserait si c’était un tournevis, et peignerait si c’était un peigne. Ici on paie la dette, brise les tabous, et montre du courage. Peu importe ce que ça peut bien vouloir dire du moment que la pompe à mots tourne à plein régime. Le monde étant vide de sens, les mots ne sont que du bruit.

Oh comme l’histoire produit si bien, si finement, les caractères qui conviennent à ses épisodes ! Louis XVI ou Nicolas II, ineptes et vains, ne pouvaient imaginer un monde différent de celui qui les avait enfantés. Les gouvernants de l’âge de la dette de même. Au loin, sous l’océan profond des souffrances et des houles aigres de la misère, le tremblement de terre a déjà eu lieu. Le tsunami est en route. Le monarque et sa cour caquetante règnent sur Mélérla plage dans la splendeur des châteaux de sable. Christian Salmon a raison : toute la plage aussi sera emportée !

La rédaction de mediapart.fr

Sur la piste de la fortune de Patrick Balkany

Le député était convoqué par les juges en vue d’une mise en examen, mardi 21  octobre

 

 

Le député et maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est convoqué au pôle financier, mardi 21  octobre, en vue d’une triple mise en examen pour  » blanchiment de fraude fiscale « , «  corruption «  et  » blanchiment de corruption « . Les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon disposent de documents précis pointant la responsabilité de ce très proche de Nicolas Sarkozy dans l’organisation d’un système d’évasion fiscale. Le Monde a ainsi eu accès à trois notes, datées des 2  mai, 9  juillet et 27  septembre, émanant de Tracfin, l’organisme anti-blanchiment de Bercy. Elles évoquent un  » schéma sophistiqué de fraude «  et détaillent le train de vie faramineux du parlementaire et l’écheveau de sociétés écrans et comptes offshore derrière lesquels se cachent M. Balkany et son épouse Isabelle. Le cabinet d’avocats  » Claude et Sarkozy « , dans lequel est associé l’ex-chef de l’Etat, paraît avoir prêté son concours juridique à ce montage illégal. Les magistrats détiennent également plusieurs témoignages, dont celui de l’industriel George Forrest, révélant les pratiques suspectes de M. Balkany en Afrique, durant la période 2007-2012.

M.  Forrest a permis aux juges d’instruction de mieux comprendre l’origine des fonds alimentant les divers comptes attribués au couple Balkany. Le 18  septembre, il confie au juge Van Ruymbeke, à qui il remet plusieurs documents :  » En septembre  2008, il - M. Balkany -m’a appelé en me disant qu’il avait une affaire intéressante à m’apporter. Comme il voyait que je voulais investir dans l’uranium, il nous a apporté une affaire Forsys Metals corporation en Namibie. M.  Balkany a obtenu de ce gouvernement qu’il ne s’oppose pas à la transaction. J’ai racheté Forsys pour 500  millions de dollars – environ 390  millions d’euros – . Comme M. Balkany m’avait apporté l’affaire et que tout commissionnaire reçoit une commission, j’ai négocié avec M. Balkany à 1  %. On a arrondi à 5  millions de dollars. « L’industriel explique ensuite avoir effectué deux virements, les 22 et 29  juin  2009, sur un compte numéroté ouvert par la société Himola à la Commerz Bank de Singapour – fermé puis remplacé par un autre compte, à la Standard Chartered Bank, toujours à Singapour, en  2010.

Ce fameux compte, les juges l’avaient déjà découvert dans les trois notes Tracfin liées au patrimoine de la famille Balkany et de ses proches. Avec les mêmes versements, aux mêmes dates. Mais ils ne savaient pas d’où provenaient les fonds l’alimentant.  » Qui vous a remis le numéro du compte d’Himola à Singapour ? « , interroge le juge.  » M.  Balkany lui-même, se souvient l’homme d’affaires. Il me l’a noté sur un bout de papier. C’était à Levallois. Cela se passait dans son bureau à la mairie. « 

Nulle trace des fonds versésCe témoignage est essentiel pour les magistrats. Car il relie directement le couple Balkany au compte à Singapour. En effet, jusqu’à présent, ils n’avaient qu’un seul nom comme ayant-droit de la société Himola Company corp : le bras droit de M. Balkany à Levallois-Perret, Jean-Pierre Aubry, également mis en examen dans ce dossier. Suspectant M. Aubry d’être le  » faux nez  » du couple Balkany, ils ont donc fait placer en garde à vue, le 24  septembre, la directrice de la société fiduciaire suisse Gestrust, Diana Brush, qui hébergeait Himola.  » Himola est une société panaméenne détenue à 100  % par Jean-Pierre Aubry (…) J’ai vu à de nombreuses reprises M. Aubry déposer des enveloppes dans un coffre de Gestrust. J’imagine qu’il s’agissait d’enveloppes de liquidités. Tout est basé sur la confiance. Lorsque M. Aubry revenait en Suisse, il lui arrivait de venir récupérer ces enveloppes « , a expliqué aux policiers la gestionnaire de fonds.

A Gestrust, Mme Brush est placée sous l’autorité directe du patron, Marc Angst.  » Je tiens à préciserque M.  Angst m’avait indiqué avoir entendu dire que le véritable propriétaire de Himola était M.  Balkany « , indique Mme Brush.Avec ces témoignages, les enquêteurs ont bien la certitude que M. Balkany se cache derrière le compte Himola avec, comme homme de paille, Jean-Pierre Aubry.

En juin  2009, voilà donc le couple Balkany nanti de 5  millions de dollars. Dont le fisc français n’entend pas parler. Les trois rapports Tracfin soulignent le statut fiscal particulier des Balkany. Le député UMP n’est pas assujeti à l’impôt sur la fortune, il ne déclare  » que  » 87 175  euros de revenus en  2012, et ce alors qu’il rémunère des employés à domicile pour… 127 000  euros. Mme Balkany, elle, parvient même à se faire rembourser 6 000  euros du fisc en  2012, tout en bénéficiant d’une demi-part supplémentaire, au titre de sa qualité de personne isolée. Or, Tracfin met en exergue  » une communauté de vie  sinon d’intérêts avec M. Balkany « .  » Les seuls revenus officiels de M. et Mme Balkany ne sauraient justifier la détention d’un tel patrimoine « , poursuit Tracfin. Le «  schéma de fraude n’aurait d’autre justification que de dissimuler l’origine ou le bénéficiaire effectif des biens et revenus « .

Nulle trace en effet des fonds versés par M. Forrest. Cet argent a servi, selon les enquêteurs, à acquérir deux villas somptueuses :  » Dar Gyucy  » à Marrakech et  » Pamplemousse  » à Saint-Martin. Tracfin dénonce  » le recours à des montages juridiques offshore sophistiqués utilisant des sociétés écrans destinées à opacifier l’identité réelle des propriétaires effectifs des villas « , les Balkany.

L’enquête judiciaire pourrait aussi, par ricochet, concerner M. Sarkozy. Les activités africaines de M. Balkany ont notamment prospéré, entre 2007 et 2012, du fait de sa grande proximité avec celui qui était alors président de la République. A la grande colère des diplomates français. Y compris les membres de la cellule diplomatique de l’Elysée. George Forrest a ainsi révélé aux juges ce que lui avait confié Bruno Joubert, le  » M.  Afrique  » de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2009, à propos des négociations menées par Areva en Centrafrique en  2008 : « Il me disait catégoriquement qu’il ne fallait pas que M. Balkany se mêle de cette affaire. On ne pouvait pas empêcher la présence de Renaud Guillot-Corail – conseiller de M. Balkany – ,M.  Joubert était furieux.  » M.  Forrest a raconté comment le député avait tenté de se greffer sur le dossier centrafricain :  » J’ai reçu une invitation à déjeuner à la mairie de Levallois par M. Balkany – … – M.  Balkany connaissait bien M. Bozizé – président centrafricain – , c’est du moins ce qu’il disait. Il voulait savoir comment le dossier évoluait « .

On retrouve M. Sarkozy à travers le cabinet d’avocats Arnaud Claude et Associés, qu’il a cofondé, et dont il est redevenu l’associé depuis sa défaite en  2012 – le cabinet a d’ailleurs été rebaptisé Claude &  Sarkozy. En effet, Tracfin a découvert en mai que Me Claude, conseil de M. Aubry, était  » le destinataire des courriers réceptionnés par Gestrust SA – … – relatifs au fonctionnement  » des deux comptes occultes détenus par M.  Aubry, au nom de M. Balkany, à Singapour. Diana Brush s’est souvenue que le 8  janvier  2010, elle s’était rendue à Genève pour l’acte d’acquisition de la villa des Balkany au Maroc.

 » Lors de la signature, étaient présents Jean-Pierre Aubry – et – Me Arnaud Claude « , a-t-elle assuré. S’agissant de la SCI Dar Gyucy, propriétaire de la maison de Marrakech, Mme Brush a déclaré :  » Je suis la gérante de cette société depuis le début à la demande de M. Aubry et Me Claude « . Le cabinet d’avocats Claude &  Sarkozy a été perquisitionné le 21  mai.

Gérard Davet, et Fabrice Lhomme – lemonde.fr

Macron, le nouveau vizir en vue

Je crois que le livre a bien commencé sa vie. Mes amis, les anonymes et les autres sont incroyables. Sans mot d’ordre, sans consignes, juste avec humour et conviction, ils ont multiplié les gestes pour faire connaître et donner envie. Du coup, certains l’ont mis en compétition avec celui de Zemmour. Hum je crois bien qu’il a de sérieuses longueurs d’avance, non ?

Un président de gauche réélu au premier tour contre le PS à 3% et la droite dans les choux. Bravo Evo Moralès ! Vive la Bolivie libérée ! Le petit bonhomme qui t’aempêché de survoler notre territoire parce que la CIA le lui avait demandé devrait méditer comment un homme qui tient ses promesses et pratique une politique de gauche sort son pays de la pauvreté et unit le peuple.

Dans ce post, il est question de l’économie européenne, de la fin à Kobané du Disneyland qu’a été le récit officiel nord-américain pour expliquer les aventures militaires de l’OTAN. Puis je parle du banquier Macron, nouveau vizir qui parle dur mais trop. A la fin, il est question de la campagne sur l’eau que lancent mes amis à qui je veux donner le coup de main de l’écoute de ce blog.

En ce qui concerne la campagne pour la sixième République, tous les signaux sont au vert. Cette semaine nous atteindrons la mi-parcours, je l’espère, avec 50 000 signatures. En fait, je donne des nouvelles sur le sujet plutôt sur ma page officielle sur Facebook car je crains de surcharger mes posts. Mais cette fois-ci encore, je veux parler du sujet.

Une nouveauté. J’illustre ce post avec des dessins de presse que j’ai publiés il y a bien des années quand je galérai, jeune père de famille sans emploi stable qui devait participer à faire bouillir la marmite de ma jeune famille. En effet c’était déjà… la crise. Déjà les jeunes diplômés avaient du mal à trouver du boulot. Pourquoi publier ces dessins ? Le site « Rue 89 » a pensé intéressant de publier certains de ceux que j’ai vendu à cette époque. Je ne sais pas qui ça peut intéresser. Mais ils ont choisi une série. Ce n’est pas ma préférée, loin s’en faut. Dans le même journal, « La Croix » (mais oui !), j’en ai vendu une série de six autres. Parmi eux quelques-uns qui concernaient la presse. Déjà. Je constate à présent que ce jeune homme a eu de la suite dans les idées. Ceux qu’il affrontait aussi.

L’économie allemande s’enfonce

Tout devrait aller beaucoup plus mal partout en Europe. C’est une bonne nouvelle pour ce qui est de rabaisser la morgue de Merkel, de mettre en déconfiture les admirateurs du « modèle allemand » et de ridiculiser ses caniches français au pouvoir ! C’est une nouvelle victoire intellectuelle pour nous qui avons dénoncé, souvent seuls, ce prétendu « modèle ». Une pensée amicale pour Bruno Odent, journaliste à l’Humanité qui tient la chronique de ce refrain de la propagande du système. Son livre « Modèle Allemand, une imposture » aura donc été, comme plus modestement mes textes dans ce blog, un utile vaccin pour les libres penseurs en économie. Mais le désastre social européen va s’approfondir. En France surtout puisque nous sommes la deuxième économie du continent et directement synchrone avec l’Outre-Rhin. Rien n’était davantage prévisible que cet épisode allemand. Une fois les « sanctions économiques » prises contre la Russie, tous les autres clients étant mis en panne par la politique d’austérité imposé par l’Europe Allemande, comment Merkel et son équipe de névrosés de l’équilibre budgétaire pensaient-ils faire tourner l’activité ?

Les prochains mois vont donc être spécialement cruels. Même si Merkel changeait de pied, il faudrait au moins un an pour inverser la pente prise et qu’une politique de relance diffuse ses effets. Mais elle ne changera pas d’attitude. Et ses robots non plus. Ainsi le président de l’Eurogroupe, un androïde néerlandais. Son pays est déjà sous le choc de la récession pour cause d’austérité. Mais comme les autres, ce bonhomme n’a plus de pays : il est européen, c’est-à-dire allemand, c’est-à-dire au service des fonds de pension qui paient les retraites par capitalisation des électeurs de la CDU et de la masse des autres retraités de ce type en Europe. Le monsieur se permet de faire des injonctions au gouvernement français qui jappe misérablement en se cachant de peur sous le canapé. À son coup de sifflet, les dogues des agences de notation montrent les crocs. Tout ça pour aggraver la crise. Car le monsieur demande d’aggraver la cause du mal et de faire davantage d’austérité. C’est à peine croyable, mais c’est comme ça. Le désastre est donc assuré en Europe.

