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En retrait du Parti du gauche, Mélenchon veut œuvrer « pour la VIe République »

Vendredi 22 août, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il quittait la coprésidence du Parti de gauche, mais assure qu’il va continuer le « combat » politique.

Jean-Luc Mélenchon, le 22 août 2014 à Pau.
Jean-Luc Mélenchon, le 22 août 2014 à Pau. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Jean-Luc Mélenchon a annoncé, vendredi 22 août, qu’il quittait la coprésidence du Parti de gauche. Le député européen assure cependant qu’il va continuer le« combat » politique. « Je vais me mettre à la pointe pour aider à la formation d’un mouvement pour la VIe République », a affirmé l’homme politique, lors d’une conférence de presse. « Nous voulons avoir un candidat en 2017 et notre candidat c’est la VIe République », a-t-il ajouté.

Ce retrait s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation du parti. « Nous nous répartissons les tâches autrement », a-t-il déclaré sans donner d’autres éléments sur la future « restructuration ». Il a aussi insisté sur le fait que son effacement n’était dû ni à « une crise, ni à quoi que ce soit. »

Mélenchon fatigué après ses défaites ? 

Pour France Inter, l’ancien candidat à la présidentielle souhaite aussi limiter ses sorties médiatiques pour « organiser son silence pour mieux faire émerger ses idées »selon l’un de ses proches. Jean-Luc Mélenchon voudrait mettre un terme à son affrontement stérile avec Marine Le Pen et serait fatigué par les nombreuses disputes avec ses alliés communistes.

« Nous ne sommes pas d’accord pour être enterrés avec Hollande », a encore dit Jean-Luc Mélenchon, qui dit vouloir « tirer les leçons de ce qui n’a pas fonctionné aux élections européennes ». L’eurodéputé s’était montré très affecté par le score du FN (près de 24,85%) à ce scrutin alors que le Front de gauche avait récolté 6,33% des votes.

Il n’abandonne pas non plus le Front de gauche, la grande formation créée par le Parti de gauche et le Parti communiste. Il dit qu’il sera « peut-être » présent à la réunion prévue le 6 septembre. « Je ne boude pas, je ne fais pas la tête », insiste-t-il. Et pour souligner le fait qu’il ne s’agit nullement d’un retrait de la vie politique, Jean-Luc Mélenchon ajoute qu’il publiera un livre en novembre, L’Ere du peuple.

Par Francetv info avec AFP

James Foley: pourquoi la vidéo de son exécution a été autant relayée

Classé dans: Actualités, International

TERRORISME – La vidéo montrant l’assassinat brutal du journaliste James Foley par un jihadiste de l’État islamique est apparue mardi soir sur YouTube et a rapidement été partagée sur internet. Le FBI, la police fédérale américaine, a estimé ce mercredi 19 août qu’elle est authentique, selon le GlobalPost, le site internet pour lequel James Foley travaillait. « Le FBI poursuit une procédure plus longue d’authentification officielle », a également indiqué le journal sur son site internet.

Une authentification confirmée par la Maison Blanche. « Les services du renseignement ont analysé la vidéo diffusée récemment montrant les citoyens américains James Foley et Steven Sotloff. Nous sommes arrivés à la conclusion que cette vidéo est authentique », a indiqué Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, dans un communiqué. Le document porte la marque de fabrique des vidéos jihadistes, avec Foley revêtu de la combinaison orange similaire à celle portée par les détenus islamistes dans la prison américaine de Guantanamo.

Une facilité d’accès

Contrairement aux images horribles d’exécutions par les jihadistes durant la guerre en Irak (2003-2011) et celle de Daniel Pearl en 2002 au Pakistan, la vidéo elle-même ou des captures d’écran montrant l’exécution n’ont cessé de circuler toute la journée de mercredi, notamment sur les réseaux sociaux. Une importante propagation qui s’explique en partie par le fait que la vidéo a été postée sur Youtube, plateforme accessible au grand public.
Certains médias ont également relayé la vidéo. Le New York Post et le New York Daily News par exemple ont fait le choix de publier sur leur une, une photo montrant James Foley, le couteau sous la gorge. Une image choc qui a été vivement critiquée à la fois par des journalistes mais aussi par des internautes.

« Absolument dégoûtée de la couverture du New York Post, la chose la plus horrible, la plus irrespectueuse que j’ai jamais vu, je n’achèterai plus jamais ce journal »

A l’inverse, de nombreux médias ont choisi de ne pas relayer la vidéo de l’exécution aux États-Unis comme en France. Montrer ou ne pas montrer un tel acte de barbarie a suscité le débat dans les médias, comme le montrent ces deux tweets de journalistes français (respectivement de France Télévisions et Libération):

Les usagers de Twitter ont de leur côté tenté eux-mêmes d’arrêter la propagation des images en utilisant le hashtag #ISISmediablackout (blackout médiatique contre l’EI) pour enjoindre les internautes à éviter de la publicité pour le groupe et la tentation du voyeurisme.

Un long travail de modération pas toujours efficace

Face à l’horreur de cette vidéo et l’émotion qu’elle a provoquée, les plate-formes de réseaux sociaux, qui mettent normalement en avant la liberté d’expression de leurs abonnés, ont également bien été obligés de se positionner. Mais elles ont bien du mal semble-t-il à modérer ces images.

Chez YouTube, qui a expliqué n’intervenir qu’en cas de signalement par les internautes, au cas par cas, certains liens avaient été supprimés. « La seule chose que la plateforme peut faire, c’est bloquer la vidéo si elle est signalée et qu’elle enfreint le règlement de la communauté », indique-t-on chez YouTube. Pour signaler une vidéo, l’utilisateur doit cliquer sur un drapeau en bas à droite de la fenêtre de lecture.

« Une fois qu’un internaute signale la vidéo, la vidéo va être revue par nos équipes dans le monde entier, qui travaillent 24h/24 sept jours sur sept, et la décision est appliquée rapidement », a-t-on expliqué, sans précision sur le délai moyen de décision entre le signalement et le blocage effectif de la vidéo. La plateforme a refusé de commenter précisément le cas de la vidéo de l’exécution du journaliste, alors que la requête « James Foley » sur YouTube indiquait mercredi après-midi plus de 67.000 résultats.

Certains liens qui montraient la décapitation de James Foley en début d’après-midi renvoyaient désormais au message suivant: « cette vidéo a été supprimée, car elle ne respecte pas les règles de YouTube concernant la violence ». Dans ce cas, la vidéo disparaît automatiquement du référencement dans les recherches. Une journaliste de l’AFP a pu cependant trouver en moins de quinze minutes la vidéo montrant l’exécution dans son intégralité.

Du côté de Twitter, certaines photos et vidéos ont été retirées notamment sur des comptes de militants islamistes. « Nous sommes en train d’identifier et de suspendre les comptes que nous découvrons en lien avec cette vidéo très crue », a ainsi réagi sur Twitter Dick Costolo, le PDG du réseau social.

De nombreuses images de l’exécution de James Foley ont ainsi disparu de Twitter peu après ce message, comme l’a constaté J.M. Berger, un expert des réseaux extrémistes: « Le nombre d’images visibles sur ma principale liste de militants de l’EI a considérablemebt baissé depuis la nuit dernière », a-t-il ainsi dit sur Twitter. « Ce n’est pas parfait, des images continuent de passer, mais c’est déjà pas mal », a-t-il ajouté.

Une nouvelle stratégie des groupes jihadistes

Dans le passé, les groupes jihadistes utilisaient leurs propres médias pour diffuser messages et vidéos mais récemment, des plateformes comme Twitter ou YouTube leur ont permis de bénéficier d’une audience sans précédent. Si leurs comptes sont souvent fermés, ils en créent rapidement d’autres sous des noms différents, ce qui créé d’ailleurs un vrai casse-tête pour les réseaux sociaux.

Cela avait notamment le cas avec le insurgés islamistes somaliens shebab après qu’ils ont diffusé la photo d’un soldat français tué dans une opération de commandos pour libérer l’otage Denis Allex. Si Twitter avait rapidement suspendu leur compte, les islamistes avaient refait leur apparition quelques semaines plus tard sur le réseau social.

James Foley, 40 ans, a couvert la guerre en Libye avant de se rendre en Syrie, où il a travaillé comme pigiste pour le GlobalPost, l’Agence France-Presse et d’autres médias. Mais sur internet, les jihadistes l’ont accusé d’être un espion ou estimé qu’il méritait tout simplement de mourir pour être un Américain non-musulman.

« L’exécution du journaliste américain par l’EI est une stratégie délibérée. En montrant la brutalité dont il est capable, l’EI veut faire peur à ses ennemis », a tweeté Abou Bakr al-Janabi qui se présente lui-même comme un « extrémiste ». « Cela vise à susciter la peur, la terreur et la haine », ajoute-t-il en anglais.

L’État islamique plus moderne qu’Al-Quaïda

Sous le hashtag #AmessageToAmerica », ‘KhalifaMedia’ affirme que « l’EI ne laissera vivant aucun citoyen Américain non musulman dans le monde arabe à cause des frappes du (président Barack) Obama ». Quand les frappes aériennes américaines contre les positions de l’EI ont commencé le 8 août, des centaines de comptes Twitter ont commencé à poster des images destinées à menacer les Américains avec le hashtag #AMessageFromISSItoUS (Un message de l’EI aux Etats-Unis).