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L’ordre du monde ne colle plus avec Disneyland

C’est officiel, la Chine a dépassé les USA sur le plan de la puissance économique. La nouvelle reste aussi confidentielle en France que le reste des informations cet été sur le sujet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Pourtant ceux-là se sont coalisés contre le dollar et représentent les principales économies du monde dorénavant. Vous lirez dans mon livre ce que j’en dis à propos de la pyramide des puissances dans l’ordre géopolitique. Je considère que c’est déjà un signal de notre abaissement au rang de petits suivistes que rien de tout cela ne soit en débat dans notre pays sinon l’export médiatique massif des conflits moyen-orientaux dans lesquels la France fait le supplétif des armées des autres. Cette pièce-là aussi est parvenue en peu de temps au sommet de l’abjection. Massacres répugnant d’un côté arrivant opportunément pour ancrer les convictions, pantalonnades militaires de l’autre.

Les épisodes s’embrouillent en un méli-mélo qui contredit en permanence le récit officiel des amis du Disneyland nord-américain. Donc, ceux qu’on avait armés en Syrie parce qu’ils étaient les gentils, en ont profité pour essayer de conquérir l’Irak et sont devenus les méchants. Les Kurdes, armés pour les affronter, étaient considérés comme des gentils juste avant qu’on les abandonne à la fureur des méchants d’hier pour la raison que les Turcs, qui sont membres de l’OTAN, le camp des gentils, aimeraient mieux que les Kurdes se fassent massacrer par les méchants qui sont une variété violente du gentil parti au pouvoir à Ankara. Il n’est donc plus surprenant d’apprendre que le gouvernement français et celui des USA ont repris contact avec les méchants Syriens pour voir s’ils pouvaient aider à frapper les gentils d’hier qui sont les nouveaux méchants. De tout cela si pitoyable pour mon pays, je ne retiens qu’un motif de satisfaction. Ne plus pouvoir être personnellement repeint par la presse éthique et indépendante en suppôt d’un criminel local vu que je n’en ai soutenu aucun tandis que mes détracteurs les ont tous soutenus à tour de rôle. Je n’en dis pas davantage aujourd’hui. Je forme le vœux que cela guérisse ceux de mes lecteurs qui continueraient de croire que la guerre est une sorte de fessée administrée pour le bien de ceux qui la subissent, que la laïcité doit être ouverte, que l’occident est autre chose qu’un prétexte, que les USA sont des libérateurs universels, et ainsi de suite.

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Le banquier Macron, le nouveau vizir qui guette…

La place du grand vizir sous les yeux amusés du calife. Comme Valls veut tomber à droite, la Cour tient déjà son objet de substitution. Cet homme est entièrement dépouillé des oripeaux qui rattachent encore et malgré lui un Manuel Valls à la gauche officielle par l’histoire de son passé sulfureux à l’UNEF et dans les réseaux trotskistes secrets décrits par le livre de Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart. Cet Emmanuel Macron n’a strictement rien à voir avec notre histoire, nos mots, notre pensée. Ni de près ni de loin. Il est donc parfait pour ce que Hollande doit faire. Mais d’après moi, sa sortie bestiale contre les indemnités chômage, les allocations familiales et les salaires n’est pas l’essentiel. C’est seulement sa façon de ne pas laisser Valls occuper seul le territoire de la remise en cause des « tabous » pour reprendre le mot qui annonce toujours les grandes remises en cause des acquis sociaux. Quand Manuel Valls partira, il y aura pire sous la main et les marchés n’auront pas besoin de s’inquiéter.

En réalité le banquier Macron fait un aveu. Il dit que le gouvernement a « six mois pour inverser la courbe du doute ». Pourquoi six mois ? Pourquoi pas sept ou huit ou un an ? Parce que dans six mois, le PS va se prendre une nouvelle et démesurée raclée électorale avec les élections cantonales. Donc juste après, il faudra « faire quelque chose ». Surtout que six mois plus tard, avec les régionales, les électeurs voudront mettre la deuxième couche, si rien ne bouge. Que voulez-vous qui bouge sinon en pire ? 

Hollande devra donc « agir ». Changer une nouvelle fois de gouvernement et de Premier ministre, l’actuel ayant échoué dans tous les domaines après avoir envoyé dans l’opposition tous les alliés du PS ? Dissoudre l’Assemblée ? Changer de gouvernement ferait remake. Et pour quel résultat ? Mais la droite de retour serait un pur délice pour le grand chef des bras cassés du pouvoir. Car elle aura juste a faire le pire du sale boulot avant 2017. Et les ordres de la Commission Européenne sont les ordres. Resterait à Hollande juste le miel du commentaire perlé et de la zizanie à entretenir partout. Des dizaines de députés frondeurs au tapis, un PS tétanisé, les primaires à l’eau ! Waaaaoooo ! Enfin Hollande aurait un monde à sa mesure, celui des intrigues, des complots, des gens montés les uns contre les autres, des vielles dentelles et jeunes poisons. Je sais bien que c’est de la politique fiction. Mais quoi ! Ce que je vois est hors norme ! Quel pouvoir dans le monde est maintenu quand il ne parvient pas à avoir la majorité des députés pour lui voter la confiance ? Où déclenche-t-on une guerre qui tourne à l’eau de boudin sans vote du Parlement. Où les ministres ont-ils le pouvoir de n’en faire qu’à leur tête et de démentir le chef de l’Etat ailleurs qu’ici ? Et où ailleurs se font-ils rappeler à l’ordre par le chef du parti censé être au pouvoir ? Combien de temps ces gens vont-ils défier les lois de la pesanteur ? Croyez-moi : j’ai vu beaucoup de choses déjà et pas seulement en France. Je vous dis que tout cela ne tient qu’à un fil. Un conseil qui ne doit rien à la superstition : ne passez pas sous les échafaudages : c’est là que tombent les objets du chantier.

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Le radeau de la méduse du pouvoir actuel, par anticipation, aimerait désorganiser assez les prochaines élections pour qu’elles ne veuillent rien dire. Ou alors seulement le numéro habituel de glorification du Front National qui permet de préparer le fumeux « Front Républicain », ce pendant du « vote utile » au deuxième tour, pour contraindre les gens à voter PS ou UMP. Pour y parvenir, la dictamolle de François Hollande et Manuel Valls étend son moyen de prédilection : l’étouffement du débat politique. A l’occasion du projet de budget 2016, le gouvernement a donc repris une tentative pourtant avortée lors des élections européennes : supprimer les envois de profession de foi à chaque personne inscrite sur les listes électorales. Il est question cette fois ci des cantonales et des régionales. Et avec quel argument ? La recherche d’une meilleure maîtrise des coûts et… un meilleur impact environnemental. Oui, le gouvernement de Notre-Dame-Des-Landes, de la ferme des mille vaches, du barrage du Testet, des centrales nucléaires, de la fin de l’écotaxe et tutti quanti ose même mettre en avant l’argument du « respect de l’environnement ». ! C’est lourd, non ? Mais ça peut être efficace.

Ceux qui jettent des larmes de crocodiles sur l’abstention font tout en réalité pour l’augmenter.Si la traditionnelle enveloppe avec les professions de foi et le bulletin de vote n’est plus envoyée, que se passera-t-il pour les personnes sans internet ? Et pour celle qui le maîtrisent mal ? Et pour ceux qui n’ouvrent pas leur boîte mail ? Bref, un nombre considérable de personnes ne seront plus sollicitées et elles n’auront plus accès aux programmes des candidats. Ainsi l’espace public, l’agora du débat, se réduit jusqu’au néant. Impossible déjà de distribuer des tracts dans les centres commerciaux, espaces privés. Parfois, il est impossible de vendre des journaux dans la rue. Souvent, il est impossible d’entrer dans les immeubles pour distribuer des tracts dans les boites aux lettres, ni d’aller faire du porte à porte pour cause de digicodes partout. Dans l’espace audio-visuel c’est pire. A chaque élection se confirme l’inégalité de traitement entre partis et candidats par les différents médias, inégalité entérinée par la passivité du CSA. Les manipulations par les sondages sont sans bornes et la commission censée les surveiller ne sort de son hibernation que si le pouvoir en place le lui ordonne.

On sait bien que c’est un effet de système. Quand « une seule politique est possible », à quoi bon dépenser de l’argent et perturber le « temps de cerveau disponible » du client/consommateur à discuter de politique ? Telle est la logique à l’œuvre. Avec l’espoir, chez ces gens-là que le peuple finisse par se lasser de s’occuper de ses affaires. C’est ça la dictamolle. Après quoi dira-t-on que le thème de la reconstruction de la souveraineté du peuple est une question abstraite ? La sixième République est incertaine ? C’est sûr. Il faut donc agir pour convaincre. Car si rien ne change, la dictamolle sera vite une dictature bien plus dure. De fait elle l’est déjà au plan social et économique. La sphère politique est le lieu où elle doit à présent devenir la règle sans faille. Telle est la pente de cette cinquième République que le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral ont aggravé.

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Et maintenant, la soif !

Le 13 octobre est paru mon livre: « L’ère du peuple ». Le point de départ du raisonnement présenté consiste à prendre sérieusement en compte les conséquences de l’augmentation foudroyante du nombre des êtres humains sur la planète. L’accélération du processus saute aux yeux : le dernier milliard d’êtres humains, sur les six que comporte l’humanité actuelle, est apparu en moins de dix ans. Mais il avait fallu deux cent mille ans pour atteindre le premier milliard ! Le nombre a ses impératifs. Entre autres choses, il exerce une pression sur l’écosystème sans précédent dans l’Histoire de la planète.

De la dynamique du nombre résultera l’inévitable mise au pied du mur à laquelle nous allons être très vite confrontés. Ici, bien sûr, je laisse de côté ce qui concerne le changement climatique qui pourrait mettre un terme définitif à la civilisation humaine avant que les autres problèmes n’aient atteint leur paroxysme. Mais il faut bien repérer où se trouvent les points de tensions les plus extrêmes. J’y pensais la semaine passée en lisant quelques chiffres qui m’ont impressionné. C’est le patron de Suez environnement qui les donne, ce qui ne fait qu’ajouter à leur intérêt. Je les livre à votre méditation. « La planète commence à avoir soif » dit-il. La quantité d’eau potable disponible est relativement stable. Mais nos besoins sont en expansion. Naturellement, le mode particulier de l’agriculture productiviste d’un côté, les gaspillages de toutes sortes de l’autre et quelque paramètres de plus dont je vous fais grâce aggravent considérablement la pression qui, de toute façon, serait considérable en toute hypothèse.

On est passé de 15 000 m3 disponibles par habitant au début du vingtième siècle à 3 000 aujourd’hui. Cinq fois moins. Lorsqu’on atteint 1 800, on parle de sécheresse et à 1 000 m3, il s’agit de stress hydrique. Ces chiffres sont posés en général. Mais leur réalité n’est pas uniforme sur la planète. Il y a donc une conséquence géopolitique à cette situation. Ainsi, la Chine représente 23 % de la population mondiale mais ne dispose que de 8 % des ressources en eau de la planète. Il est frappant de se souvenir à cet égard du fait que la gestion de l’eau par les paysans chinois est la base du « communisme primitif » que Marx décrivit. La rareté d’un bien commun qui paraissait sans limite et hors de toute discussion est donc imminente.

J’ai eu récemment le privilège d’une discussion plutôt approfondie avec quelqu’un dont j’ignorais qu’il fut un esprit aussi construit, aussi riche en référence, aussi capable d’esprit de système dans le meilleur sens du terme. Il s’agit de Nicolas Hulot. Nous traitions précisément de ce que pour ma part j’appelle les « principes auto-organisateurs », c’est-à-dire ces situations où ces besoins qui impliquent pour les satisfaire le recours à toutes sortes de moyens d’une complexité croissante. Ceux qui s’arrêtent à l’examen de cette complexité ne voient jamais les principes simples qui sont à l’œuvre. C’est une tâche essentielle que d’être capable de ce repérage. Nicolas Hulot était de plain-pied dans cette façon de voir. Selon lui trois nouveautés vont organiser le futur. La contrainte des inégalités rendues insupportables pour tout un chacun par le spectacle, désormais rendu possible par la télévision, du bien-être dont jouissent les autres. La vulnérabilité c’est-à-dire la prise de conscience du fait que ce que nous connaissons finira par s’effondrer, qu’il s’agisse de civilisation où de ce que l’on voudra. Le troisième c’est la rareté que je viens d’évoquer. Une rareté structurelle et non pas provisoire. Une rareté indépassable tout simplement parce que la ressource est limitée. J’abonde évidemment dans son sens. Et on verra dans mon livre comment, avec mes mots, je mets en exergue ces idées et l’articulation des réalités qu’ils désignent les unes avec les autres.

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Dans nos rangs, au Parti de Gauche, c’est Gabriel Amard qui a le premier posé le problème de la place particulière de l’eau dans le système des relations humaines. Son livre paru il y a un an, « La Guerre de l’eau », est un précieux outil pour entrer dans le sujet sous son angle le plus politique. Devenu porte-parole de cette campagne pour le PG, il reprend son tour de France sur ce thème. L’objectif immédiat est de lutter contre les coupures d’eau qui sont illégales depuis 2014. L’eau comme bien commun est une campagne qui va se décliner autour de 4 axes de travail. D’abord, faire prendre conscience d’une évidence souvent perdue de vue : l’eau est indispensable à la vie. Personne ne peut vivre plus de trois jours sans eau ! C’est entre l’air que l’on respire et la lumière du jour. Ce ne peut être une marchandise puisque c’est une consommation vitale et contrainte. Dès lors, « l’eau n’a pas de prix ». Il s’agit de mobiliser les usagers. Il s’agit d’agir pour qu’ils rejettent la gestion privée de l’eau. Et d’autre part qu’ils s’organisent pour obtenir la gratuité des compteurs et des premiers m3 pour l’usage de l’eau au domicile principal. Ensuite, il s’agit de donner sens concret à la bataille pour la gestion publique des biens communs. Ici parmi toutes les formes de gestions publiques, la régie publique a notre préférence parce que cette forme d’établissement public est la seule à permettre la cogestion entre les usagers, les élus et les professionnels. C’est là notre modèle de gestion des services publics. Le troisième axe de cette campagne concerne le ralentissement et la sortie du productivisme. La règle verte, qui consiste à ne pas prélever sur la planète davantage qu’elle ne peut renouveler chaque année, s’applique à l’eau. Il s’agit de pousser à réfléchir sur les extractions inutiles pour protéger la ressource en eau et la biodiversité. C’est de là que doit partir l’intérêt pour une agriculture biologique de proximité, l’interdiction des rejets d’eaux polluées dans les mers et les fleuves.

Enfin, de façon très immédiate et concrète, nous voulons lutter pour défendre le droit pour chacun d’accéder à l’eau autant que de besoin et non selon ses moyens. Interdire les coupures d’eau ? La loi le permet depuis 2014. Il s’agit donc de lancer dès maintenant une campagne de rappel à la loi en direction des opérateurs publics et privés. Depuis le 27 février de cette année 2014, en vertu d’un décret d’application, l’article L.115-3 du code de l’action sociale et des familles s’applique : « Les fournisseurs d’eau dans un domicile principal ne peuvent couper l’eau ». Une interdiction valable toute l’année, 12 mois sur 12. Une décision récente d’un tribunal d’instance vient de le rappeler avec force. La compagnie Suez a été condamnée à rétablir l’eau à une famille. Elle a été condamnée à une amende de 8000 euros. Et ce n’est pas tout ! La multinationale est aussi condamnée à une astreinte de 100 euros par jour si elle venait à recommencer chez le même usager.

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Cette semaine nous atteindrons les 50 000 signatures

En tous cas, cela semble parti pour ça. Nous serons donc à mi-chemin de l’objectif des cent mille signatures. Il est important de comprendre que l’accroissement du nombre des signatures est le mouvement lui-même. Le mouvement tel qu’il est, c’est-à-dire commençant. Le but est de le rendre majoritaire dans la société, dans les esprits. Collecter des signatures n’est donc pas un à côté ou un prétexte mais l’action elle-même. Certes, ce ne sera pas la seule. Mais chaque étape que nous pouvons envisager doit être franchie, à son rythme, avant de passer à la suivante. Si nous voulons que nos débats sur le contenu de cette République à venir ne soient pas une discussion confidentielle, il faut que la scène que nous mettons en place se voit de loin et qu’elle ait l’autorité du nombre de ses fondateurs. J’entends régulièrement dire que le thème ne serait pas « le plus urgent », ni « le plus simple à comprendre », ni ceci ni cela. Parfois, je suis chagrin de voir que ce sont des amis qui le disent et le répètent avant de sombrer eux-mêmes dans la torpeur d’une inactivité navrée et blasée. Bien sûr, on peut penser tout cela. On n’est pas obligé de briser les reins de ceux qui agissent en étalant comme un troll des objections auxquelles il a déjà été répondues dix fois dans mes vidéos, mes interviews, les prises de paroles des copains et ainsi de suite. On peut penser d’ailleurs la même chose de n’importe quel mot d’ordre ou campagne politique. Pour ma part je fais le pari que tout vient à point quand c’est l’heure. Regardez la campagne sur le GMT (TAFTA), le Grand Marché Transatlantique : tout seul de 2000 à 2009 ! Je pourrais donner d’autres exemples. L’erreur est cependant de croire qu’il existe un mot d’ordre merveilleux qui fait le travail tout seul de conscientisation et d’éducation populaire.

Car c’est de cela dont il est question. Nous ne sommes pas en train de rameuter sur un coup de cœur. Ni de mobiliser sur un objectif ponctuel. Nous sommes en train de former une force civique au service d’un projet de révolution pacifique et démocratique. Un sujet qui a cette vertu particulière de rendre tous les débats politiques possibles et en même temps d’être un objectif commun. Un projet dont la conduite et le but sont une forme de récupération de la citoyenneté personnelle et collective. De nombreux amis l’ont compris. Ils n’attendent donc pas les consignes. Ils sont en campagne sans même se demander à cette étape si celui ou celle qui agit avec lui est pour le tirage au sort ou l’élection, le régime parlementaire ou présidentiel. Ils prennent des initiatives non conventionnelles. Ils s’efforcent de faire connaitre l’idée. Certes, il y a beaucoup de reprises des outils informatiques mis à disposition sur la page de M6R.FR. Mais il y a aussi des foules d’autres idées comme les graffitis (peinture soluble) des amis de la Réunion, les pains marqués, les selfies et ainsi de suite. Je compte aussi beaucoup que cela se répande autour de nous. C’est de cette façon, en rendant visibles nos signaux dans l’espace urbain collectif et sur les réseaux que nous agrègerons. C’est d’ailleurs une des thèses du livre.

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Jean -Luc Mélenchon

A ne pas manquer : Le capitalisme disséqué sur Arte

Classé dans: Actualités, Economie

Un documentaire d’Arte revient en six épisodes sur l’histoire et les mécanismes du capitalisme. Repartant des origines, il démonte les idées et les théories, rappelant combien ces principes parfois discutables ou faux pèsent sur notre vie. Une superbe démonstration.

Six années ont passé depuis l’effondrement de la banque Lehman Brothers et le début de la crise financière. 2008 a été la plus grande crise du capitalisme, plus grande que celle de 1929, de l’avis de tous les économistes. Beaucoup pensaient alors que le néolibéralisme ne s’en relèverait pas, que les idées qui avaient dominé le monde depuis la fin des années 1970 allaient être balayées devant le constat d’un tel échec et d’une telle catastrophe. Six ans après, les idées néolibérales sont plus vigoureuses que jamais, montrant combien elles sont enracinées dans les esprits.

D’où viennent ces idées ? Comment sont-elles apparues ? Qu’en a-t-on retenu, nous qui sommes partie prenante de ce système ? Tout le mérite de la passionnante série d’Arte – en six épisodes diffusés à partir de ce mardi 14 octobre – sur le capitalisme est de repartir des origines. Le réalisateur israélien, Ilan Ziv, a décidé de reposer toutes les questions essentielles sur ces penseurs – Adam Smith, David Ricardo, Thomas Malthus, Karl Marx, John Keynes, Friedrich Hayek, Karl Polanyi – dont les idées et les principes, vieux souvent de plus de cent ans, conduisent encore le monde, imprègnent nos sociétés. Le rappel des discours de Malthus en 1834, s’indignant contre les pauvres qui abusent de la charité et ne font rien, suffit à lui seul à montrer combien certaines idées font encore écho aujourd’hui.

Une bonne vingtaine d’experts, économistes bien sûr – Thomas Piketty et Robert Boyer entre autres –, mais aussi historiens, anthropologues, sociologues, du monde entier, participent à ce décryptage, redonnent le contexte, rediscutent les concepts et pour tout dire mettent en pièces un certain nombre de présupposés. Le documentaire donne en miroir les illustrations de ce que telle ou telle idée a pu avoir comme conséquence dans tous les pays du monde. Aucun n’a été épargné, conduisant parfois à des destructions entières de sociétés.

En face, des thuriféraires du capitalisme, le meilleur des mondes possibles, essaient bien de défendre la cause. Avec un succès relatif. Il faut voir notamment l’entretien de l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy (épisode numéro trois), soutenant sans état d’âme les bienfaits du libre-échange, sans restriction aucune. Aux journalistes qui venaient de lui rappeler la destruction de toutes les agricultures locales en Afrique, à la suite de l’ouverture intégrale de leurs marchés, et les regrets de Bill Clinton, reconnaissant que cela avait été une erreur d’ouvrir les marchés agricoles à Haïti, il campe sur ses positions. Pour lui, point de milieu : c’est le libre-échange ou la Corée du Nord….

S’il n’y avait qu’une seule démonstration à retenir de cette série documentaire, ce serait peut-être celle de la destruction du mythe de l’économie comme science exacte. Un mythe qui trouve ses origines dès Adam Smith. « La richesse des nations d’Adam Smith a été vue comme le pendant de la physique de Newton, établie à peu près au même moment », y explique un historien. Cette pensée que les lois du capitalisme relèvent du droit naturel, de l’ordre immuable des choses, et donc ne sauraient être discutées, irrigue encore toute la pensée économique et politique. À quoi rime, disent les bons esprits, de se rebeller contre la gravité universelle ?

Sous couvert de science exacte, les économistes ont ainsi évacué tout débat, ont feint d’être hors d’atteinte du politique. Tout prouve au contraire que leurs théories, et leur mise en application de ces dernières, étaient totalement politiques, que leur science était une science humaine, trop humaine, avec ses partis pris, ses omissions, ses impensés. Tous ont éludé, déformé des idées, des faits, en fonction de leurs intérêts.

Cela commence dès Adam Smith, l’auteur de la fameuse main invisible du marché. Une expression qui ne se retrouve qu’une seule fois dans son livre et avec une tout autre signification, comme il est rappelé. Mais pour les besoins de la cause, pour prouver que le marché est parfait et a réponse à tout, ses successeurs la détourneront. De même, dans un autre ouvrage, La Théorie des sentiments moraux, censé être le pendant de La Richesse des nations, Adam Smith prônait l’intérêt personnel mais aussi la responsabilité sociale, en une vision très empreinte de protestantisme. Tout cela a été vite oublié. De révisions en omissions, on aboutit à Milton Friedman, lui substituant l’avidité, principe moteur de toutes les actions humaines, justification fondamentale du capitalisme. Des historiens et des anthropologues viennent souligner à point que le profit n’est pas inhérent à la nature humaine, qu’il y a eu, à d’autres époques, d’autres organisations sociales, qui, tout en pratiquant l’échange et le commerce, n’avaient pas l’avidité comme but.

Une tache indélébile, cependant, marque la science économique dès son origine : l’absence de toute référence à l’esclavagisme. Le père fondateur, Adam Smith, ne pouvait rien ignorer de la traite des esclaves – des bateaux revenaient régulièrement en Écosse au retour de leur sinistre périple triangulaire. Pourtant, il ne souffle pas un mot sur la question de l’esclavage, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la marchandisation de l’humain, dans son livre. Terrible silence qui marquera l’économie pendant des décennies.

Un autre économiste, Anton Wilhelm Amo, que le documentaire fait redécouvrir, souligne bien dès la fin du XVIIIe siècle cette terrible absence. Cet économiste est hors norme : esclave noir, affranchi par son maître, un duc allemand, il passera deux doctorats en droit et en économie, en Allemagne. Ses travaux furent les premiers à dénoncer l’esclavagisme, à démontrer l’irrationalité de la prétendue rationalité économique, aboutissant à réduire les hommes en marchandises. Il soulignait l’impossibilité de séparer les réalités humaines et sociales des réalités économiques. Il mourut, oublié, au Ghana. Et ses travaux, trop dérangeants, ont été vite ensevelis.

Ce refus de penser l’humain est au cœur d’une des dérives de la science économique, qui a préféré se réfugier dans les mathématiques. Il faudra attendre Karl Marx pour que soit mise en lumière l’importance des forces sociales. Mais de Karl Marx, on ne retient plus que l’auteur du Manifeste du parti communiste, censé être totalement discrédité depuis la chute du Mur et l’effondrement du communisme. On oublie, comme y insistent à juste titre plusieurs experts, qu’il fut d’abord et reste un formidable observateur et théoricien des fonctionnements du capitalisme.

Après lui, les économistes se sont empressés de taire les questions sociales. Tantôt réduit à une simple force de travail, tantôt limité à un acteur rationnel, toujours présenté comme un individu isolé, censé pouvoir nouer des contrats équilibrés avec les producteurs, l’homme n’est qu’un homo economicus, dont la vie n’aurait que pour seul horizon la production et la consommation. 

Dans les années 1920, un économiste autrichien, Karl Polanyi, avertissait sur les dangers pour une société à être tributaire de l’économie et à s’en rapporter à elle pour toutes ses actions. C’est la société qui doit guider l’économie et non l’inverse, insistait-il, sous peine de destruction massive. Là encore, l’avertissement a largement été ignoré.

Le capitalisme a préféré se référer à un autre économiste autrichien : Friedrich Hayek. En concurrence avec Keynes, celui-ci insista du haut de sa chaire de la London School of Economics, sur tous les méfaits réels ou supposés de l’intervention de l’État dans les affaires économiques. Ses idées inspirèrent largement le plan d’austérité mis en œuvre par le chancelier Brüning pour sortir l’économie allemande de la crise de 1929. Quinze mois plus tard, Hilter arriva au pouvoir, en mettant à profit les tensions et les malaises sociaux.

Trente ans plus tard, Friedrich Hayek ne regrettait rien, ne renonçait à rien. « Il a occulté tous les faits qui ne rentraient pas dans sa théorie », rappelle Robert Boyer, économiste de la régulation. Pourtant, c’est vers cet économiste, et son successeur Milton Friedman, que se tourneront les libéraux pour « régénérer » le capitalisme. 