Les tweets affichaient des photos de soldats américains en pleurs, des photos des attaques du 11-Septembre et des images terribles de cadavres et de corps démembrés. Des jihadistes ont même utilisé les hashtag #Hawaï ou #Ferguson pour profiter l’attention accordée à l’actualité américaine.

« Le terrorisme est par définition une stratégie de communication », affirme Max Abrahms, professeur de sciences politiques à la Northeastern University (Etats-Unis). Selon lui, la maîtrise des réseaux sociaux par l’EI a dépassé celle Al-Qaïda. Il note que les recrues de l’EI sont souvent des jeunes ayant reçu une éducation occidentale. « Ces Occidentaux ont l’avantage d’être bien exposés aux réseaux sociaux et leur maîtrise de l’anglais aide beaucoup », dit-il.

Pour l’EI, né des cendres d’un groupe irakien affilié à Al-Qaïda, la publication d’images macabres sur le net est devenue une « démonstration de force » et un moyen d’attirer davantage de recrues, selon Max Abrahms. « Si la plupart des gens au monde sont répugnés, cela attire des éléments radicalisés de la société », affirme l’analyste.

 

huffingtonpost.fr

La tribu Rocard à La Nouvelle Eve

Classé dans: Actualités

L’ancien Premier ministre a fêté ses 80 ans lundi dernier à Pigalle, entouré d’un Tout-Paris politique.

« Une soirée que j’aurais détesté rater« , résume le puissant patron d’Euro RSCG, Stéphane Fouks. « Ce ne fut que du bonheur« , souligne la philosophe Sylviane Agacinski, venue avec son époux, Lionel Jospin… Lundi soir, il fallait être à La Nouvelle Eve, à Pigalle, pour fêter les 80 ans de Michel Rocard. Un lieu choisi par Sylvie, sa femme. « J’ai été charmée par cet ancien cabaret de french cancan, je voulais un endroit insolite dans un quartier inhabituel pour un ancien Premier ministre, car Michel peut tout se permettre aujourd’hui. » Les 220 invités se sont pressés autour des petites tables, près de la scène ou au balcon. Au milieu, trônait la table d’honneur, celle des Rocard et des Jospin. Le buffet était parfait, le vin coulait à flots, venu d’Australie. Offert par Pernod Ricard, dont le patron, Pierre Pringuet, officiait au cabinet de Michel Rocard, ministre de l’Agriculture. Les invités ont remis des chèques aux Rocard. Pour aider le chirurgien qui l’a opéré du cerveau en 2007 à Calcutta, après son hémorragie cérébrale, à créer un nouvel hôpital.

La vieillesse peut être un naufrage. Pour Michel Rocard, elle ressemble à un sauvetage. « Michel est heureux dans sa vie« , avoue Manuel Valls, ex-jeune rocardien avec ses potes Fouks et Bauer. Et cette joie de vivre, tous l’ont vérifiée. Parfois médusés lorsque Sylvie Rocard, masquée, en long tutu noir, exécute un petit numéro de danse sur pointes. A la fin du spectacle, son mari monte sur scène pour l’embrasser après lui avoir retiré son loup. Ils sont venus, pour lui, patrons, syndicalistes, anciens ministres de droite comme de gauche. Un mélange de genres revendiqué. « Ce n’était pas une réunion de la secte, mais une réunion de ceux que Michel a aimés », selon le criminologue, aujourd’hui proche de Sarkozy, Alain Bauer. Cet anniversaire, au fond, dessinait les nouvelles cartographies de la gauche, plus brouillées qu’autrefois. Les patrons de L’Obs, Jacques Julliard ou Jean Daniel, qui fêtera ses 90 ans la semaine prochaine, ont failli faire la fête au côté des Juppé. Le chiraquien a eu un empêchement de dernière minute, il avait pris soin dans l’après-midi d’appeler son complice de la Commission du grand emprunt, avec qui il est en train d’écrire un livre.

D’anciens pontes de la CFDT et des patrons du Medef

Ernest-Antoine Seillière, ex-patron des patrons, partage la table de son successeur, Laurence Parisot, et des politologues Jean- Luc Parodi ou Gérard Grunberg. La présidente du Medef a connu Rocard quand elle était patronne de l’Ifop, elle est sous le charme: « Je me sens largement rocardienne dans mon approche des relations sociales. Michel est intrinsèquement humaniste, c’est ce qui me plaît le plus chez lui. » A l’heure du conflit des retraites, Edmond Maire, Jacques Chérèque ou Nicole Notat, tous anciens pontes de la CFDT, ne trouvaient rien à redire à ce compagnonnage, le temps d’une soirée. « Il y avait des rocardiens de gauche, de droite, du centre, des gens qui ont quitté la politique, c’était un rendez-vous de générations, pour l’essentiel celle qui s’est battue contre la guerre d’Algérie », analyse Jacques Julliard, ami de cinquante-cinq ans de Rocard.

Stéphane Hessel fut très applaudi, « Bob » Chapuis était là au nom de feu le PSU, Pierre Rosanvallon, autre figure de la deuxième gauche, si chère à Rocard aussi. Simone et Antoine Veil côtoyaient Martin Hirsch ou des rocardiens historiques, même ceux que l’on croyait brouillés avec le patron, comme Jean-Paul Huchon. Ses enfants, sages polytechniciens, admiraient leur père. « C’était une jolie collection, peu de repris de justice, peu de traîtres, peu de vrais salauds« , s’enthousiasme Stéphane Fouks. Martine Aubry n’était pas là, mais elle avait pris soin d’envoyer une « lettre émouvante » à Rocard, et elle organisera un dîner pour lui, dans quelques jours.

« Michel a été trop gentil avec Mitterrand« 

Moins c’était convenu, plus c’était joli. Une belle famille recomposée. Michel Fugain, l’ami de toujours, a chanté La Forteresse. Françoise Hardy est restée muette. Patrick Bruel avait manifesté le désir d’être présent. Il est venu avec les Carcassonne, très proches des Rocard. Guy Bedos devait monter sur scène. Il y a renoncé, agacé par les reproches de Lionel Jospin, persuadé qu’en 2002 les critiques de l’humoriste ont contribué à l’échec de la gauche. L’acteur Fabrice Luchini, dont Michel Rocard raffole, a fait son numéro sur scène: « On me dit de droite, je suis là avec le peuple de gauche. » Il singe la « fraternité » de Ségolène Royal, la salle rit. Il lance: « L’argent ne fait pas le bonheur, comme dit Alphonse Allais, alors, rendez-le, monsieur Seillière! » Puis ce fut au tour du film, retraçant la vie de Rocard, du PSU à aujourd’hui. Les images d’archives, celles de sa marionnette des Guignols et son « ah na ah » rappellent des souvenirs. Et quand le réel rattrape la fiction, quand le vrai Rocard est encore plus incompréhensible que le faux, tous se marrent, l’impétrant en tête.

Soudain, sur l’écran, François Mitterrand fait l’éloge de Michel Rocard, on est en 1988, le vieux président s’apprête à nommer Premier ministre son ennemi. La salle frémit. « Michel a été trop gentil avec lui, Mitterrand était machiavélique« , entend-on de table en table. Rocard, enfin, seul en scène, sans pupitre, lit son discours, écrit à la main qui retrace « toutes les facettes de sa vie« . Un discours à la Rocard, des passages incompréhensibles et des phrases si bien ciselées. Une tendresse flotte dans l’air quand il évoque ses vieux amis de l’école élémentaire de la rue des Feuillantines. Rocard rend un hommage appuyé à Lionel Jospin, « l’homme du rapprochement des deux gauches« , à Abdou Diouf ou Felipe Gonzalez, à ses ex-proches, Jean-Paul Huchon, « plus longue collaboration entre un ministre et son directeur de cabinet, pas remise en cause par un petit écart » ou Christian Blanc, « dont l’errance actuelle me désespère« . Il est minuit passé, les premiers invités quittent La Nouvelle Eve. Les syndicalistes Nicole Notat et Edmond Maire repartent ensemble, félicités par un « voiturier »improvisé, un homme d’origine maghrébine, pour « tout ce qu’ils ont fait pour les travailleurs« . En sortant, un peu pompettes, les invités se disent tous qu’ils aimeraient « être comme Michel Rocard à 80 ans« .

Cécile Amar et Marie-Christine Tabet – Le Journal du Dimanche

Quelques commentaires :

PTETMAI

Depuis que j’ai appris comment cet homme de gauche a fêté ses 80 ans, je me dis que l’hyporisie est partout et que seul les femmes et les hommes politiques qui ont l’intelligene du coeur méritent de l’estime

Et il n’y en a pas beaucoup

| PAR JACQUES DEPARIS

Deuxième gauche…Surpris  Droite tout court, oui !

Michel Rocard 1er Ministre PS : est l’un des fossoyeurs en chef du programme du Conseil National de la Résistance. Il a été à l’initiative de toutes les atteintes aux régimes de la Sécurité Sociale, des retraites à la couverture maladie.

Denis Kessler et les réformateurs de tous poils lui doivent beaucoup…!

 

 

Intel dévoile le Core M Broadwell gravé en 14 nm

Classé dans: Actualités, Informatique

Avec sa nouvelle microarchitecture Broadwell, Intel franchit un cap technologique en basculant sur un processus de gravure en 14 nanomètres. Les futurs processeurs pourront équiper des serveurs, des ordinateurs personnels, des terminaux mobiles et des objets connectés. Une première génération de processeurs, les Core M, arriveront pour les fêtes de fin d’année via des tablettes hybrides et des ordinateurs ultraportables.