Trente ans après cette contre-révolution, malgré les crises, malgré la marchandisation toujours plus poussée du vivant, de la nature, de l’homme, ce capitalisme continue à prospérer, dans la plus totale opacité. « Ce que j’ai appris de ce documentaire, explique aujourd’hui son réalisateur, c’est que l’économie ne doit pas être abandonnée à une minorité. C’est trop dangereux, car elle détermine nos vies et peut détruire nos sociétés. Nous devons nous engager et le savoir est le meilleur moyen de résister. »

MARTINE ORANGE – mediapart.fr

 

Quelques commentaires :

 

14/10/2014, 10:40 | PAR PATRIG K EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ROLAND SCHLACHTER LE 14/10/2014 À 09:47

Il est donc plus qu’urgent d’arrêter les CHAÎNES et autres TVs/routines « mortifères » !

vous semblez de bon conseil, mais cela suffit il de le dire ? rien n’est moins sur, car voyez vous, JC, un autre prophète disait aussi il y a bien longtemps, qu’il fallait partager le pain, et dieu sait, si ses papes et autres ne l’ont redit et redit, tout en galipant de coffres en coffres, interdisant copulation ne se privant pas de faire jouissance avec leurs enfants, et …. que pensez vous qu’il fut ?

le pain est de moins en moins partager, alors, si vous pensez que la seule interdiction de mater ARTE, changerait la prédation ……!  merci du conseil, mais  vos messes ne me concernent pas

bien à vous très cher Roland …

14/10/2014, 12:36 | PAR ROLAND SCHLACHTER EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 10:40

quand je parlais des CHAîNES ce n’était pas de la tv qu’ils s’agissait mais des chaînes PATRONALES / BUSINESS/ESCLAVAGISME/ CERFVITUDE etc…. et aussi autres TVs/routines mortifères » ….

14/10/2014, 15:44 | PAR PATRIG K EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ROLAND SCHLACHTER LE 14/10/2014 À 12:36

bien bien, très cher Roland….. nos ondes concordent donc, meme parfois dans la discorde … Ce qui est propice à l’innovation symphonique critique Pied de nez

bien à vous

15/10/2014, 10:34 | PAR ROLAND SCHLACHTER EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 15:44

bah !

le post n’étant pas ciblé , il est vrai que j’aurais du écrire POUR TOUS en entête …

Sourire

 

14/10/2014, 13:34 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 07:39

Je vais même transférer l’info à mes amis « libéraux »

ne serait-ce que pour leur montrer qu’il existe d’autres théories économiques et que nous vivons sous l’unique publicité du libéralisme : donc d’une certaine propagande.

15/10/2014, 08:20 | PAR FRANÇOIS QUESTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:34

Super documentaire à suivre deux autres mardi soir ! Dans les deux premiers volets je retiens surtout que le capitalisme est d’abord esclavagiste, et c’est pour cela qu’il faut tout faire pour se sortir de ce système monstrueux et mortifère ! Le capitalisme est l’opposé de la solidarité.

Mort au capitalisme ! ( la chute a déjà commencé  et c’est tant mieux… )

 

15/10/2014, 19:02 | PAR FRANKMEDRANO EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:34

Cette série bon chic bon genre est très décevante par sa superficialité. Elle n’apporte aucun élément de réflexion, juste des variations autour de l’évangile bobo : »Le Capitalisme c’est vilain ». (Sans d’ailleurs tenter de définir le concept). Autant lire ou relire un bon bouquin d’économie politique qu’absorber ces raccourcis hasardeux sur Adam Smith, l’esclavage, la découverte du nouveau monde, etc.

CE COMMENTAIRE A ÉTÉ DÉPUBLIÉ PAR SON AUTEUR.

 

16/10/2014, 17:31 | PAR CATA88 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRANKMEDRANO LE 15/10/2014 À 19:02

 « Bon bouquin d’économie politique »toi-même! Votre commentaire est aussi injuste qu’arrogant.Et les expressions:bon chic bon genre… évangile bobo… c’est vilain…, dans le contexte, ne sentent pas bon à mon humble avis…

 

20/10/2014, 00:43 | PAR DOMINIQUE C EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRANKMEDRANOLE 15/10/2014 À 19:02

Ah!!!
Ah bon????
  « Ils sont trop verts, dit-il, et bon pour des goujats »…
Vous êtes sans doute supérieurement intelligent, et vous avez la science infuse, donc ce genre de décorticage ne vous concerne pas?
Punaise, il y a des arrogances qui révèlent beaucoup sur ceux qui les affichent…
Ce serait pitoyable, si le monde n’était pas dans un tel état!
Cette série documentaire est au contraire très intelligente, ne vous en déplaise…

 

14/10/2014, 13:39 | PAR ASPASIE 69 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE PATRIG K LE 14/10/2014 À 07:39

Moi itou!

14/10/2014, 13:22 | PAR ABDEL B EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GIORGIO DI SAINTSALE 14/10/2014 À 07:49

Non je regrette, la constance chez M Orange, c’est l’imprécision voir le parti (mal) pris. Ce n’est pas ce que j’appelle l’excellence.

D’ailleurs, quel est le titre de l’émission dont elle parle dans cet article?

 

NB: « Capitalisme », une saga documentaire sur Arte.

14/10/2014, 13:35 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ABDEL B LE 14/10/2014 À 13:22

14/10/2014, 19:38 | PAR JEAN-MARC CONSTANT EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:35

Merci La Parigotte.

 

14/10/2014, 13:46 | PAR ZAP POW EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GIORGIO DI SAINTSALE 14/10/2014 À 07:49

Une lecture intéressante : À quoi sert un économiste ? de Mariana Heredia. On peut lire un entretien avec cette sociologue argentine dans le dernier numéro du journal La Décroissance (octobre 2014).

Ce compte rendu de lecture permet de mieux cerner ce livre.

14/10/2014, 18:17 | PAR GIORGIO DI SAINTSA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ZAP POWLE 14/10/2014 À 13:46

Merci de votre lien.

Cdt.

georges

 

15/10/2014, 14:27 | PAR YANNIS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GIORGIO DI SAINTSALE 14/10/2014 À 07:49

Oui, l’émission d’Arte est intéressante, c’est bien d’en faire un papier, mais la moindre des choses serait de donner le titre de cette émission, le nom des auteurs/réalisateurs des documentaires et, encore plus courtois, un lien directement sur le site d’Arte (sisi, c’est possible avec le web.2). Donc merci la parigotte de palier à cette omission.

Capitalisme (1/6) – Adam Smith : à l’origine du libre marché ?

Mais peut-être que s’informer à d’autres sources intéressantes, citer d’autres titres ou créer des partenariats avec d’autres médias, ne fait pas partie des habitudes de Mediapart ?..

J’ajouterai que Pascal Lamy, un des principaux chantre de la dictature des marchés (places financières hors-la-loi, fonds de pension voraces, spéculation sur les denrées alimentaires provocant des carrences, etc.) et de l’ultra liberalisme, joliment traduit par « libre échange » fait partie de l’écurie ps. Celle qui nous a placé Hollande et Valls actuellement au pouvoir, encore deux beaux traitres à mettre au tableau d’honneur..

14/10/2014, 09:17 | PAR BAKAMAR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974 LE 14/10/2014 À 08:13

Le Consensus de Paris serait antérieur au Consensus de Washington ?

15/10/2014, 10:39 | PAR ROLAND SCHLACHTER EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DENICOLAS 974 LE 14/10/2014 À 10:06

la deuxième droite
15/10/2014, 16:01 | PAR THIERRY DE PONTCHARRA EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEROLAND SCHLACHTER LE 15/10/2014 À 10:39

Lélite intellectuelle, mon cher monsieur, est une arnaque de première classe, ni de droite ni de gauche, elle ne peut etre partisane: si elle l’est, elle n’existe pas…( je sais que cette facon de voir les choses doit un peu vous échapper et je vous prie de m’en excuser)

 

14/10/2014, 15:32 | PAR ARE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 12:37

Ce virage, Delors l’assume parfaitement.

Très assumé effectivement ainsi que le montre une analyse attentive du cadastre et du registre des impôts de Chamonix.

 

15/10/2014, 18:14 | PAR LIONEL MUTZENBERG EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 12:37

Et après ce que vous venez de nous dire, qui pourra encore soutenir, que la fille de Jacques Delors, Martine Aubry, Maire de Lille et de ces alentours, pourrait être la roue de secours, ou,  le second fer au feu, du parti socialiste, ou tout au moins de ce qu’il en restera, en 2017 ?

Après Jospin, Royal, à qui le tour ?

 

14/10/2014, 15:27 | PAR FRANKMEDRANO EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974LE 14/10/2014 À 08:13

Vous avez entièrement raison. La gauche n’a eu aucun scrupule à épouser le phénomène de décloisonnement des marchés. Alors les discours « Mon ennemi c’est la FInance », c’est quand même risible, révélateur de la façon dont les hierarques du PS considèrent les électeurs, comme de pauvres neu neus qui se nourissent de slogans.

Consolons nous en nous rappelant que de vrais hommes de gôche, comme DSK, gèrent des Hedge Funds depuis le Luxembourg, ou qu’un Pigasse est patron de Lazard, ce qui lui permet de maintenir à flot un vrai journal « d’insoumis », les Inrocks :-)

 

15/10/2014, 08:24 | PAR FRANÇOIS QUESTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974 LE 14/10/2014 À 08:13

Pascal Lamy tout comme Macron sont des nuisibles achetés par la finance, ils sont hyper corrompus car ils sont payés pour défendre le capitalisme. Ils n’ont AUCUNE crédibilité.

14/10/2014, 07:57 | PAR GRACQUES

Merci pour ce commentaire d’une émission qui parait tres interressante , mais ne pourriez vous nous communiquer son titre et ses passages ?

14/10/2014, 08:02 | PAR NICOLAS 974 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GRACQUES LE 14/10/2014 À 07:57

14/10/2014, 08:17 | PAR ALFRED LECLERCQ

le capitalisme c’est la guerre des classes

s’il a gagné la première bataille, c’est l’humanité entière qui perdra la guerre

les riches et les pauvres tous vaincus par leurs théories macroniques à la con

14/10/2014, 08:25 | PAR PUYVERT

Bravo à Martine Orange qui décrypte , informe et aide à comprendre ! Et grand meri pour tout ce travil précieux.GP

14/10/2014, 08:38 | PAR GUY BRETÉCHÉ

Très bon article, fin, subtil et documenté. Pourrait-on savoir dans quel sens Smith emploie le terme de « main invisible du marché »?

14/10/2014, 13:16 | PAR GUY BRETÉCHÉ EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:21

Merci beaucoup et bonne journée.

 

15/10/2014, 06:59 | PAR SÈREB EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:21

On apprend plus simplement en cours d’économie que pour Smith la somme des intérêts individuels correpond à l’intérêt collectif.

 

15/10/2014, 08:20 | PAR LATUDE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:21

@Martine Orange. Article tout à fait passionnant et documentaire remarquable. Un bémol, il est fait l’impasse sur un précurseur, Bernard Mandeville (1670-1733) qui avait bien vu avant tout le monde quels étaient les vrais ressorts du capitalisme. Ils les a analysés dans sa Fable des abeilles, La Fable des abeilles décrit avec cynisme les ressorts de la prospérité de l’Angleterre du XVIIIe siècle. Mandeville y dénonce les fausses vertus que sont, par exemple, la modestie, la décence, l’honnêteté et le sens de la hiérarchie. Il tente de montrer comment la convoitise, l’orgueil et la vanité sont les ressorts de la richesse. Il souligne l’utilité économique des vices et montre l’harmonie naturelle des intérêts. voici la morale da sa Fable (publiée avec l’analyse du texte chez Vrin, 1990) :

Cessez donc de vous plaindre: seuls les fous veulent
Rendre honnête une grande ruche.
Jouir des commodités du monde,
Etre illustres à la guerre, mais vivre dans le confort
Sans de grands vices, c’est une vaine
Utopie, installée dans la cervelle.
Il faut qu’existent la malhonnêteté, le luxe et l’orgueil,
Si nous voulons en retirer le fruit.
La faim est une affreuse incommodité, assurément,
Mais y-a-t-il sans elle digestion ou bonne santé?
Est-ce que le vin ne nous est pas donné
Par la vilaine vigne, sèche et tordue?
Quand on la laissait pousser sans s’occuper d’elle,
Elle étouffait les autres plantes et s’emportait en bois;
Mais elle nous a prodigué son noble fruit,
Dès que ses sarments ont été attachés et taillés.
Ainsi on constate que le vice est bénéfique,
Quand il est émondé et restreint par la justice;
Oui, si un peuple veut être grand,
Le vice est aussi nécessaire à l’État,
Que la faim l’est pour le faire manger.
La vertu seule ne peut faire vivre les nations
Dans la magnificence; ceux qui veulent revoir
Un âge d’or, doivent être aussi disposés
À se nourrir de glands, qu’à vivre honnêtes.

15/10/2014, 09:25 | PAR SÈREB EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LATUDE LE 15/10/2014 À 08:20

@ Latude. Vous avez raison. en version moderne cela donne « Les discrètes vertus de la corruption »  de Gaspard Koenig… Un titre qui en dit long sur l’évolution des choses et qui doit plaire à Fabrice Arfi…

14/10/2014, 09:06 | PAR H418OV21.C

Keynes a été trés trés mal compris, un génie, qui arrivait aux bornes de la théorie moderne de la monnaie (MMT)

14/10/2014, 11:01 | PAR BERTRAND ROUZIES

Bonjour Martine. Merci pour ce compte-rendu et cette invitation au visionnage.

Pardon de faire le cuistre de service, mais il me semble que les informations données sur et les propos prêtés à Wilhelm Amo sont quelque peu aventurés. Amo était avant tout un philosophe « mécanicien », oscillant entre Locke et Leibniz. La philosophie, discipline reine au Siècle des Lumières, subsumait alors toutes ces micro disciplines – économie incluse – qui se disputent de nos jours l’hégémonie sur les consciences (et les crédits), avec des arguments de chiffonniers. Amo, comme la plupart de ses collègues allemands, a écrit très classiquement ses traités en latin, ce qui limite considérablement la portée de son écho parmi les Modernes. Par ailleurs, je vois mal ce qu’on pourrait dire de précis sur la vision de l’économie de l’esclavage par le Ghanéen Amo, puisque le texte de sa « Dissertatio inauguralis de iure Maurorum in Europa » est perdu (s’il fut jamais imprimé) et que le compte-rendu qui en est fait dans le journal « Wöchentliche Hallische Frage und Anzeigungs Nachrichten », daté du 28 novembre 1729, se borne à signaler que, partant du constat que les rois africains vassaux de Rome avaient des libertés juridiques, Amo traite de la liberté ou de l’esclavage des Africains achetés par des Européens et vivant parmi parmi eux. Ne pas oublier non plus que Amo fut instrumentalisé par la RDA, qui voulait, à travers lui, souligner l’ancienneté du tropisme africain de l’Allemagne, renouvelé par l’aide au développement fournie par les pays du Pacte de Varsovie aux pays du continent noir engagés sur la voie du socialisme rouge. Il aura fallu attendre 1965 pour que l’Université de Halle-Wittenberg publie, dans une triple traduction, anglaise, allemande et française, mais sans commentaires critique et scientifique, les trois grands traités de Amo, « De humanae mentis apatheia », « Tractatus de arte sobrie accurate philosophandi » et « Disputatio philosophica continens ideam distinctam eorum quae competunt vel menti vel corpori nostro vivo et organico ». Quant au premier travail approfondi sur Amo, il fut publié en 1976 par Burchard Brentjes, mais sous un biais anti-capitaliste daté. On espère toujours une édition française à peu près dépouillée de ces récupérations.

Sinon, à propos de Malthus, si cela vous intéresse, je signale un regain d’intérêt le concernant en Suisse, avec votation en vue (http://blogs.mediapart.fr/blog/bertrand-rouzies/011014/messieurs-les-malthusiens-reduisez-les-premiers). Ce néo-malthusianisme en combinaison verdâtre (dernière étape avant le kaki) agrège des gens respectables, malheureusement, tel que l’économiste Hans Christoph Binswanger, auteur d’un fort curieux « Geld und Magie » (« Argent et Magie »), qu’un ami est en train de traduire en français.

14/10/2014, 09:22 | PAR ARNAUD ROMAIN

Et, pas un mot des ultra-libéraux français du 18e siècle ? Le bon Docteur Quesnay et sa physiocratie, Voltaire bien sûr, les encyclopédistes évidemment, puis Turgot, Condorcet et les soi disant « révolutionnaires » ? Ce serait oublier bien vite qu’un ordre ancien un peu rapidement qualifié « d’obscurantiste » a dû céder la place à l’avènement de la bourgeoisie d’affaire grâce à l’influence de l’Encyclopédie, de Volaire et de leurs amis, avênement fondé sur la marche forcée britannique vers le libéralisme au siècle précédent, ouvrant les vannes au travail des enfants, la dissolution des corporations, la criminalisation de la défense collective des travailleurs… et donc à la naissance d’une « classe » : le prolétariat. Sans ces gens-là, qu’auraient écrit Hugo et Zola ? Leurs thémes ne découlent-ils pas de 100 ans de rouleau compresseur ultra-libéral « bien de chez nous » ?14/10/2014, 12:25 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ARNAUD ROMAIN LE 14/10/2014 À 09:22

  • Mercantilistes et physiocrates : Socio-économiesocioeconomie.skynetblogs.be/…/05/…/mercantilistes-et-physiocrates.htm…3 mai 2012 – Mercantilistes et physiocrates. Etude de la pensée économique avant Adam Smith, càd avant la notion de couple grande œuvre / grand auteur.
  • Physiocratie — Wikipédiafr.wikipedia.org/wiki/PhysiocratieLa physiocratie est une école de pensée économique et politique, née en France …. En opposition aux idées mercantilistes, les physiocrates considèrent que la …Étymologie – ‎Historique – ‎Les principes de l’école …
  • [DOC]Fiche technique 4 : mercantilistes et physiocratesldebeauvoir.free.fr/AEH/…/Mercantilistes%20e%20tphysiocrates.docFiche technique 4 : mercantilistes et physiocrates. D’où vient la richesse ? I Lemercantilisme. ∙ définition : courant de la pensée économique qui considère que …
  • Adam Smith contre les physiocrates et les mercantilisteseducation.francetv.fr/…/adam-smith-la-division-du-travail-la-main-invisi…23 août 2013 – Smith se démarque à la fois des économistes physiocrates pour lesquels la richesse provient de la terre, et des mercantilistes qui font de …

14/10/2014, 23:19 | PAR INTERNETDEV EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE DANYVES LE 14/10/2014 À 12:25

+ 1 mais le lien France TV sur Adm Smith est réducteur.

 

15/10/2014, 18:34 | PAR YANNIS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ARNAUD ROMAIN LE 14/10/2014 À 09:22

Voltaire, certes immense philosophe, esprit indépendant, était également un excellent homme d’affaire, une des plus grosses fortunes de l’époque grâce à ses parts dans le commerce des esclaves noirs..

14/10/2014, 09:43 | PAR THOMAS BOULENGER

Merci Martine Orange pour cet article qui informe vraiment, bon boulot !!!

il y a eu aussi ce beau documentaire « Des patrons et des hommes » sur arte en 2 épisodes encore visible ici qui montre étape par étape depuis les années 50 comment le marché s’est libéralisé notamment sous la gauche de Mitterrand ou le tournant de la rigueur avait été pourtant déconseillé par un des meilleurs économistes du moment (dans le 2ème épisode 22ème minute)  Robert Eisner qui affirmait que les choix de la gauche entre les années 80 et 83 portaient leurs fruits …

On y voit aussi que la compétitivité allemande n’a rien à voir avec les fameuses réformes de Schröder mais s’explique surtout par un meilleur investissement dans la recherche et la formation depuis les années 50, une orientation massive vers l’industrie haut de gamme et un syndicalisme plus puissant.

14/10/2014, 12:03 | PAR MARTINE ORANGE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE THOMAS BOULENGER LE 14/10/2014 À 09:43

plus difficile pour moi de parler de ce documentaire. J’y ai participé Clin d'œil, dans la prolongation du livre commun sur histoire secrète du patronat

14/10/2014, 12:27 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MARTINE ORANGE LE 14/10/2014 À 12:03

 

14/10/2014, 12:26 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE THOMAS BOULENGER LE 14/10/2014 À 09:43

Résultats de recherche

14/10/2014, 10:35 | PAR FRENCH SPIN DOCTOR EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 09:57

 

14/10/2014, 13:43 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRENCH SPIN DOCTOR LE 14/10/2014 À 10:35

Vous avez oublié le couteau entre les dents !!! Rigolant

 

14/10/2014, 23:17 | PAR INTERNETDEV EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FRENCH SPIN DOCTOR LE 14/10/2014 À 10:35

C’est aussi le rêve de Sarkozy et Lepen

 

 

14/10/2014, 13:41 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 09:57

Le communisme ou  Hitler, Pinochet, Mussolini, Franco, Battista ? Rigolant

Ce genre d’argument « libéralisme ou Corée du Nord » est uniquement une tentative de blocage de tout débat

14/10/2014, 17:16 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:41

Et je sens que bientôt ce sera le « gentil PS » ou sinon le grand méchant loup FN

 

14/10/2014, 16:40 | PAR NICOLAS 974 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HOTELDUNORD51LE 14/10/2014 À 09:57

« C’est le libre échange ou la Corée du Nord…. »

Attali joue vraiment la provocation en proposant de remplacer la peste par le choléra ! Au final la mort attend  ceux qui n’accepteraient pas la soumission ! C’est cela qu’Attali veut pour ses concitoyens français dont il est si éloigné car gravitant dans les plus  hautes sphères de la société qui n’ont que morgue et mépris pour les « sans dents » chers à Hollande !

Pourtout les capacités  intellectuelles et la sagacité d’esprit  d’un polytechnicien comme Attali devraient lui permettre de savoir qu’il existe d’autres systèmes économiques bien plus équitables qui permettraient une plus juste répartition des profits de la richesse produite par les salariés sauf que les amis d’Attali faisant partie des puissances d’argent devraient restreindre leur soif de profits pour laquelle ils ne sont jamais suffisamment rassasiés ! Et cela leur serait insupportable de réduire leur train de vie somptuaire !

14/10/2014, 17:15 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE NICOLAS 974LE 14/10/2014 À 16:40

« Pourtout les capacités  intellectuelles et la sagacité d’esprit  d’un polytechnicien comme Attali »

La vision que nous avons du monde n’a malheureusement rien à voir avec nos capacités intellectuelles.

14/10/2014, 23:16 | PAR INTERNETDEV EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 14/10/2014 À 17:15

L’intelligence peut être le vice ou la vertue.

Ca depend ce qu’on fait de son intelligence qui compte, d’ailleurs la preuve la plus courte qui le montre est le nom que s’est donné les services sercrets US la CIA.
+1

Selon qu’on dissimule ou qu’on éclaircie.

14/10/2014, 09:42 | PAR ROARINGRIRI

Le Capitalisme n’est qu’une des forme d’organisation séculière, de la superstition économique.
C’est son succès et la disparition de son moteur, la pénurie, qui a conduit la pratique économique, à se transformer en superstition, c’est à dire en fausse cohérence circulaire, dont l’homme n’est qu’un élément secondaire.
On ne discute pas avec les superstitions, pas plus avec celle là, qu’avec les plus archaïques.
L’Athéisme Economique est la seule position possible, autant devant les zélotes de l’Economie, que devant ses larbins intéressés politiciens.
Nous devons récupérer, tout ce qu’elle a produit grâce à NOTRE travail, et nous en servir pour NOS besoins, et pas pour multiplier des entités extérieures au genre humain.
La première exigence, est de faire cesser le chantage, en rendant gratuit pour tous l’indispensable, et de laisser la gestion du superflu à la discrétion de ceux qui le désirent.
La deuxième est de séparer définitivement la production des choses, et le gouvernement des hommes. La charge des  nécessités de production doit être collectivisée, et pas imposée aux plus faibles.
Pratiquement, c’est par des initiatives développant l’autonomie individuelle et collective, et la réduction de notre dépendance, qu’on rendra le monstre inutile, et qu’on fabriquera les moyens et l’envie de s’en débarrasser, pas en proposant de nouvelles impasses politiques, et encore moins en « négociant » avec lui des trêves qu’il ne respectera pas.
La politique, s’imposant à l’économie, c’est un pur mythe fasciste et/ou plouto-marxiste. Quelles qu’ait pu être les déclarations grandiloquentes, le fauve a toujours dompté le dompteur.

14/10/2014, 13:39 | PAR ABDEL B EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ROARINGRIRI LE 14/10/2014 À 09:42

Athéisme Economique

L’axiome est à la logique mathématique ce que le postulat à la physique théorique; le dogme à la politique, la philosophie ou la religion.

La société ne croit pas à l’athée vertueux, son inertie intellectuelle tenant de ses dogmes, l’économie n’y changera rien.

14/10/2014, 16:51 | PAR ROARINGRIRI EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ABDEL B LE 14/10/2014 À 13:39

La société ne croit pas à l’athée vertueux, son inertie intellectuelle tenant de ses dogmes, l’économie n’y changera rien.

Inertie intellectuelle et dogmes des athées !
La défense du principe religieux, ne recule vraiment devant aucune absurdité.
Je ne sais pas ou vous croyez vivre, mais ici, c’est le « religieux » qui tient de la névrose privée, pas le  rationnalisme.

14/10/2014, 09:45 | PAR CHRISTIAN GARON

Six années ont passé depuis l’effondrement de la banque Lehman Brothers et le début de la crise financière. 2008 a été la plus grande crise du capitalisme, plus grande que celle de 1929,  de l’avis de tous les économistes. Beaucoup pensaient alors que le néolibéralisme ne s’en relèverait pas, que les idées qui avaient dominé le monde depuis la fin des années 1970 allaient être balayées devant le constat d’un tel échec et d’une telle catastrophe. Six ans après, les idées néolibérales sont plus vigoureuses que jamais, montrant combien elles sont enracinées dans les esprits.

Lire ou relire l’hypothèse de Naomie Klein, la stratégie du choc

14/10/2014, 10:11 | PAR ROARINGRIRI EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CHRISTIAN GARON LE 14/10/2014 À 09:45

De toute façon, seule l’escalade spéculative, peut alimenter le trou noir financier.
Ca n’est même pas un défaut d’analyse, pour « tenir », et maintenir l’illusion d’un système capable de fonctionner, ils n’ont pas le choix.
Même le pillage fiscal, baptisé « dette », ne sufira pas à donner une réalité aux montagnes de capitaux fictifs qui circulent, et sur lesquels se payent les prédateurs.

14/10/2014, 10:31 | PAR FROALPHA

C’est une coïncidence amusante que ARTE programme cette série documentaire la semaine de la remise du prix Nobel d’économie à un économiste spécialisé dans la microéconomie et dans le rôle du marché. Son parcours (polytechnicien et enseignant dans cette école) l’inscrit dans la lignée française néo-classique qui se perd dans des équations complexes où la rencontre d’une offre et d’une demande serait censée tout expliquer.