 

Avec sa nouvelle microarchitecture Broadwell gravée en 14 nanomètres, Intel dit avoir divisé l’enveloppe thermique par deux par rapport aux processeurs Haswell tout en offrant une meilleure autonomie et des performances similaires. © IntelAvec sa nouvelle microarchitecture Broadwell gravée en 14 nanomètres, Intel dit avoir divisé l’enveloppe thermique par deux par rapport aux processeurs Haswell tout en offrant une meilleure autonomie et des performances similaires. © Intel

Profitant de sa conférence Hot Chips qui se tenait cette semaine en Californie, États-Unis, Intel a livré de plus amples détails sur sa nouvelle microarchitecture Broadwell et le processus de gravure en 14 nanomètres qui l’accompagne. Le fondeur promet que la combinaison de ces deux innovations permet la création de terminaux « plus fins, plus silencieux et plus froids ». Broadwell succède à la microarchitecture Haswell (22 nm) dont elle est une évolution, ce qu’Intel appelle untick. L’enveloppe thermique a été divisée par deux, ce qui permet de réaliser un refroidissement passif sans ventilateur et donc d’intégrer ces processeurs dans des châssis de moins de 10 millimètres d’épaisseur (PC ultraportables, tablettes tactiles, smartphones, etc.). D’autant que la surface de la puce a été réduite de moitié et sa hauteur de 30 % relativement aux processeurs Haswell. Intel assure qu’il sera possible de fabriquer des cartes mères 25 % plus petites. Plus compacts, plus silencieux, les futurs processeurs Broadwell seront aussi plus performants. Le nombre d’instructions par cycle augmente de 5 % (comparé à Haswell). Ont également été améliorés l’accélération matérielle du chiffrement, la prédiction de branchements ainsi que les opérations à la virgule flottante. Le rapport performance/puissance est de 2:1, ce qui signifie qu’une hausse de 2 % des performances engendre 1 % de hausse de consommation.

Avec la microarchitecture Broadwell, Intel passe à un processus de gravure en 14 nm contre 22 nm pour la génération précédente Haswell. Cette finesse de gravure a permis de réduire de façon très conséquente la taille de la puce : sa surface a été divisée par deux et sa hauteur réduite de 30 % relativement aux processeurs Haswell. Grâce à cette technologie, Intel indique que les processeurs Broadwell pourront être intégrés dans des terminaux dont l’épaisseur sera inférieure à 10 millimètres. © Intel

Les premiers Core M disponibles en fin d’année

« Les investissements d’Intel pour assurer la continuité de la loi de Moore sont au cœur de ce que nos équipes ont réussi à accomplir avec ces nouveaux processus », peut-on lire dans le communiqué de presse diffusé par Intel. Les processeurs basés sur la microarchitecture Broadwell pourront équiper des serveurs, des ordinateurs personnels, des terminaux mobiles (tablettes, smartphones) et divers objets connectés. La première génération de ces puces, les Core M, sortira pour les fêtes de fin d’année. Il s’agira de processeurs basse consommation destiné aux tabletteshybrides et PC ultraportables. Intel n’a pas communiqué sur les fréquences d’horloge disponibles et les prix de ces puces. Pour voir les processeurs Broadwell plus performants, il faudra attendre 2015. L’Intel Developer Forum qui se tiendra du 9 au 11 septembre à San Francisco sera sans doute l’occasion d’en apprendre un peu plus.

Par Marc Zaffagni, Futura-Sciences

 

Lettre ouverte à François Hollande de Jacques Sapir

Monsieur le Président de la République,

Notre pays connaît, depuis maintenant plusieurs années, une crise profonde, qui ne cesse de s’approfondir. Les derniers chiffres, désastreux, publiés par l’INSEE le confirment. Avec une croissance à 0% pour les 6 premiers mois de l’année, la situation est objectivement grave. Cette crise ne disparaîtra pas tant que l’on n’aura pris les mesures nécessaires en ce sens. Ces chiffres apportent un démenti aux diverses déclarations et proclamations que vos gouvernements, et vous même, avaient fait depuis mai 2012. Il n’y a nulle inversion de la courbe du chômage et vous passerez pour l’Histoire comme le Hoover français, attendant la croissance à chaque carrefour. Il faut reconnaître la vérité. La France est aujourd’hui au bord de la déflation, et cette dernière entraînera une récession encore plus profonde, avec plus de chômage et plus de misère pour la population. Cette crise a aussi des conséquences politiques importantes. Elle va limiter de plus en plus vos marges de manœuvres politiques. Au-delà, l’impopularité qui vous frappe, et qui n’est pas imméritée, met en cause votre légitimité et votre capacité à exercer la fonction présidentielle.

Le résultat d’erreurs tant stratégiques que tactiques

Cette crise est en partie le produit d’erreurs qui ont été commises tant par le gouvernement de François Fillon, que par celui de Jean-Marc Ayrault, et désormais de Manuel Valls. Il y eut tout d’abord une erreur stratégique, qui fut de croire que l’on pouvait réduire les déficits avec une faible croissance et une inflation déclinante. Seule, la combinaison d’une croissance ET de l’inflation permet cela. Vous le savez (ou devriez le savoir). La dette ne se réduit que quand le déficit (exprimé en pourcentage du PIB nominal) est inférieur à la hausse de ce même PIB nominal. De même, une forte hausse de la croissance nominale entraîne mécaniquement la hausse des recettes fiscales, ce qui permet de réduire le déficit budgétaire. Regardez les chiffres : le déficit s’établira, au minimum, à 4% du PIB pour 2014. Avec une inflation de l’ordre de 0,5% ET une croissance réelle de l’ordre de 0,5% (en étant optimiste), il faudrait baisser les dépenses publiques de 3% du PIB pour arriver à une stabilisation de la dette. Le choc récessif que cela provoquerait tuerait l’économie française.

Cette erreur stratégique s’est doublée d’une erreur tactique. La croyance que la baisse des dépenses publiques nettes, que soit par la hausse des prélèvements ou par la baisse des prestations sociales, n’aurait pas d’impact sur la croissance était erronée. Cette erreur provient de la sous-estimation du multiplicateur des dépenses publiques, que l’on croyait de l’ordre de 0,5 alors qu’il était à cette époque compris entre 1,4 et 1,6. Une erreur subsidiaire, qui fut commise par François Fillon comme en son temps par Alain Juppé, fut de ne pas comprendre que la dégradation des retraites allait pousser les ménages à épargner plus, et donc à consommer moins, avec un choc négatif sur la croissance. Ces trois niveaux d’erreurs ont lourdement pesé sur la conjoncture économique de la France depuis 2011.

Face au drame qui se noue, vous croyez trouver une solution en faisant sauter la règle, inscrite depuis le Traité de Maastricht, des 3% de déficit. Si vous y arrivez, cela voudra dire que le poids de la dette, déjà élevé aujourd’hui, va continuer à rapidement augmenter. C’est un expédient de courte durée, Monsieur le Président ! Nous serons, un jour ou l’autre, rattrapé par les réalités. Cela aura aussi des conséquences profondes sur le fonctionnement de l’Union Européenne. Si vous n’y arrivez pas, si nos partenaires, lassés des tergiversations continuelles des gouvernements français successifs se refusent à remettre cette règle en cause, vous serez politiquement isolé. Que reste-t-il donc des espoirs engendrés par votre élection, de votre volonté de fédérer les pays d’Europe du Sud ? En fait, tout cela, vous l’avez gâché quand vous avez accepté de signer, avec un codicille ridicule, le pacte de stabilité. Monsieur le Président, en politique, le manque de courage se paye au prix fort.

La carcan de l’Euro.

Mais, la situation actuelle s’enracine, aussi, dans des causes plus profondes, au premier rang desquelles on trouve l’union économique et monétaire, ce que l’on appelle le « zone Euro ». La zone Euro oblige tous les pays à avoir le même taux d’inflation. Or, les conditions structurelles de l’économie française font qu’elle a un taux d’inflation « naturel », autrement dit le taux d’inflation compatible avec le plein emploi des facteurs de production, supérieur à l’économie allemande. Aussi, en quelques années se constitue un écart important de compétitivité entre les deux pays. Par ailleurs, le taux de change de l’Euro convient à l’Allemagne mais pas à la France. Si la France veut avoir un taux d’inflation égal à l’Allemagne, elle devra avoir une croissance très inférieure à sa « croissance potentielle ». Or, ceci implique aussi un faible investissement et par conséquent une perte de compétitivité cette fois par le biais du progrès technique et non plus seulement par celui des prix. De plus, est clair que les relations entre la France et l’Allemagne vont se dégrader car ces deux pays ont des besoins opposés en matière de politiques économiques, mais aussi démographiques. L’Allemagne, dont la population décroit, peut se permettre d’avoir une faible croissance. Le PIB par habitant augmentera toujours plus rapidement que le PIB. Pour la France, si elle veut que son PIB par habitant augmente, elle doit avoir, elle, une forte croissance. L’incompatibilité des besoins en politiques économiques de ces deux pays condamne la zone Euro, ou condamne l’un à subir la politique de l’autre. Cette situation porte en elle le risque de nouveaux conflits en Europe. Vous qui vous faites souvent emphatique lors des commémorations du centième anniversaire de la guerre de 1914-1918, vous devriez en avoir conscience. L’Euro tue la France, mais il tuera l’Europe aussi.