A ce propos, je trouve cocasse qu’un prof à polytechnique préconise de libéraliser le marché du travail en supprimant la législation du travail.

Enfin, Thomas Piketty, avec ses ouvrages lisibles, instructifs et reconnus aurait été une référence bien plus intéressante pour le prix de la banque de Suède

14/10/2014, 16:50 | PAR FERP EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FROALPHA LE 14/10/2014 À 10:31

Mais que voulez vous attendre d’un prix qui est attribué par UNE BANQUE !

14/10/2014, 10:43 | PAR CHEM ASSAYAG

« que leur science était une science humaine, trop humaine, » – tout est DIT

14/10/2014, 10:48 | PAR SYCOPHANTE

Un compte rendu intsructif d’une série de documentaires qui ont l’air d’être fort intéressants. Une vintaine d’experts y sont interrogés nous dit Martine Orange.

C’est pourquoi il est surprenant de lire que Pascal Lamy fait partie de ceux-ci. Ce n’est pas un économiste, ni un chercheur en sciences sociales d’aucune sorte mais un fonctionnaire qui n’a jamais étudié écrit un articile d’économie. Qu’il persiste dans ses erreurs n’est pas surprenant. ce qui est surprenant est de l’interroger à ce sujet.

Quelques phrases de l’article me paraissent excessives :

« 2008 a été la plus grande crise du capitalisme, plus grande que celle de 1929, de l’avis de tous les économistes ». Non. La crise de 2008-2009 est la plus grave crise du capitalisme depuis la grande dépr’ession mais eclle-ci a eu des effets d’une ampleur bien plus considérable. En Europe et aux Eats Unis, le PIB a chuté de 3 à 6% dans les grandes économies (15% pour l’Irlande, 25% en Grèce). On est très loin de la récession massive de 1929-32 aux Etats Unis ou en Allemagne.

Aux Etats Unis, le PIB a baissé de moitié entre 1929 et la fin de 1932 :http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression 

« Tous ont éludé, déformé des idées, des faits, en fonction de leurs intérêts » : Qu’il y ait des économistes intellectuellement malhonnetes ne fait pas de doute, comme dans n’importe quelle profession, mais par sa généralité, l’accusation devient infondée. Keynes par exemple a t il déformé les faits en fonction de ses intérêts ?

Le commentaire sur l’absence d’études sur l’esclavage est fort bien vu. Pour ceux que cela intéresse, ce sujet fait l’objet de développements importants dans le dernier livre de Piketty. Une fraction significaticve du patrimoine privé aux Etats Unis, et tout particulièrement dans le Sud évidemment, était constitué d’esclaves, dont il donne l’ampleur.

14/10/2014, 11:18 | PAR ÉPHÉMAIRE

La télé devient intelligente, passionnante, documentée, pertinente ???!!! … Ouf !!! Sourire

 J’ai dû changer de planète avant le changement d’heure … ou bien est-ce un effet quantique ?

14/10/2014, 13:44 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ÉPHÉMAIRE LE 14/10/2014 À 11:18

Arte n’a jamais été idiot…

Je vous conseille également LCP (la chaîne parlementaire)

 

14/10/2014, 17:23 | PAR JIEMO EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ÉPHÉMAIRE LE 14/10/2014 À 11:18

Certes certes , mais les petits encarts « total » ou « erdf grdf » commencent à y pousser comme mousse sur un toit !

14/10/2014, 13:48 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HAMBURGER LE 14/10/2014 À 11:25

Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage « 

JAURES

Lors du vote du budget de la guerre en 1895

« Cette société violente et chaotique même quand elle veut la paix même quand elle est à l’état d’apparent repos porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage »

14/10/2014, 11:26 | PAR JOELLE.LANTERI@ORANGE.FR

votre conclusion: s’approprier le savoir lutter contre l’opacité du pouvoir me va bien nous sommes le siecls des et médiapart y contribue grandement merci pour cet excellent article

Ce graphique est particulièrement instructif et l’on observe unchagement très net depuis les années 80 au profit des 10% les plus aisés.

On peut également remarquer un lien à vérifier entre les périodes ou la croissance est faible et cette tendance.

14/10/2014, 12:00 | PAR PILL

Parle-t-on encore aujourd’hui de la dette abyssale des Etats Unis: pas trop, il semble. « Le marché génèrera les ménanismes nécessaires pour que le système continue de fonctionner » voilà en gros le discours des lenglet et autres tenants du libéralisme (lenglet qui va animer une émission sur France2 « sans idéologie » (sic) sur une télé publique).

Donc la dette des EU hier financée par le Japon, aujourd’hui par la Chine, demain ..par le Djihad? Pourquoi pas l’envisager? L’argent n’a pas d’odeur pour faire tourner cette machine capitaliste à bout de souffle mais qui continue par des expédients toujours plus déshumanisants.

La dette, vous dis-je, c’est la dette (et la diète).

14/10/2014, 12:05 | PAR GEORGES CARACCIUOLO

Merci a Martine Orange pour nous informer sur le passage de ces documentaires sur Arte.

Le probleme est que les lecteurs de Mediapart sont « normalement » des gens qui essaient d’avoir une autre information et donc succeptible de voir ce genre de documentaire.

Il faut peut être un coup de force de Mediapart pour investir les grands media et denoncer ce lavage de cerveau quotidien par des émission comme « C dans l’air » par exemple

14/10/2014, 12:10 | PAR CAMILLE GOLDMAN EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GEORGES CARACCIUOLO LE 14/10/2014 À 12:05

Calvi,  hier,  sur les chômeurs. ….Une honte!

14/10/2014, 12:08 | PAR CAMILLE GOLDMAN

Depuis le temps qu’on le dissèque. …

En quoi vous journalistes de gauche à 3500 balles par mois aidez les chômeurs,  les précaires,  les retraités à pouvoir surmonter leur désespérance?

14/10/2014, 13:54 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE CAMILLE GOLDMAN LE 14/10/2014 À 12:08

Ils aident les chômeurs, les précaires, les retraités etc… en nous INFORMANT !

C’est déjà pas mal…

« nous ne pouvons pas assumer toute la misère du monde, mais nous pouvons en prendre notre part »

14/10/2014, 17:05 | PAR CAMILLE GOLDMAN EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 14/10/2014 À 13:54

Cela fait trente ans que l’on nous informe. …La société aujourd’hui?  Elle craque de partout. Inutile, je pense, de vous faire un dessin.

14/10/2014, 12:33 | PAR LA PARIGOTTE

Ce refus de penser l’humain est au cœur d’une des dérives de la science économique

Ils ne refusent pas tant que ça. Ils ne retiennent dans l’humain que ses capacités d’égoïsme, de mesquinerie, de rapacité – ça les arrange !

14/10/2014, 13:55 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE ASK75 LE 14/10/2014 À 12:42

Une ouvrière dans une manif  » Quand l’argent gouverne, on en manque toujours »

14/10/2014, 13:19 | PAR ANNIE MADARASZ-BAUCHET

Oui, l’argent ne se mange pas mais quand les gens n’ont pas d’argent, ils ne mangent pas quand même, je parle des travailleurs, ceux qui bossent mais gagnet à peine ce qu’il faut pour renouveler sa force de travail.

 

Le capitalisme moderne( l’Eglise était aussi à sa manière capitaliste, sa richesse ne tombait pas du ciel) est né d’un génocide (made in U S A ) et de l’esclavagisme. C’est vrai que cet aspect du capitalisme n’est jamais, jamais débattu par aucun média. De même qu’Ivan Illich expliquait que si les femmes occidentales avaient été rémunérées comme elles auraient du l’être pour leur travail , l’insdustrialisation de l’occident aurait pris un bon siècle de plus. Les femmes sous Napoléon n’avaient  pas le statut d’esclave mais elles en étaient pas loin comme les femmes de certains pays musulmans ou asiatiques.

14/10/2014, 13:28 | PAR CYBERGAZOUILLE

 merci pour cette  synthèse pertinente.

« À quoi rime, disent les bons esprits, de se rebeller contre la gravité universelle « ?aujourd’hui, les bons esprits appartiennent à l’Eglise mondialisée de Chiffrologie ; ils diraient sans doute plutôt « la théorie du ruissellement« ;

mais bref, A quoi ça rime n’est-ce pas?

« l’impossible est juste un gros mot, prononcé par des petits hommes qui trouvent plus facile de vivre avec le monde qu’ils ont reçu plutôt que d’explorer le pouvoir qu’ils ont de le changer.

L’impossible n’est pas un fait , c’est une opinion »
réponse de Cassius Clay15/10/2014, 09:52 | PAR JEAN-MARC CONSTANT EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DECYBERGAZOUILLE LE 14/10/2014 À 13:28

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

Mark TWAIN.

14/10/2014, 13:38 | PAR CHARLES-HUBERT DE GIRONDIAC

Merci Martine: A VOIR, revoir, réfléchir, méditer, reréfléchir,

14/10/2014, 15:34 | PAR ANNICK VALIBOUZE

Merci Martine Orange – La compétence alliée à l’intelligence est un bonheur pour nous vos lecteurs assidus.

14/10/2014, 16:23 | PAR CHRISTIANE BELLE

Merci encore Martine Orange pour la clarté et le sérieux de tous vos articles!

14/10/2014, 16:44 | PAR JIEMO

H vs K © ?

14/10/2014, 16:57 | PAR CLAUDE DANYCE

J’ajouterais un élément sur ce qui a été dit sur Delors.Un article paru sur le monde diplomatiquerise de Martine Bulard: Reconnaissant que le  PS possède un don particulier pour briser les tabous du modèle français. Ainsi, en 1983, s’appuyant (déjà) sur la crise monétaire, le ministre de l’économie Jacques Delors avait ilmposé la désendexation des salaires sur l’inflation. C’est ce que l’économiste Alain Cotta appela, plus tard, le « don Delors ».

Le cadeau le plus considérable que l’entreprise eût jamais reçu des pouvoirs publics: 232 milliards de francs (l’équivalent de 76 milliards d’euros) entièrement prélevés sur les salaires entre 1983 et 1986.

Pour le patronat, la victoire fut à la fois financière et idéologique: l’échelle mobile qui existait depuis 1952 était morte

14/10/2014, 17:17 | PAR MICHEL-LYON

Merci pour cet article qui critique le fait d’isoler l’économie.

Celui qui pense l’économie comme un phénomène en soi, séparable, se condamne à oeuvrer pour la promotion du profit, quelle que soit son intention.

De sorte que la « science économique » ne peut servir que le profit financier.

Mais je veux poser dans la réflexion historique de cet article la question suivante :

N’y a t’il pas eu une puissante source d’inspiration pour les inventezurs du néolibéralisme dans la nostalgie du Marché Noir.

Pomotion d’énormes fortunes pendant la Guerre de 14-18 à fournir l’Etat et l’Armée sous les assauts de l’ennemi et les millions de morts et de blessés.

Promotion de fortunes encore plus énormes à vendre à l’Allemagne les fournitures (cuivre notamment) qui lui manquaient parce qu’elle était en guerre contre ses fournisseurs habituels…

Temps béni où les règles du marché  et du marché financier sont balayées. Temps béni des transports complexes pour contourner les Etats belligérants.

Temps béni où l’on « tient » les politiques et militaires et où l’Etat paye et emprunte sans limite.

Réédition dans la Seconde Guerre !

Voilà de puissants modèles susceptibles de théorisations.

Mais chut… Il ne faut pas trop le dire : La façade morale indispensable dans le beau monde pourrait en être froissée…

Si quelqu’un connait un auteur qui a travaillé cette piste, merci de le signaler !

14/10/2014, 18:22 | PAR DANYVES EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE MICHEL-LYON LE 14/10/2014 À 17:17

14/10/2014, 19:10 | PAR FCHRYSALIS

Comment l’idée de croissance économique est-elle devenue un lieu commun ? Comment nous est venue l’idée d’un progrès de l’humanité ? Par quelle trajectoire idéologique en sommes-nous venu à jurer que par le progrès et la nouveauté, la croissance ?

Une anthropologie de la croissance

14/10/2014, 22:31 | PAR GHISLAINE REDY EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE FCHRYSALISLE 14/10/2014 À 19:10

Je suis pour le progrès, ça me permet de vivre mieux plus longtemps.
Vivre mieux : les machines font le sale boulot qui tuaient mes ancètres à la tâche.
Plus longtemps : je suis soignée de maladies dont mes ancètres mourraient.

Le problème c’est que tous les gains de productivité dus au progrès sont accaparés par les dividendes.
J’ai informatisé des dizaines de tâches routinières et ennuyeuses, mais au lieu de partager le temps libre dégagé par la mise en route de mes programmes, les actionnaires ont choisi de virer les employé-es.

15/10/2014, 12:27 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GHISLAINE REDY LE 14/10/2014 À 22:31

le progrès … technique ! Parce que le progrès humain, on attend encore !

 

15/10/2014, 20:15 | PAR FCHRYSALIS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE GHISLAINE REDYLE 14/10/2014 À 22:31

Le progrès en question permet de vivre plus confortablement, certainement, mais « mieux », je ne sais pas. Le progrès technique et marchand donne cette illusion de vivre mieux en partie parce qu’il nous livre des esclaves mécaniques, esclaves qu’il a fallu tout de même produire et qu’il faut alimenter en énergie. Et là il y a une ruse : le travail de production des esclaves mécaniques et de l’énergie nécessaire n’est pas distribué de la même façon que les esclaves eux-mêmes. Vous-même participez à la fabrication d’esclaves (peut-être n’est-ce que des esclaves pour l’administration et non, par exemple, des machines à laver, je ne sais), mais combien d’autres esclaves utilisez-vous chez vous ? D’autres travaillent dans des mines au bout du monde et n’ont presque rien.