De tout cela, vous fûtes informé dès l’été 2012. Mais, vous avez cru possible de finasser alors que les problèmes exigeaient de vous décision et courage. Encore une fois, en politique, le manque de courage se paye au prix fort.

Regardez la réalité en face.

Nous voici devant la question essentielle : faut-il rester dans la zone Euro ? Le seul argument qui vous reste est politique. Vous prétendez que la fin de l’Euro signifierait la fin de l’Union Européenne. Mais, l’UE agonise sous nos yeux. Où était-elle quand il fallu intervenir au Mali ? Où est-elle quand il s’agit d’apporter une aide militaire décisive à la région autonome du Kurdistan ? Nous nous retrouvons seuls, comme toujours, ou avec des alliés qui n’ont rien à voir avec l’UE, pour gérer ces crises. Pourtant, pour faire face à ces crises nos forces diminuent, et ceci en grande partie du fait des conséquences de l’Euro mais aussi des politiques qui furent choisies pour, dit-on, « sauver » la zone Euro. Notre économie décline, notre industrie s’effondre. Nos forces armées sont dans un état de dénuement tragique. Monsieur le Président, il vous faut regarder les réalités en face. Même si elles sont déplaisantes, même si elles impliquent que certaines des choses dans lesquelles vous aviez beaucoup investit se révèlent fausses, vous ne pouvez faire l’économie d’un examen de conscience. Vous avez voulu la position qui est aujourd’hui la vôtre. Vous vous êtes employé, depuis des années, à l’atteindre. La chance est venue à l’aide de votre ambition, et vous avez été élu Président de la république. Cette position implique, elle exige même, que vous soyez prêt à vous libérer des fragments morts de votre idéologie.

Des choix radicaux.

Monsieur la Président, la gravité de la situation exige de vous des actes graves, des actes décisifs. Vous devez reconnaître que le gouvernement Valls est un échec, et en tirer les conséquences. Vous devez, surtout, mettre sans délai l’Allemagne devant ses responsabilités. Aucun pays ne peut, au sein d’une union économique et monétaire, avoir l’excédent structurel qui est le sien. Il lui faut donc soit sortir de l’UEM soit prendre acte du fait que c’est la France qui sortira de la zone Euro, solution la plus probable. Soyez-en sur, nous ne sortirons pas seuls. A peine l’annonce de notre sortie, et ceci peut se faire très rapidement, vous le savez bien, rendue publique, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Belgique annonceront qu’ils nous imitent. La Grèce suivra rapidement. L’éclatement de la zone Euro rendra possible à la voix de la France de se faire de nouveau entendre. Un accord de co-fluctuation des changes pourra être signé avec certains de ces pays. La dévaluation qui se produira, tant par rapport à la zone Dollar que par rapport à l’Allemagne, redonnera les forces nécessaires à l’économie française pour faire face aux défis du XXIe siècle.

Monsieur la Président, vous pouvez encore reprendre la main, mais vous ne le pourrez pas très longtemps. Vous avez le choix. Soit, ayant nommé un nouveau gouvernement et surtout un nouveau Premier Ministre, un homme décidé mais aussi un homme d’expérience, vous prenez la décision de confronter l’Allemagne aux réalités, et de sortir de l’Euro. Par ce geste, vous pourriez redevenir le dirigeant clef de l’Europe du Sud. Soit, pour éviter le marasme où vous vous enfoncez chaque jour un peu plus, reconnaissez votre échec et démissionnez. Il y aurait de la grandeur à prendre sur vous la responsabilité des échecs depuis mai 2012. Mais sachez, en tout état de cause, que si vous ne faites ni l’un ni l’autre, vous êtes condamné à une impopularité toujours plus grande, à une perte de légitimité toujours plus profonde qui mine votre fonction et à travers elle la République, et – au mieux – à un départ sous les huées.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments attristés mais farouchement républicains.

 

Jacques SAPIR

Croissance nulle : Manuel Valls appelle à « ne pas baisser les bras »

« Je dois la vérité aux Français : la situation est difficile. » Dans un entretien accordé à France 2, vendredi 15 août, le Premier ministre, Manuel Valls, a appelé à « ne pas baisser les bras », malgré les mauvais chiffres de l’économie française. Selon les chiffres publiés jeudi par l’Insee, la croissance a été nulle au premier et au deuxième trimestre. Evoquant « un ralentissement de la croissance », le chef du gouvernement a toutefois estimé que « le cap doit rester le même ».

« L’effort que les Français font produira des effets »
« Il ne s’agit pas de zigzaguer, il s’agit d’avoir du sang-froid, de tenir bon, et de mettre en œuvre une politique qui doit créer de la richesse et de l’emploi », a insisté Manuel Valls à Toulon (Var), en marge des cérémonies commémorant le débarquement en Provence. « L’effort que les Français font produira des effets. Il faut poursuivre sur notre voie », a-t-il conclu.

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La France, championne des maths : un maillage de têtes chercheuses

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Notre pays possède l’une des meilleures écoles de mathématiciens au monde. Issue d’une tradition qui remonte à Condorcet et Laplace, cette école allie la continuité historique à une vitalité persistante. Analyse des raisons de ce succès hexagonal, à la veille du Congrès international de mathématiques, qui se tient à Séoul à partir du 13 août.

Cela se sait peu, mais les mathématiques françaises ont la réputation d’être parmi les meilleures du monde. John Ball, professeur à l’université d’Oxford, estime dans un point de vue récent que la France « occupe peut-être le second rang, devancée seulement par les États-Unis, voire le tout premier si l’on se rapporte à la taille de sa population ». Un classement établi par Science Watch, émanation de l’agence de presse canadienne Thomson Reuters, situe la France à la deuxième place mondiale pour les mathématiques sur la décennie 1998-2008, juste après les États-Unis, et à la troisième en 2011, la Chine s’étant intercalée entre les deux leaders précédents.

Si l’on se réfère au palmarès de la médaille Fields, la plus haute récompense en mathématiques, la France n’est devancée que par les États-Unis, et de justesse. Considérée comme l’équivalent du prix Nobel (qui n’existe pas dans la discipline), la médaille Fields consacre, à chaque édition, entre deux et quatre lauréats, qui doivent être âgés de moins de quarante ans. Elle a été attribuée pour la première fois en 1936, puis tous les quatre ans à partir de 1950. Sur 52 lauréats au total, on compte onze Français (l’un d’eux, Alexandre Grothendieck, apatride mais vivant en France lorsqu’il a obtenu la récompense, en 1966, a été naturalisé en 1971). Les États-Unis ont fait à peine mieux, avec douze lauréats, et un effectif de mathématiciens professionnels cinq à dix fois supérieur.

 

Cédric Villani reçoit la médaille Fields en 2010 à Hyderabad, en IndeCédric Villani reçoit la médaille Fields en 2010 à Hyderabad, en Inde © Reuters/Stringer/india

 

Les prochaines médailles Fields seront annoncées lors du Congrès international des mathématiciens (ICM), qui doit s’ouvrir le 13 août 2014 à Séoul. Des milliers de spécialistes du monde entier assisteront à des conférences sur les développements récents des mathématiques, depuis les domaines les plus abstraits de l’algèbre et de la théorie des nombres jusqu’aux équations qui permettent de décrire les tourbillons océaniques ou la croissance d’une tumeur cancéreuse. Ce congrès, la plus importante manifestation de la discipline, se tient tous les quatre ans depuis 1900 (le premier a eu lieu en 1897 à Zurich). Selon des rumeurs qui circulent sur Internet, sans fondement fiable mais qui expriment le sentiment d’un certain nombre de mathématiciens, la France pourrait enrichir son palmarès en 2014. Signe des temps : les pronostics mentionnent des noms de mathématiciennes (pas seulement françaises), alors qu’aucune femme n’a été couronnée jusqu’ici.

En 2010, le congrès s’est tenu à Hyderabad, au sud de l’Inde. Il y a eu quatre médaillés Fields, dont deux Français, Ngo Bau Chau (qui est aussi vietnamien) et Cédric Villani, aux styles et aux domaines de recherche très différents. Le premier a démontré un « lemme fondamental » qui établit un lien entre la théorie moderne des nombres et une approche géométrique (lire les explications – assez ésotériques – de Ngo Bau Chaudans La Recherche). Cédric Villani, lui, a travaillé sur des problèmes liés à la physique statistique, comme déterminer la vitesse à laquelle se produit le retour à l’équilibre des particules en mouvement dans un gaz. Villani est aussi un ardent défenseur de sa discipline auprès du grand public (il s’y emploie dans le film Comment j’ai détesté les maths).

Le palmarès des médailles Fields n’est pas le seul indicateur de la vitalité de l’école française de mathématiques. Un autre est fourni par le choix des conférenciers invités au congrès international. Ce choix est effectué par des comités formés de mathématiciens de premier plan. Habituellement, la France est représentée par un contingent important d’orateurs. À Séoul, sur les quelque 200 conférenciers attendus, 35 viennent d’universités ou d’instituts de recherche français, ce qui fait de la représentation française la plus importante à l’exception de celle des États-Unis – loin devant les autres pays d’Europe ou d’Asie.

Un troisième indice de la vitalité des mathématiques françaises est leur diversité. Certains chercheurs travaillent sur des domaines très abstraits, à l’instar de Ngo Bau Chau. D’autres s’intéressent davantage à des problèmes issus de la physique. C’est le cas de Cédric Villani, ou encore de Laure Saint-Raymond, professeure à l’École normale supérieure (ENS), qui donnera à Séoul une conférence portant notamment sur des questions d’hydrodynamique. « Je travaille à l’interface entre maths et physique, et je suis inspirée par les problèmes qui viennent de la physique, explique-t-elle. Je ne suis pas fixée sur un sujet particulier, un problème peut me conduire à un autre, j’aime l’idée que la recherche est le fruit du hasard. »

Laure Saint-Raymond.Laure Saint-Raymond. © DR

Elle observe aussi que « l’école française couvre un large spectre ». Ce que confirme Michael Harris, mathématicien américain installé en France. Spécialiste de la théorie des nombres, Harris est lui aussi invité à Séoul. « La France est avec les États-Unis le seul pays où tous les domaines des mathématiques sont représentés à très haut niveau », remarque-t-il.

Quatrième aspect qui illustre le succès des mathématiques françaises : la place exceptionnelle de Paris, qui concentre un nombre considérable d’organismes de recherche dans la discipline. Cela en fait une sorte de capitale des maths séduisant les chercheurs étrangers. Entre autres hauts lieux, l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, l’institut Henri-Poincaré et l’Institut de mathématiques de Jussieu, qui détient le record mondial quant à l’effectif de matheux dans un organisme spécialisé. Au total, un tiers des mathématiciens français travaillent à Paris ou en région parisienne. « Si l’on regarde tout ce qui existe à Paris, il y a une offre exceptionnelle, inégalée dans le monde, souligne Laure Saint-Raymond. Cela permet un brassage entre les thèmes de recherche et les personnalités. »

« Le milieu mathématique n’est pas très mandarinal »

Michael Harris en sait quelque chose. Marié à une Française, il s’est installé à Paris en 1994 et enseigne à l’université Paris 7. Il est aussi chercheur à l’Institut de mathématiques de Jussieu. « Mon directeur de thèse à Harvard était un habitué de l’IHES, où il venait régulièrement »dit-il. L’Institut des hautes études scientifiques (IHES), institut de recherche situé à Bures-sur-Yvette dans l’Essonne, a compté et compte toujours d’illustres mathématiciens d’origine étrangère, comme les Belges Jean Bourgain et Pierre Deligne, ou le Russe Maxim Kontsevich, qui possède la double nationalité (tous trois sont lauréats de la médaille Fields).

Malgré la concentration parisienne, la France n’a pas de « désert mathématique » : toutes les grandes villes universitaires possèdent au moins un centre de qualité, assurant le maintien d’un vivier de mathématiciens à l’échelle du pays. Cette situation favorable est due à une stratégie de recrutement particulière, organisée par la communauté mathématique française. « Selon une règle non écrite, mais appliquée la plupart du temps, un jeune mathématicien n’est pas recruté pour son premier poste à l’endroit où il a fait sa thèse, explique Olivier Lafitte, polytechnicien et professeur à l’université Paris 13. Et il n’est pas non plus nommé professeur là où il a eu son premier poste. Il y a donc une mobilité organisée, contrairement à d’autres disciplines où les gens restent en place pendant des décennies. Cette pratique a deux avantages. D’une part, elle limite le risque que des mandarins s’entourent de personnes qu’ils ont choisies selon des critères pas nécessairement scientifiques. Lorsqu’un jeune chercheur postule pour un poste de maître de conférences, il ne bénéficie pas de l’avantage d’être déjà connu par les membres du comité de sélection, on peut donc penser qu’il est choisi sur sa valeur, qu’il y a moins de favoritisme. L’autre avantage est que ce mode de recrutement permet de répartir les mathématiciens dans tout le réseau national des universités. On fait en sorte que dans chaque université, il y ait au moins un mathématicien de valeur. »

 

Fronton de l'ENS ULMFronton de l’ENS ULM © Jastrow

 

Ce principe de mobilité est aussi en vigueur au département de mathématiques de l’École normale supérieure, explique Laure Saint-Raymond : « Personne n’est permanent, tous les enseignants sont de passage. J’ai un poste de professeur à Paris 6 et je suis venue en 2007 pour dix ans à l’ENS, où je fais tout mon service d’enseignement et toute ma recherche. Venir ici a été une chance incroyable. C’est une toute petite structure, je peux rencontrer des chercheurs qui ne font pas les mêmes mathématiques que moi. Cette mobilité, spécifique aux maths, permet beaucoup de brassage propice à de nouvelles idées. Il y a une très grande liberté. Le milieu mathématique n’est pas très mandarinal. »

Une autre caractéristique intéressante du recrutement des mathématiciens français est qu’il se fait à un âge sensiblement plus jeune que dans les autres disciplines scientifiques. En biologie, les jeunes docteurs doivent systématiquement effectuer un « post-doc » à l’étranger, et parfois deux ou davantage, avant d’obtenir un poste. De plus, dans les disciplines expérimentales, la thèse s’appuie sur des « manips » qui demandent un temps incompressible.

« En mathématiques, il n’y a pas besoin d’attendre l’âge de 30 ans avant d’avoir un premier poste, poursuit Laure Saint-Raymond. On peut être professeur à 31 ou 32 ans – je l’ai été moi-même à 26 ans. De plus, le CNRS a un effet positif, car il permet à des chercheurs en début de carrière de faire peu d’enseignement et de se consacrer à la recherche. C’est sans doute l’un des avantages de la France dans la compétition internationale. En Allemagne, par exemple, les carrières commencent plus tard. »

Pour la médaille Fields, comme pour d’autres prix moins connus, il y a une limite d’âge. La précocité des carrières est un atout, même si elle n’est pas suffisante pour produire une recherche de valeur.

 

Jean-Pierre Serre © Myriam TouatiJean-Pierre Serre © Myriam Touati

 

Cet avantage français risque cependant de s’amoindrir en raison des contraintes budgétaires actuelles : à la restriction des postes s’ajoutent des salaires qui rendent les carrières de moins en moins attractives. Un chercheur CNRS débutant, après huit années d’études supérieures, gagne environ 1 800 euros par mois, et peut espérer 5 000 euros net au sommet de sa carrière. Les salaires sont beaucoup plus élevés en Suisse, en Allemagne, en Grande-Bretagne, et ils peuvent être trois ou quatre fois supérieurs aux États-Unis. Sans parler du fait que les mathématiques ouvrent la voie à des carrières nettement plus lucratives que celle de la recherche, par exemple en finance ou en informatique.

Ces effets ne se sont cependant pas trop fait sentir jusqu’ici. La réussite française en mathématiques contraste avec leur image parfois négative aux yeux du public. L’échec pédagogique de l’enseignement des maths au collège ou au lycée est régulièrement dénoncé, tout comme le rôle excessif dévolu à la discipline dans la sélection scolaire. On l’a aussi accusée d’avoir contribué à la crise financière de 2008 en permettant la création d’outils financiers opaques.

Pourtant, si la détestation des maths tend à devenir une mode culturelle, elle n’empêche pas l’existence d’une communauté de mathématiciens professionnels qui semble peu affectée par la sinistrose et le pessimisme ambiants. « Jusqu’au XVIIIe siècle, les mathématiques étaient plus un hobby qu’une profession, observe Olivier Lafitte. On pourrait dire que le point fort des mathématiciens est d’avoir fait de leur hobby un métier. Beaucoup d’entre eux considèrent ce métier comme un plaisir. C’est l’une des rares professions dans lesquelles on ne se plaint pas de son travail. »

«Les États-Unis importent beaucoup de leurs scientifiques»

Comment expliquer la réussite française en mathématiques, que l’on ne retrouve pas au même niveau dans les autres disciplines scientifiques ? Premier constat : elle n’est pas corrélée au niveau moyen des lycéens, qui ne sont pas particulièrement brillants en mathématiques dans notre pays. L’enquête Pisa 2012, portant sur des élèves de 15-16 ans de 65 pays, dont les 34 de l’OCDE, place la France à une médiocre 25e place, juste devant le Royaume-Uni, mais loin derrière la Chine (premier), la Corée, le Japon, la Suisse, le Canada ou l’Allemagne. À noter que les États-Unis sont encore plus mal classés que la France, à la 36e place.

C’est donc surtout la formation après le baccalauréat et l’entrée dans la carrière de chercheur qui déterminent l’émergence de mathématiciens professionnels susceptibles de briller sur la scène internationale. Mais il n’y a pas de recette universelle pour y parvenir. Si l’on compare les deux pays leaders, les États-Unis et la France, on est frappé par le fait que la méthode américaine pour obtenir des mathématiciens de haut niveau est, presque point par point, à l’opposé du système français.

Ce dernier repose sur une filière d’excellence très centralisée et très homogène, fondée sur une sélection par les maths et construite sur l’axe classes préparatoires-grandes écoles, principalement les écoles normales supérieures (on reviendra plus en détail sur cette filière dans le deuxième volet de cette série). Ce système est issu d’une tradition qui remonte au XVIIIe siècle, et qui met l’accent sur une vision mathématicienne du monde. En un sens, tous les mathématiciens français descendent de Lagrange et deLaplace.