Une autre cause de cette illusion du « vivre mieux » : le progrès que nous a offert le capitalisme a immensément ouvert le champ des possibles pour la plupart des individus, même parmi les moins bien lotis dans la distribution, mais mieux vaut un possible heureux que mille malheureux. Je n’ai pas l’impression que le taux de suicides de nos « sociétés avancées » soient inférieur à celui des sociétés de chasseurs-cueilleurs. Mais je peux me tromper.

Je pense qu’il existe, depuis des milliers d’années, des chasseurs-cueilleurs qui vivent bien. Pas aussi longtemps que nous, c’est vrai, mais il n’y a pas que la quantité des années qui compte. Et ces chasseurs-cueilleurs n’avaient pas besoin de penser « progrès » pour chercher à se soigner lorsqu’ils tombaient malades. Au fil des siècles, ils arrivèrent à trouver des plantes qui aidaient à guérir de certains maux. Pour progresser, il suffit d’être préoccupé par le présent. Je veux dire que le progrès n’a pas de valeur en soi, que c’est parfaitement idiot de chercher à progresser. Chercher à guérir, oui, bien sûr, et pour cela chercher à connaître, à comprendre. Mais dans l’idée de progrès il y a l’idée qu’il faut progresser et que demain ne doit pas ressembler à aujourd’hui. C’est idiot de penser comme cela, parce que quoi que nous fassions, demain ne ressemblera pas à aujourd’hui.

Ce que je veux dire, c’est qu’à mon avis il ne faut pas penser le devenir au futur mais au présent. Il faut chercher à résoudre les problèmes du présent, non chercher à « progresser ». Mais je ne suis pas pour autant partisan du retour à la vie de chasseurs-cueilleurs.

Cela dit, il faut prendre mes propos plus comme une interrogation que comme une affirmation, une interrogation qui me paraît essentielle et urgente. Pour comprendre le présent, justement, où nous en sommes et où nous sommes.

Mais j’ai tout de même une certitude : nos ancêtres ne se tuaient pas plus à la tâche que nous. Ce n’est pas l’absence de progrès ou l’ignorance qui mène à se tuer à la tâche, c’est l’asservissement, l’exploitation de l’homme par l’homme et, très souvent, de la femme par l’homme. Asservissement qui existe autant aujourd’hui qu’hier, mais répartie de façons nouvelles et changeantes. Aujourd’hui nous pouvons être du côté des gagnants, rien n’est sûr pour demain, même si le progrès se poursuit.

14/10/2014, 19:18 | PAR QUIDAM LAMBDA

Le réalisateur, Ilan Ziv, déclare avoir principalement retenu « … que l’économie ne doit pas être abandonnée à une minorité. C’est trop dangereux, car elle détermine nos vies et peut détruire nos sociétés… ».

 Ça c’est intéressant !

Puisse tout à chacun intégrer cette évidence trop largement, voire unanimement, négligée au profit des péripéties médiatico-politiques et autres faux débats dont nous sommes quotidiennement agonis…

L’évidence de l’indissociabilité de l’économie et du politique doit sans relâche, hélas, être martelée…

Merci donc de l’incitation à la découverte de l’histoire de la sous-jacente superstructure de nos si belles sociétés occidentales…

14/10/2014, 21:37 | PAR JULIAN55

il manque juste le jour et l’heure du reportage.

14/10/2014, 21:37 | PAR JULIAN55

il manque juste le jour et l’heure du reportage.

14/10/2014, 22:04 | PAR GHISLAINE REDY

Cher  Ilan Ziv,

Vous méritez le Nobel de la « culture populaire » telle qu’elle devrait être tous les soirs sur nos écrans.

Ne vous arrètez pas là. Donnez une suite à ces 6 épisodes sous forme de série où vous mettrez en scène le scénario de chaque économiste « vivre selon les règles de « nom de l’économiste », avec les mêmes personages et leur famille au 21ème siècle :
– ouvrier-e agricole et son patron
– ouvrier-e en usine, informaticien-ne et leur PDG
– artisan-e, son apprenti immigré et son client
– instituteur-trice, chercheur-se, médecin, avocat-e, inspecteur-trice des impôts, banquier-e
– retraité-e, vieillard, aveugle
– maire et député
– des syndicalistes, des services sociaux / oeuvres caritatives
– des journalistes, des policiers / militaires
– ministre de l’économie (le nom de l’économiste)

14/10/2014, 22:06 | PAR CASSETOI

Jacques Généreux il y a quelques années a fait une série d’émissions sur A Smith et ses successeurs sur France culture. Ce serait bien s’il voulait reprendre cette série pour MDP.

14/10/2014, 22:51 | PAR INTERNETDEV

Adam Smith à gauche (qui pense au social) … / un sous-éleve , tachon qui croit tout savoir, à droite (déjà en 2002 son demi-frère était Banquier chez UBS)

35h -pourquoi la durrée du temps de travail doit être relégiférée de manière stricte © France2

on peut avancé  à 8 minute 23 (pour les Baffouiles du p’tit)  ou 10 minutes pour voir la féssée décullotée du p’tit.

Evidemment que DSK est un con aujourd’hui (2007-2014), mais en 2002, il avait téllément raison que même 5 à 10 ans plustard, Sarkozy sera toujours obligé de reconnaitre textuellement que « la diminution du temps de travail va de paire avec le sens de l’histoire« .

14/10/2014, 22:46 | PAR PARACLITIQUE

je viens de voir les 2 premiers épisodes de cette série, et bien cela m’a paru  longuet….

J’en ai profité pour ranger ma bibliothèque, entendre ces épisodes suffit, à mon humble utilisation

14/10/2014, 22:52 | PAR MARTINE C.

Vu ce soir !

Cette série, avec ses deux premiers volets, s’annonce captivante. Très « pédago », analytique, un beau panorama, jamais partial ni schématique ni caricatural.

Un vrai régal. Attendons la suite.

Bien moins « rigolo » ce qui suit :  le redoutable planant Rifkin (qui fait songer à son pendant détraqué et monstrueux qu’est Attali ?.

15/10/2014, 00:35 | PAR DENIS COQUEREAU

le Capitalisme par ci , le capitalisme par là…

La question n’est pas la critique facile et dirigée , je fais la même …La vraie et inévitable question est.

Par quoi le remplacer , ce Capitalisme qui a engendré toutes les Démocraties et le développement des protections sociales….? Par quoi…?

15/10/2014, 07:33 | PAR ROLLAND LE BRETON EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE DENIS COQUEREAU LE 15/10/2014 À 00:35

Le capitalisme, père des démocraties et des protections sociales !

Diable, seriez-vous parent avec Mme Thatcher ?

15/10/2014, 04:35 | PAR ROLAND BERGER

Les idéologues du néolibéralisme ont si bien réussi leur salissage de cerveau que les pauvres ne détestent pas les riches, ils les admirent et les envient.

15/10/2014, 05:50 | PAR ANNIE MADARASZ-BAUCHET

Le documentaire sur Arte hier soir était fort intéressant. Il confirme simplement ce que des économistes interdit chez les média dominants disent depuis longtemps, le capitalisme financier c’est de nouveau esclavagisme assuré du 21 ème siècle.

 

J’ai retenu qu’en Angleterre, les pauvres ont été criminalisés (à cette époque  si tôt que les paysans (familles avec femmes et enfants se sont retrouvées sans rien) aient été exclus des enclosures. Les enfants voleurs étaient exécutés comme les adultes.

 

Les riches ne supportent pas de voir les pauvres , ils supportent encore moins  les pauvres qui  essaient de se défendre. Le Capitalisme et les capitaistes c’est le droit de mort sur les populations avec la complicité des gouvernements.

15/10/2014, 06:51 | PAR ANNE KOHLER

Article et émission intéressants. Une erreur dans l’article: GREED est traduit par « avidité », sens possible, certes, mais le mot a également le sens, plus adapté au contexte qui nous préoccupe- et sans équivoque! -de CUPIDITE….

15/10/2014, 07:50 | PAR CHRISTIAN PAULTRE

Cette critique évidente du système économique actuel n’arrive pas à pénétrer l’opinion.

les média et leurs chiens de garde

la difficulté à présenter un plan B forcément délicat avant la catastrophe annoncée

16/10/2014, 10:09 | PAR PEMPHREDO PHORCYS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DECHRISTIAN PAULTRE LE 15/10/2014 À 07:50

Oui, quelle alternative pour la Candide ????

On arrive bien à expliquer les causes de ce qui nous arrivent … Mais pas les solutions ….

15/10/2014, 08:52 | PAR SGLSGL

http://info.arte.tv/fr/clone-capitalisme-clone/

pour un premier résumé.///

http://www.mediapart.fr/journal/economie/141014/le-capitalisme-disseque-sur-arte/

et commentaires pour de premiers avis./

mais yen a d’autres …  plus taquins pour le public mediapart… à condition de chercher.

Qui trouvera la transcription? de ces videos? un texte est plus facile à analyser que des heures de videos.

Commentaire proprement dit:

Les deux premiers épisodes me semblent montrer que des individus entreprenants, du capital et de la supériorité technique ont « démocratisé » les guerres de conquêtes autrefois  » apanages » des peuples et des états./

Tout en étant très destructeurs et aussi cruels pour les populations que leurs prédecesseurs (Assyriens, Romains, Quin, Vikings, Incas, Aztèques, Arabes en afrique noire…) ils n’ont pu se développer que par une forte  création de valeur et son accumulation.

Comme évoqué par les auteurs du billet McKinsey, September 2014 | byEric Beinhocker and Nick Hanauer

http://www.mckinsey.com/Insights/Corporate_Social_Responsibility/Redefining_capitalism?//

aujourd’hui, alors qu’il n’ya plus de continents vierges ni de différences aussi fortes qu’à l’époque,  la société humaine doit trouver comment limiter les agressions prédatrices, favoriser les solveurs de problèmes que sont les innovateurs et en partager la valeur nette créée lors de la diffusion mondiale des innovations.

et pour regarder l’agitation humaine de plus haut :/

Perso je ne vois nul part  la rationalité dominer les situations et les actions./

je vois surtout la vitalité de certains et leurs tâtonnements, un peu aidés par certains calculs rationnels, plus la chance pour désigner des gagnants improbables , qui trouvent des passages dont profitent alors les autres./

comment faire que les mouvements browniens de toutes les vitalités et de tous les tâtonnements produisent de la croissance nette est le sujet, à tous les niveaux, individuels, familiaux, territoires, organisations, nations, humanité… /

sans oublier ni nier que l’accumulation efficace de capital, humain, matériel, immatériel est le propre de l’homme depuis les premiers outils. Cetains estiment qu’il faut en moyenne 100k€ en France pour un emploi moderne capable de payer l’employé , toutes les taxes et rémunérer ce capital. Pas de capital pas d’emploi./

Le capitalisme actuel c’est la preuve que ceux qui contrôlent du capital et savent s’en servir ont des atouts énormes. Tant que les masses laisseront à des individus le soin de leur avancer le capital pour un taux d’intérêt moyen de 4-5% (Piketty, contesté) et merder à 1% au mieux de croissance… le capitalisme = le pouvoir au capital, restera dominant./

cessez d’emprunter à des taux supérieurs aux gains que vous pouvez atteindre , épargnez et soyez judicieux dans vos investissements , notamment de votre temps.

15/10/2014, 10:02 | PAR HOTELDUNORD51

Emission très intéressante qui montre que le capitalisme n’est pas  une inclinaison naturelle de  l’homme mais le résultat d’un processus.

Elle invalide les deux piliers sur lesquels repose le capitalisme :  l’homme se résume à sa cupidité et l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers

Cependant j’ai deux questions :

  • Pourquoi la Chine qui était très en avance au niveau des  techniques maritimes n’a pas poursuivi sa conquête ?

Qu’est ce qui marque le début du capitalisme selon les auteurs : la découvertes des Amériques ou l’esclavagisme ou bien la combinaison des deux : le fameux triangleR

15/10/2014, 10:34 | PAR OLIVIERM38 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE HOTELDUNORD51LE 15/10/2014 À 10:02

Concernant le premier point:

- ce que j’avais lu sur le sujet des explorations chinoises était qu’elles résultaient largement d’une volonté impériale d’exploration et de cartographie, mais sans volonté expansionniste, colonisatrice ou évangélisatrice. Les flottes chinoises ont été très présentes dans tout l’océan indien et les mers de Chine. Elles ont totalement cessé lorsqu’un mouvement de fermeture de la Chine s’est mise en place, l’empereur allant jusqu’à faire démanteler une bonne partie de la flotte. C’était donc la puissance publique chinoise qui agissait, et cette puissance n’était pas à l’époque expansionniste (au moins outremer). Ca aurait pu être différent.

- dans le documentaire, il est clairement évoqué que les Etats européens ont lancé les explorations, mais les ont déléguées à des entrepreneurs privés. Ceux-ci ont donc cherché la rentabilité maximale de leur capital investi. Il ne faut certainement pas négliger le rôle de l’Eglise, prête à convertir par le fer et le feu.

En gros , pour moi, la différence est que les états peuvent être impérialistes ou non selon les dirigeants et les périodes, mais que les entrepreneurs sont toujours mus par l’avidité: la conquête européenne était inscrite dans les gênes des explorations. La non-conquête chinoise est conjoncturelle.

Et sur le processus de démarrage du capitalisme, la colonisation a démarré les choses, et l’esclavage les a amplifiées.