Pierre-Simon de Laplace (portrait posthume de 1842).Pierre-Simon de Laplace (portrait posthume de 1842).© DR

 

Les États-Unis n’ont pas de filière spécifique comparable à nos classes préparatoires et à nos grandes écoles d’ingénieurs. Les universités américaines sont très diverses et dispersées dans tout le pays, de New York et Boston à San Francisco et Los Angeles. La tradition pédagogique ne valorise pas particulièrement les mathématiques pures et, plus qu’en France, met l’accent sur la physique, les sciences de l’ingénieur et les applications. De plus, les universités font très fortement appel au recrutement étranger, en particulier au niveau du doctorat ou au cours de la carrière de chercheur.

L’analyse de l’échantillon, pourtant restreint, des médailles Fields est révélateur. Ainsi, parmi les douze médaillés Fields américains, on trouve d’anciens étudiants de Berkeley, Harvard et Princeton, mais aussi des universités Brandeis et Columbia, de celle de Chicago comme de celle du Michigan. Tous les lauréats français, sans exception, sont passés par l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. Alexandre Grothendieck, qui n’a pas passé le concours, n’en a pas moins suivi les séminaires d’Henri Cartan à l’ENS. Certes, ce monopole n’est pas absolu, car les étudiants normaliens font une partie de leurs études dans les différentes universités françaises, voire à l’étranger. Mais l’armature de leur formation est assurée par l’ENS.

Le contraste entre la France et les États-Unis apparaît très nettement dans le groupe des mathématiciens invités à donner une conférence lors du prochain congrès de Séoul, d’après une étude réalisée par Martin Andler, professeur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Sur les 206 conférenciers venus d’une trentaine de pays, 35 travaillent en France. Soit le deuxième contingent après les États-Unis qui se taillent la part du lion, avec 73 orateurs à Séoul (le Royaume-Uni en a 16, l’Allemagne 11, et tous les autres pays moins d’une dizaine). Mais sur les 35 orateurs venus d’instituts français, une trentaine sont nés en France et y ont fait leurs études. À l’inverse, seuls 26 conférenciers sur les 206 sont nés aux États-Unis, alors que 73 y travaillent et que 84 y ont fait leur doctorat. L’apport étranger joue donc un rôle majeur aux États-Unis, alors qu’il est très minoritaire en France.

« La force des États-Unis réside dans leur capacité à faire venir les meilleurs, notamment au niveau du doctorat, du “post-doc” ou au cours de leur carrière de chercheur, observe Martin Andler. Comme ils importent beaucoup de leurs scientifiques, ils peuvent en partie se dispenser de les former, du moins au début du cursus universitaire. »

Dans la jeune génération de mathématiciens étrangers venus en France, on peut citerArtur Avila, brésilien de naissance, naturalisé français, en qui certains voient un prochain médaillé Fields. Directeur de recherche au CNRS, déjà lauréat de plusieurs prix importants, il était l’un des orateurs au congrès d’Hyderabad, en 2010.

Jean-Christophe Yoccoz, médaille Fields en 1994.Jean-Christophe Yoccoz, médaille Fields en 1994. © P. Imbert/Collège de France

 

Si notre système est assez ouvert aux échanges avec l’étranger, il n’en reste pas moins que la France assure l’essentiel de la formation de ses mathématiciens. Les écoles normales supérieures, surtout celle de la rue d’Ulm, et dans une moindre mesure l’École polytechnique, sont la colonne vertébrale de cette formation. Ce système très élitiste et peu ouvert socialement a aussi les qualités de ses défauts : sa tendance conservatrice lui a permis de préserver la grande tradition mathématique française, de s’en nourrir et parfois de la renouveler.

Cette tradition remonte aux Lumières et à la Révolution, notamment avec Condorcet et D’Alembert, et s’épanouit à l’orée du XIXe siècle, avec Lagrange, Monge, Laplace, Legendre, Fourier, Poisson, Cauchy, Galois… Dans cet essor, les grandes écoles scientifiques jouent un rôle central. Pendant les deux premiers tiers du XIXe siècle, c’est Polytechnique, fondée en 1794 par Gaspard Monge et Lazare Carnot, qui a la première place, avant de passer le relais à l’École normale supérieure.

L’influence considérable du groupe Bourbaki

« L’École polytechnique a joué un rôle extraordinaire pendant la première partie du XIXe siècle, rapporte Martin Andler. Elle est devenue une université scientifique de premier plan, en dépit de sa finalité originelle qui était de former des ingénieurs. Vers la fin du XIXe siècle, l’École normale supérieure, devenue le principal pourvoyeur de scientifiques de premier plan, a progressivement délaissé son rôle initial de formation de professeurs de lycées. À la fin du XIXe siècle, beaucoup de grands mathématiciens, comme Émile Borel, Henri-Léon Lebesgue, René-Louis Baire ou Jacques Hadamard, grand nom de la théorie des nombres, sont entrés à Normale sup’ – à l’exception notable d’Henri Poincaré, polytechnicien. »

André Weil © DRAndré Weil © DR

Au début du XXe siècle, Paris est déjà une grande ville mathématique. Mais la Première Guerre mondiale décapite la recherche française, produisant une hécatombe dans la jeune génération d’étudiants scientifiques, en particulier chez les élèves de l’École normale supérieure. Plus d’un quart des normaliens des promotions scientifiques de 1901 à 1917 sont morts à la guerre, et de nombreux autres ont été blessés ou dans l’incapacité de se consacrer à la recherche.

L’Allemagne, qui a mieux préservé ses élites intellectuelles, reprend alors le flambeau des mathématiques. Dans les années 1920, la révolution des fondements des mathématiques se fait en Allemagne, sous l’impulsion de Georg Cantor, créateur de la théorie des ensembles, et de David Hilbert. Après la Première Guerre mondiale, l’université française n’a plus de génération intermédiaire : il ne reste que les plus âgés et les jeunes. « Le mathématicien André Weil (frère de la philosophe Simone Weil), entré à 16 ans à l’École normale supérieure en 1922, raconte que les jeunes chercheurs de son époque ont eu l’impression de se trouver face à un vide sidéral », dit Martin Andler.

De manière inattendue, cette situation permettra de refonder l’école française de mathématiques. Autour d’André Weil, de jeunes normaliens tels Jean Dieudonné, Henri Cartan et Claude Chevalley forment le groupe Bourbaki. Le nom de Nicolas Bourbaki désigne un mathématicien imaginaire qui, à partir des années 1930, commence à produire les Éléments de mathématique (sans “s”, pour signifier l’unité de la discipline), monumental traité censé couvrir l’ensemble des connaissances. Cette approche fondée sur une grande rigueur et un formalisme poussé à l’extrême, au détriment de l’intuition, aura une influence considérable, en France et dans le monde. 

Le groupe Bourbaki a récupéré l’héritage de Cantor et Hilbert et remis les mathématiques françaises au premier plan. Il a aussi cristallisé la suprématie de l’École normale supérieure. Les membres du groupe Bourbaki totalisent cinq médailles Fields : Laurent Schwartz (lauréat en 1950), Jean-Pierre Serre (1954), Alexandre Grothendieck (1966), Alain Connes (1982) et Jean-Christophe Yoccoz (1994). Mais l’apogée de l’influence du bourbakisme se situe dans les années 1960-70, et décline ensuite. Les lauréats les plus récents de la médaille Fields ne sont pas bourbakistes.

L’École normale supérieure, elle, est restée au premier plan, et a parfois même contribué à renouveler des domaines dédaignés par le groupe Bourbaki. Un exemple frappant est celui de la théorie des probabilités. Les mathématiciens français s’y sont intéressés depuis le XVIIe siècle, avec Pascal et Fermat, mais l’ont exposée en termes intuitifs, sans formalisme strict.

 

Le premier volume du traité de Bourbaki.Le premier volume du traité de Bourbaki. © DR

 

« La formulation rigoureuse de la théorie des probabilités a été établie par le mathématicien russe Andreï Kolmogorov, en 1933, explique Jean-François Le Gall, professeur à l’université Paris-sud Orsay. Kolmogorov s’est appuyé sur la théorie de la mesure qui avait été élaborée au début du siècle par Émile Borel et son élève Henri Lebesgue. En France, un autre fondateur de la théorie des probabilités a été Paul Lévy. Ses travaux sont majeurs. Mais ils n’ont pas été reconnus immédiatement car Lévy faisait des probabilités “à l’ancienne”, loin du formalisme de Bourbaki. Son influence a été tardive. »

Dans les années 1970-80, l’école française de probabilités est montée en puissance.« Elle doit beaucoup à deux mathématiciens, Jacques Neveu (qui a dirigé le Laboratoire de probabilités de l’université Paris 6 à partir de 1980) et Paul-André Meyer (qui était à Strasbourg) », précise Jean-François Le Gall, qui a été lui-même chercheur au laboratoire de Paris 6 avant de devenir professeur à l’École normale supérieure, en 1997. Il semble qu’il ait converti un certain nombre de brillants normaliens aux probabilités. Il a dirigé la thèse de Wendelin Werner, devenu en 2006 le premier probabiliste médaillé Fields, notamment pour des travaux sur le mouvement brownien, qui prolongent par certains aspects ceux de Paul Lévy.

MICHEL DE PRACONTAL - mediapart.fr

Paradoxe : Paul Lévy a fait sa thèse sous la direction d’Hadamard, qui fut aussi le professeur d’André Weil, le chef de file du mouvement bourbakiste. Hadamard est, intellectuellement, l’« ancêtre commun » à la lignée de Weil et à celle qui aboutit à Werner. Un lien historique et social unit les probabilités « à l’ancienne » à leur version contemporaine : l’École normale supérieure, alma mater de Hadamard, Borel, Lebesgue, Le Gall et Werner. Une école dans laquelle nous entrerons dans le prochain volet de cette enquête

J’aimerais dire ici à Jean – Luc Mélenchon combien il avait raison.

 Quelques commentaires de lecteurs suite à l’article de médiapart ; »

Le gouvernement tétanisé par le scénario noir de la rentrée

de Martine Orange

 

 

 

 

crise sur gateau

Quoi d’étonnant ? Vallsperlipopette !

Les Français on voulu une politique de gauche et François Hollande nomme un crypto libéral à Matignon qui n’a jamais fait d’économie, de finances, … juste de la com’.

Ca marche un moment la com’

C’est juste bon pour l’évènementiel ou le marketing, avec ses limites.

Si la com’ est capable de vendre un mauvais produit, elle est incapable de transformer ce mauvais produit en un bon produit.

C’est tout le problème de Hollande avec Valls.

Valls ne sert à rien en politique.

Il excelle dans le superficiel.

S’il est capable de faire prendre des vessies pour des lanternes, il doit chercher un coupable quand le moment vient d’allumer les lanternes ; ou détourner l’attention de l’opinion sur un danger qui la guetterait…

On n’a jamais vu la com’ faire reculer le chômage ou relancer l’économie.

En revanche, pour semer la panique, engendrer des frustrations et des problèmes, ou créer des conflits, c’est efficace (voir Gaza, manifestations pour Gaza, etc.)

Hollande a le choix.

Soit il garde Valls pour soit-disant rassurer les marchés et mécontenter son opinion,

soit il renvoie Valls pour nommer un(e) premier(e) ministre de gauche capable de mobiliser l’opinion, lui redonner confiance dans l’avenir et la défense des droits sociaux, ce qui est le facteur principal nécessaire pour relancer une économie.

Le président en vacances dans une telle ambiance, n’a peut être pas choisi le meilleur endroit :

Ah! Ça ira! Ça ira! Ça ira!

Hollande est à la Lanterne

Ah! Ça ira! Ça ira! Ça ira!

Hollande, Valls te perdra!

Trois cents ans qu’ils nous promettent
Qu’on va nous accorder du pain.
Voilà trois cents ans qu’ils donnent des fêtes
Et qu’ils entretiennent dans catins!
Voilà trois cents ans qu’on nous écrase
Assez de mensonges et de phrases!
On ne veut plus mourir de faim!!!

refrain

Voilà trois cents ans qu’ils font la guerre
Au son des fifres et des tambours
En nous laissant crever de misère.
Ça ne pouvait pas durer toujours…
Voilà trois cent ans qu’ils prennent nos hommes
Qu’ils nous traitent comme des bêtes de somme.
Ça ne pouvait pas durer toujours!

refrain

Le châtiment pour vous s’apprête
Car le peuple reprend ses droits.
Vous vous êtes bien payé nos têtes,
C’en est fini, messieurs les rois!
Il faut plus compter sur les nôtres:
On va s’offrir maintenant les vôtres,
Car c’est nous qui faisons la loi!…

Hélas, les médias télévisés et certaines presses ont mis en exergue M Le Pen et par ricochets certainement les pauvres gens se sont rabattus sur un discours xénophobe propice à une situation économique exploitée par un fou furieux comme Hitler par exemple ! Monsieur Mélenchon avec son intégrité intellectuelle ne s’est pas soumis aux médias ! LES MEDIAS LUI ONT FAIT PAYE . L’information est capitale, elle devient un instrument dangereux quand elle n’a pas d’impartialité ! Monsieur MELENCHON NE NOUS AURAIT PAS CONDUIT DANS CE MERDIER QUI VA DEVENIR HISTORIQUE !

Ah merci parce que franchement des discours tels que « on ne peut rien faire c’est mondial…! » Ras le bol ! C’est le degré zéro de l’intox ! Regardez les résultats suite à la baisse des charges faite aux entreprises, le MERDEF est en train de faire un doigt au gouvernement ! Le politique À le choix mais il tiens beaucoup trop compte de ses intérêts au lieu des intérêts du peuple. 

La radicale : dissolution.

La sociale : remplacement de Valls par Mélenchon.

La pas banale : Fabius Premier Ministre.

La fatale : Valls aux Affaires Étrangères.

La Royale : en 2017.

Je ne vous cache pas que ma préférence va à la sociale, c’est même une évidence pour nombre d’entre-nous, qui connaissons le Programme l’humain d’abord et son Porte- Parole.

Il faut que le Président invite Mélenchon à la lanterne, qu’il fassent la paix, qu’ils parlent de la France qu’ils aiment l’un comme l’autre.

Il attend votre appel, Monsieur le Président, j’en suis certaine.

 

Ce qui me déglingue, c’est que l’analyse du FG sur les résultats de la politique menée par le gvt était juste. Résultats, c’est Le Pen qui grimpe.

Déprimant.

Vous connaissez le dicton : il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Maintenant, le tout est de savoir quelle forme prendra cette cohabitation de gauches à la tête de l’exécutif. Et surtout comment appliquer l’entièreté de notre programme Rouge&Vert dans toute son étendue solidaire et humaniste. 

Je pense que nous devons vivre cette grande traversée de turbulences des marchés annoncée par la gauche de la gauche pour deux raisons supplémentaires. La première parce que les autres pays européens seront attentifs aux résultats obtenus dans le bon sens. La seconde pour ne JAMAIS regretter quoiqu’il advienne ce qu’il se produira en 2017.

 

Encore faut-il que les Français acceptent l’arrivée tambours battants du Front de Gauche à la tête du gouvernement. 

Sont-ils en accord avec le principe d’une renégociation de la dette et de ses intérêts pour financer la planification écologique ?

Un rêve pour certains, non :-) Une réalité pour tous peut-être oui :-)

Un cauchemard pour les capitalo-pollueurs et leurs larbins publicistes assurément : emballages et quantités des produits alimentaires simplifiés, bras de fer avec la FNSEA et la généralisation des cultures biologiques et biodynamiques, réquisitions locations de surfaces de constructions et de plantations, circuits courts prioritaires, interdiction des conserves en plastique, recyclage des déchets et transports en commun renforcés, campagne d’isolation thermique et phonique à prix coutant des logements de 10 millions de précaires, répertoire prefectoral de la demande d’activités, création d’1 million d’emplois, enquêtes sanitaires, procédures collectives, statut du lanceur d’alerte généraliste et spécialisé, filière de formation au démantèlement nucléaire et aux industries vertes, etc…

C’est une toute première étape. Il faut ensuite rendre le droit de vote obligatoire et proposer des cours civiques gratuits non-stop sur tous sujets à la demande. Il faut ouvrir des filières scolaires autogérées dans tous les établissements scolaires… , une réforme des prisons en créant des centres de probation-insertion. L’arrivée des médecines traditionnelles et alternatives dans tous les services des hôpitaux français.

Une augmentation du SMIC à 1700 €, les petites retraites et les minimas sociaux à 850€.

L’ouverture de bureaux d’embauche collectivistes, la surtaxe des produits inutiles, obsolètes et de luxe, la suppression de la taxe du pain bio. et sa gratuité à terme en nationalisant des boulangeries.

Ma traduction du programme l’humain d’abord.

Je continue…

La création de l’observatoire mondial de l’économie sociale solidaire, l’arrivée des premiers principes du matriarcat,  la constitution d’une armée verte et d’une police antifasciste.

La lutte pénale contre la fraude, création du métier de détective fiscal, etc…

Je pense que nous devons vivre cette grande traversée de turbulences des marchés annoncée par la gauche de la gauche pour deux raisons supplémentaires.

Il faudrait vraiment se débarrasser de ce tic qui consiste à parler de « la gauche de la gauche ». Si les mots ont un sens, cela signifie qu’on a une gauche (le PS) avec autre chose à sa gauche (le FdG).

Or le PS (Parti Servile) est tout sauf de gauche. Dire « la gauche de la gauche » entretient l’idée que le PS est toujours à gauche. Ce n’est plus le cas depuis assez longtemps, et de façon éclatante depuis 2012.

Disons donc plutôt (s’il faut en passer par ces ennuyeuses périphrases) « la gauche de gauche » pour désigner le FdG, et « la gauche de droite », ou « la droite complexée », pour le PS.

 

Mais comme Le Pen c’est du même tonneau, reste plus grand chose à se mettre sous la dent à part le …. FDG qu’on n’a pas encore essayé, mais qui au moins remet du social à la bonne place. Ca serait déjà ça.

Les patrons et ses opposants vont nous bassiner avec la peur de la fuite des capitaux (sont déjà partis depuis longtemps puisque certains n’investissent plus dans les entreprises, préférant acheter et revendre l’affaire au plus offrant), la peur d’investir, et blabla et blabla !

Bref, reste plus qu’à essayer.

En attendant, HOLLANDE doit dégager VALLS pour y placer, soit AUBRY soit ROYAL et ouvrir bien davantage sur l’aile gauche du PS, à moins que MELENCHON se sente de taille pour relever le défit. Après tout, il a fait bien plus que VALLS à ses primaires : 11 contre 6 %.