15/10/2014, 13:12 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE OLIVIERM38LE 15/10/2014 À 10:34

Merci beaucoup pour votre réponse.

 

16/10/2014, 10:11 | PAR PEMPHREDO PHORCYS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEOLIVIERM38 LE 15/10/2014 À 10:34

Très juste !

 

15/10/2014, 12:46 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 15/10/2014 À 10:02

En tant que sud-américaine, je savais que l’arrivée des Européens a été un cataclysme mais j’ai découvert, dans cette émission, que la colonisation des Amériques est à l’origine du capitalisme européen…

Après avoir pillé les richesses (El siglo de oro en EspagneDéçu), les « conquérants » ont essayé d’esclavagiser les indiens d’Amérique mais ceux-ci se laissaient mourir et sont également morts des épidémies et de l’alcool que les Européens avaient apportés avec eux. Ils se sont donc tournés vers les Africains.

L’influence de l’Eglise sur la naissance du capitalisme paraît de ce fait plus importante. On en parlera peut-être dans les prochaines émissions…

J’avais vu une émission sur la technique de construction des fabuleux bâteaux chinois – construits avec un système de cloisonnement des coques à l’exemple de l’insubmersible bambou – qui aurait bien servi au Titanic !

Et on y évoquait les pérégrinations de ces flotilles incroyables qui cherchaient à accroître les connaissances, à commercer avec les pays découverts – à commercerpas à piller …

15/10/2014, 13:13 | PAR HOTELDUNORD51 EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 15/10/2014 À 12:46

Merci beaucoup pour votre réponse

De quel pays êtes vous, l’Amérique latine m’a toujours fait rêver.

 

15/10/2014, 22:49 | PAR JEAN-MICHEL LABROUSSE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 15/10/2014 À 12:46

J’ai n’ai vu que quelques parties simplement de l’émission, certains éléments d’histoire sont en eux mêmes intéressants même découplés de la question du capitalisme.

« Etrange » couple qu’ont constitué Eglise et Occident….

Pas mal aussi la manière dont les anglais ont précipité les paysans dans les villes aprés les avoir dépouillé de leurs moyens vivriés..

 

15/10/2014, 12:50 | PAR LA PARIGOTTE EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DEHOTELDUNORD51 LE 15/10/2014 À 10:02

http://www.mystere-tv.com/l-amerique-decouverte-par-les-chinois-en-1421-v1026.html

http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/1084-les-chinois-auraient-decouvert-lafrique-et/

et ils n’ont provoqué aucun dégâts…

à l’intention de tous ceux à qui je dis que nous sommes envahis par les USA et qui me rétorquent : et les Chinois ?

15/10/2014, 11:01 | PAR DANYVES

15/10/2014, 13:07 | PAR LA PARIGOTTE

Le capitalisme : Apple et Face book proposent à leurs employées de faire congeler leurs ovocytes afin de repousser leurs grossesses… (à quand ils les auront virées ? )

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/10/15/20005-20141015ARTFIG00103-facebook-et-apple-encouragent-la-congelation-d-ovules-de-leurs-salaries.php

Moi, je sais bien ce que je ferais… je les ferais payer une congélation et ensuite j’aurais des enfants normalement…

16/10/2014, 10:14 | PAR PEMPHREDO PHORCYS EN RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LA PARIGOTTE LE 15/10/2014 À 13:07

Oui très drôle !!!! et si TOUTES LES FEMMES DE CES COMPAGNIES LE FAISAIENT EN MEME TEMPS ::::::===== facture gigantesque ! Bien fait ….

15/10/2014, 16:39 | PAR ASPASIE 69

J’ai regardé le premier épisode et ne manquerai pas le suivant, surtout que je n’ai jamais fait d’études d’économie et que mes nombreuses lectures sont bien insuffisantes pour évaluer correctement la finance et ses dérives: merci

15/10/2014, 17:49 | PAR KAK

Pour ceux qui n’ont pas la télé, arte en direct sur internet (comme moi) il est possible de visionner sur you tube (dès le lendemain)

https://www.youtube.com/watch?v=pqtoR0uJKd0

très interessant. FRANKMEDRANO

J’ai été un peu déçu par le premier volet. L’idée que le capitalisme naît de la découverte des Amériques par exemple, me semble bien légère. Rien sur le processus de déclin du monde féodal en Europe, de la noblesse qui le dominait, et de l’émergence de la bourgeoisie au détriment des corporations. D’ailleurs, la révolution industrielle ne commence (En Angleterre) qu’au début du XVIII eme siècle. Faire ensuite d’Adam Smith « l’économiste » sur lequel repose un total changement de société est aussi abusif. AS ne se pensait pas économiste, comme les esprits éclairés du XVIIIeme siècle, de tradition universalistes, il cherchait à comprendre les mécanismes invisibles qui régissent la société. Son approche est tout à la fois économique, sociale, politique, culturelle… Le documentaire fait aussi des raccourcis hasardeux, associant des faits d’époques disparates, présente comme des évidences établies des partis pris discutables: Comme cette idée que le capitalisme a prospéré en créant l’esclavage, alors que l’esclavage existait bien avant, et dans toutes les parties du monde. Bon, c’est Arte, je m’y attendais un peu, c’est du Arte, le capitalisme c’est mal est évidemment l’axiome de construction de cette série, et on voit bien que les économistes qui s’expriment sont « soigneusement choisis ». Mais pour celui qui est plus animer par le désir d’essayer de comprendre le monde que de passer un coup de vernis chic sur ses certitudes, mieux vaut passer une bonne soirée au lit avec le Heilbroner (« Les Grands Economistes »), un bouquin de Galbraith ou « Capitalisme, Socialisme et Démocratie », de Schumpeter. PS : et l’arrivée de Piquety dans les prochains épisodes ne présage rien de bon !

 

US réfléchissez à votre embargo : Près de 500 médecins cubains donne l’exemple dans la lutte contre Ebola

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En dépit de ses difficultés économiques et de ses maigres moyens, Cuba s’est projeté à l’avant-garde de la lutte contre le virus Ebola en dépêchant un important contingent de personnel soignant en Afrique de l’Ouest, au moment où les grandes nations laissent généralement la main aux humanitaires.

Perpétuant sa tradition médicale internationaliste, un contingent de cent soixante-cinq médecins et personnels de santé cubains est parti au début d’octobre pour la Sierra Leone, et deux cent quatre-vingt-seize autres personnels sont attendus prochainement au Liberia et en Guinée voisins. Les effectifs médicaux cubains constituent le plus grand contingent dépêché par un Etat pour combattre Ebola.

SALUÉ PAR L’ONU ET LES ÉTATS-UNIS

Cette initiative est largement saluée par l’Organisation des Nations unies (ONU), par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par plusieurs associations humanitaires, à l’heure où les grandes nations se contentent de contributions financières et de mesures de protection aux frontières. Sur le terrain, elles laissent les humanitaires et les agences onusiennes tenter de juguler l’épidémie, à l’exception notable des Etats-Unis, qui ont dépêché sur place une aide militaire d’envergure (quatre mille soldats prévus).

Rompant avec l’habituel ton peu amène envers Cuba, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a lui-même adressé vendredi des remerciements à La Havane pour son aide dans la lutte internationale contre le virus.

Selon le dernier bilan de l’OMS, la fièvre hémorragique a fait 4 555 morts sur 9 216 cas enregistrés dans sept pays (Liberia, Sierra Leone, Guinée, Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis), et l’organisation onusienne craint une envolée du nombre de contaminations.

NigeriaLiberiaSierra LeoneGuinéeAvril 2014Mai 2014Juin 2014Juillet 2014Août 2014Septembre 2014Octobre 20140k1k2k3k4k5k8 JuilletLiberia : 88 mortsSierra Leone : 142 mortsGuinée : 309 mortsTOTAL : 539

PRINCIPALE RESSOURCE

« La tâche de ceux qui partent combattre Ebola pour la survie d’êtres humains, au péril même de leur propre vie, est difficile », déclarait le 4 octobre l’ex-président Fidel Castro dans la presse locale. Depuis 1960, date à laquelle Cuba avait envoyé pour la première fois un contingent de médecins après un tremblement de terre au Chili, le régime communiste a dépêché pas moins de cent trente-cinq mille effectifs médicaux à travers le monde.

Aujourd’hui encore, quelque cinquante mille médecins et personnels de santé cubains effectuent des « missions » dans soixante-six pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie, selon le ministère de la santé cubain. Depuis la chute du bloc soviétique, l’aide dans le secteur de la santé a été l’une des clés de voûte de la diplomatie cubaine, visant généralement les pays en développement et ses partenaires privilégiés. A partir de 2004, Cuba a commencé à facturer ses services aux pays bénéficiaires de son aide, procurant à l’île une de ses principales sources de revenus.

L’Amérique latine, pour l’heure épargnée par l’épidémie, pourrait ne pas l’être très longtemps, et l’OMS craint un décuplement de nouveaux cas d’ici à la fin de l’année. Des cas suspects ont été enregistrés au Brésil et au Chili.

 lemonde.fr avec AFP

 

Les commentaires :

 

 

Bill 19/10/2014 – 09h26

Pas de mine d’uranium dans ces zones ou quoique soit d’autre pouvant mettre en danger le fonctionnement de notre économie. Il est donc normal que notre guide suprême ne fasse pas plus. Et puis comment un Mirage 2000 fleuron de la technologie française peut il lutter contre un adversaire aussi microscopique?? Ridicule voyons !

 

GERONIMO 19/10/2014 – 09h22

Bravo aux Cubains. Mais à ceux qui critiquent l’inaction française, je ne peux m’empêcher de penser que si les Français avaient envoyé 500 médecins, ils auraient sûrement hurlé à la manip néocolonialiste. Ah, la haine de soi… 

Stephane Dubois 19/10/2014 – 00h38

La question est de savoir combien de ses personnels medicaux feront le voyage volontairement.

 

jean luc Merckel 18/10/2014 – 23h39

50 000 médecins ….. Êtes vous certain de ce chiffre ? Cela me paraît enorme .

 

tom 19/10/2014 – 10h01

C’est un système d’éducation supérieur de type communiste, donc les études sont gratuites et d’assez bonne qualité. Cela dit je ne sais pas si un medecin cubain gagne très bien sa vie, vu le surplus de médecin justement. Pour se faire une idée l’esperance de vie est de 79,1 ans à Cuba contre 62,7 en Haiti ou 73,2 ans en République Dominicaine (et 78,8 aux USA).

 

aloes 18/10/2014 – 18h41

Cuba n’est pas ma tasse de thé, et je n’ai aucune sympathie pour les dictatures post communistes .Mais il faut saluer, leur courage, leur engagement et leur solidarité vis à vis des Africains, .Cette attitude nous ridiculise et souligne la faiblesse de l’aide occidentale et l’égoïsme des grandes nations.

 

Marion 18/10/2014 – 15h30

Haïti et la Jamaïque voisines envoient-elles des médecins? Non. Comparons ce qui est comparable et reconnaissons que Cuba a beaucoup de mérite après 50 ans d’embargo.

 

Jean-David Prunier 18/10/2014 – 13h03

Dans l’ensemble, malgre d’evidentes arrieres pensees politiques -mais qui n’en a pas ? – Le Cuba castriste a toujoursété assez digne dans ces rapport avec l’Afrique. bien avant ebola, CE SONT LES SEULS NON AFRICAINS A AVOIR COMBATTU L’APARTHEID les armes a la mains en Angola, voir le film ‘Cuba, une odyssee africaine’

 

aloes 18/10/2014 – 18h45

C’était pour eux ce qu’il croyait être une terre de mission …mais oublions dans cette affaire les arrières pensées pour saluer leur engagement vous avez raison

 

Wily S. 18/10/2014 – 12h06

Bravo à la France toujours champion incontesté de la coalition de l’inaction dans la lutte contre Ebola! On a même réussi à se faire dépasser par Mark Zuckerberg et Facebook. On est bien à l’abri avec nos contrôles de température aux aéroports.

 

canard 18/10/2014 – 19h16

Non, non il nous manque un sermon de Zemour, notre très grand penseur national, et une homélie de notre Ségolène et tout sera parfait pour notre parfaite satisfaction… enfonçons les clous dans le cercueil de notre suffisance

 

plainemontagne Hier

arrières pensées de la part de Cuba, je ne sais, mais craignons surtout le manque de mémoire et l’ingratitude des peuples qui voient aujourd’hui ceux qui se dévouent!

 

Pour obtenir quoi Hier

On est communiste où on ne l’est pas. Reste à savoir ce que gagnera Cuba en Afrique pour cette généreuse action.

 

Alxago 18/10/2014 – 12h06

Pour que Cuba sorte de son autarcie, ne pensez vous pas que le blocus qu’elle subit depuis plus de 40 ans serait un premier pas? Ce n’est pas une autarcie choisie, mais un blocus imposé. Quant à la déliquescence de Cuba, il faudrait aussi comparer le niveau de l’éducation et de la santé avec les pays voisins. Rien n’est simple, figurez vous.

 

miro10 Hier

La différence entre Cuba et nos nations, c’est qu’ils n’attendent pas pour intervenir de pouvoir utiliser un brevet sur un médicament élaboré par des labos et que ça leur rapporte. Il ne faudrait pas non plus qu’ebola soit maitrisé par des techniques simples, car cela limiterait trop les possibilités de profit.

 

Uchronik451 Hier

Encore un complot du grand K… il n y a qu un seul complot et c est celui de la Nature qui nous fait naître pour nous emporter dans le néant après nous avoir abreuvé de doutes.