 

 

Mélenchon à obtenu plus de 11% à une élection présidentielle.

VALLS n’a eu que 5% lors d’une primaire interne d’avant élection. 

C’est rappeler combien Mélenchon est légitime au poste de Premier ministre !

 

Je ne vous cache pas que ma préférence va à la sociale, c’est même une évidence pour nombre d’entre-nous, qui connaissons le Programme l’humain d’abord et son Porte- Parole.

Il faut que le Président invite Mélenchon à la lanterne, qu’il fassent la paix, qu’ils parlent de la France qu’ils aiment l’un comme l’autre.

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Perso

Le sursaut ne viendra que du FDG avec Jean Luc Mélenchon

Ce n’est pas pour rien que tous les vendus à la Finance le craignent ainsi que tous les MÉDIAS TV et journaleux à leur bottes tant leur soupe et bonne ne cessent de le Démolir Pc y compris

Avec un vendu comme Pierre Laurent ..

 

Le problème, nous le savons bien, c’est que lorsque quelqu’un dit « mettez » du sang neuf, à qui s’adresse-t-il ?

A ces gouvernants qui réalisent 30 ans plus tard que le monde est différent de ce qu’ils en pensaient ? De là à leur faire prendre des initatives novatrices, à « inviter » leur pire ennemi au gouvernement, on peut toujours rêver ..

Oui, ND a de bonnes idées, un beau programme, de chouettes participants ou membres ou adhérents ou militants ou tout ce que vous voulez. Un truc m’intrigue néanmoins, comment se fait-il qu’il n’y ait jamais eu de lien entre eux et Mélenchon ?

Mélenchon Premier Ministre et un ou deux ND au gouvernement, d’excellents vrais économistes qui comprennent le monde à Bercy, je signe, j’applaudis, je vote pour !

Mais imaginez-vous un seul instant le président capable d’une telle chose ?

Ou alors les choses se passeraient dans l’autre sens ? (ah ce serait bien ..) : Mélenchon se propose, allié à des économistes qui n’auraient plus à être atterrés et commencerait un travail intelligent dénué d’interêts personnels, à Bercy, à un ministre du travail issu de ND (plus d’autres), à Madama Taubira qui pourrait peut-être enfin faire son travail sans entraves incessantes, à quelqu’un d’envergure dans le monde écologique (d’un parti ou pas) qui oeuvrerait réellement pour des mesures radicales pour stopper les règles éhontées sur l’agriculture « non naturelle » pour dire les choses ainsi ..

Autant dire tout de suite qu’assez rapidemement ce serait la VIe, enfin, qui se construirait …

Oh que ce serait bien ..

Signé : Alice au pays des merveilles

 

Comment pouvez-vous dire que Hollande aime la France?

Nous n’avons pas eu de président qui aime son pays depuis bien longtemps…

Il faut bien comprendre que leur pays n’est plus leur problème, ils le dissolvent dans l’Europe. Leur problème est de faire plaisir au vrai pouvoir: la finance, les Etats Unis, le CAC40, bref, les « marchés » devant lesquels ils tremblent…tout en se débrouillant pour être réélus.

Renier leurs engagements devant le peuple ne les ennuie pas, les renier devant l’UE et le monde les terrifie.

Il faut finir par en tirer des conclusions simples: ce sont des traîtres, dans le sens de « Haute Trahison ». Ils sabordent leur pays pour le bénéfice de ceux dont j’ai dressé la liste ci-dessus.

 

« François Mitterrand était mon père », affirme un jeune politicien suédois

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Hravn Forsne, 25 ans et candidat au parlement suédois, se revendique fils de François Mitterrand. Source photo : Moderaterna

Tonton à nouveau papa ? La « nouvelle » s’est répandue comme un traînée de poudre sur Twitter. Et c’est un jeune homme de 25 ans au nom bien viking qui en est à l’origine : Hravn Forsne, candidat aux législatives suédoises de septembre prochain. L’autoproclamé « fils de » s’est confié à l’hebdomadaire gratuit de la petite ville de Kungsbacka, dans laquelle il se présente pour le compte du parti de droite Moderaterna (« Les Modérés ») du premier ministre, Fredrik Reinfeldt.

« Je veux qu’on me juge pour ce que je suis et non pour ce qu’était mon père alors que je fais ma première campagne électorale. Mais, d’accord, c’est bien le cas : François Mitterrand était mon père », a affirmé Forsne, interrogé par le reporter Clas-Göran Sandblom. Et d’ajouter : « Je suis né à Paris et j’ai déménagé ici quand j’avais sept ans. » Il « a la politique dans le sang », titre le journal.

Kungsbacka_nytt, hebdomadaire gratuit local suédois, daté du 7 août 2014, l'entretient Hravn Forsne fait une double page. Crédit photo : Anders Forsström

Hravn Forsne (son prénom est tiré des sagas islandaises et signifie « corbeau ») affirme avoir « rencontré François Mitterrand cinq ou six fois. J’avais sept ans quand il est mort ». Sa mère, Christina Forsne, journaliste, avait déjà fait part de sa longue relation amoureuse avec l’ancien leader socialiste français dans un entretien au journal suédois Aftonbladet en 2012. La liaison aurait duré quinze ans. L’ancienne correspondante suédoise à Paris, auteure d’une biographie de François Mitterrand en 1996, avait toutefois refusé de révéler si l’ancien président était bien le père du fils qu’elle avait eu en 1988.

Après avoir fait carrière dans l’organisation de jeunesse du plus grand parti libéral de droite suédois, Hravn Forsne a siégé dans le conseil municipal de la ville de Kungsbacka, où il a grandi et vécu avec sa mère. Formé en science politique et droit, il a travaillé dans une agence de communication, mais dit toujours avoir été « passionné » par la politique, une particularité qu’il attribue à sa mère journaliste plutôt qu’à son père supposé.

Il n’a d’ailleurs « rien de socialiste »« Même si j’avais des dreadlocks au collège et que j’avais adhéré aux Syndicalistes [un syndicat suédois minoritaire d'extrême gauche] », précise-t-il.

Le parti Moderaterna promeut une vaste privatisation de la santé, de l’éducation et d’autres services publics aux niveaux local et régional. Une ligne bien éloignée de la politique de nationalisation menée pendant les premières années au pouvoir de l’ancien président français. Kungsbacka est, d’ailleurs, une des nombreuses communes suédoises à avoir mis en place la loi du libre choix qui met en concurrence le service public de santé et d’accompagnement social.

Avec 45,6 % des votes, Moderaterna est le parti ayant recueilli le plus de voix à Kungsbacka lors des dernières élections nationales, en 2010, et a pu envoyer quatre députés au Parlement. Se trouvant en cinquième position sur la liste des candidats, Hravn Forsne devra mobiliser un maximum d’électeurs afin d’être élu lors des élections le 14 septembre.

Les déclarations dans le petit journal gratuit ont vite fait le tour de la presse suédoise, mais le jeune homme a refusé de s’exprimer davantage sur sa relation avec son prétendu père. Joint par le quotidien national suédois Dagens Nyheter et ensuite par l’AFP, il a dit ne pas vouloir s’exprimer sur sa filiation et a déclaré ne parler qu’aux médias locaux.

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L’Irak accuse l’Etat islamique d’avoir assassiné au moins 500 Yézidis, dont certains enterrés vivants

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Ils auraient été ensevelis dans des fosses communes par les combattants jihadistes.

Des milliers de Yézidis fuient les combattants de l'Etat islamique à travers les monts Sinjar, dans le nord de l'Irak, le 9 août 2014.
Des milliers de Yézidis fuient les combattants de l’Etat islamique à travers les monts Sinjar, dans le nord de l’Irak, le 9 août 2014. (EMRAH YORULMAZ / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le gouvernement irakien accuse, dimanche 10 août, les combattants de l’Etat islamique d’avoir assassiné plus de 500 membres de la minorité yézidie en Irak, avant de les ensevelir dans des fosses communes. Le ministre irakien aux droits de l’homme, Mohammed Shia al-Sudani, dit détenir la preuve selon laquelle des enfants et des femmes yézidis ont été enterrés vivants par les jihadistes.

Le ministre a confirmé qu’environ 300 femmes avaient été capturées afin d’en faire des esclaves.

Des réfugiés parviennent à rejoindre le Kurdistan

Persécutée depuis des siècles, la minorité kurde yézidie est l’une des plus anciennes communauté du nord de l’Irak. Les racines des Yézidis (qui compteraient 500 000 à 600 000 membres) remonteraient à plus de 6 000 ans. Ils sont considérés comme des païens par la loi islamique (charia) et même comme des « adorateurs de Satan » par l’Etat islamique.

Par ailleurs, au moins 20 000 Irakiens réfugiés dans les monts Sinjar pour fuir les jihadistes ont pu s’échapper sains et saufs vers la Syrie avant de revenir en Irak escortés par les forces kurdes, ont indiqué des responsables kurdes.

Un responsable kurde au point de passage de Fishkabour, à la frontière, a indiqué que 30 000 personnes étaient arrivées de Syrie. De son côté, la députée yézidie Vian Dakhil fait état de 20 000 à 30 000 personnes ayant fui et se trouvant désormais dans la région autonome du Kurdistan irakien.

 

Francetv info avec AFP et Reuters